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Depuis vendredi 2 décembre, plus de 300 jeunes migrants campent devant le Conseil d’État, sur la place du Palais-Royal à Paris. Ces mineurs non accompagnés sont soutenus par les bénévoles des associations Utopia 56, Médecins du monde, Midis du MIE et Médecins sans frontières. Ils ont passé 5 nuits dans des conditions extrêmes, et douze jeunes ont déjà dû être pris en charge par les pompiers pour hypothermie.

Beaucoup d’entre eux ont déposé un recours devant un juge pour enfants et attendent la décision de justice reconnaissant leur minorité, pour certains depuis six mois. Sans elle, ils ne peuvent bénéficier de la prise en charge de l’aide sociale à l’enfance. À ce stade, n’étant ni mineurs ni majeurs aux yeux de l’administration, ils se retrouvent de fait écartés de tout droit à hébergement et de toute scolarisation. L’installation du campement devant la haute juridiction administrative a pour objectif d’interpeller symboliquement les autorités qui sont néanmoins restées sourdes aux demandes de ces jeunes migrants jusqu’à aujourd’hui.

La FSU s’indigne du sort épouvantable que subissent ces 300 mineurs dans l’indifférence totale des pouvoirs publics. Cette situation relève de l’atteinte aux droits des enfants en particulier et aux droits humains fondamentaux en général. La FSU exprime son soutien aux jeunes et aux associatifs dans leur mobilisation et souhaite qu’ils soient entendus. Le gouvernement doit au plus vite proposer des places d’hébergement d’urgence pour mettre à l’abri ces jeunes gens. Au-delà, il doit leur garantir des logements pérennes et des solutions de scolarisation adaptées.

Enfin, dans un contexte de pression grandissante des mouvances d’extrême droite contre les citoyen-nes solidaires des migrant-es, la FSU tient à réaffirmer son soutien indéfectible à ces personnes engagé-es, militant-es associatifs-ves, syndicalistes ou encore enseignant-es, comme récemment une professeure de philosophie face aux menaces, campagnes de harcèlement et autres intimidations. La justice sera toujours plus forte que la haine.




Source: Api.visa-isa.org