Nous assistons actuellement à la décrédibilisation du pouvoir politique avec, pour exemple, des interventions de la porte-parole du gouvernement Macron, Sibeth Ndiaye dont la réputation est telle qu’on ose, sur les réseaux sociaux, imaginer la remplacer par une star people de la télé réalité (Nabilla, Kim Kardashian ou un membre de sa famille, peu importe) et que nombre de ses propos sont repris de manière hilare.

Bon nombre de citoyens parmi les populations ne comprennent plus les décisions des gens de pouvoir. Les entreprises capitalistes décident de valoriser le COVID-19 avec pour exemple Amazon qui empoche 24 milliards de dollars en 1 mois.
Eh oui, le capital prend le pouvoir et nous, travailleurs, en sommes les acteurs ; en tout cas, moi, car je travaille pour une entreprise qui en profite pour revaloriser ses missions d’ordre intellectuel. Évidemment, j’en suis écœuré et je cherche même du travail par ailleurs si bien peut me faire. Cette même entreprise qui me propose de financer mon temps passé mais qui refuse ou qui ne justifie pas les moyens de me fournir des protections face au coronavirus SARS-Cov2. Droit de retrait, bah, laisse tomber, car j’ai un bullshit job donc fuck le system. Allez, courage, un semblant de boulot, un copier-coller et je mets mon cerveau au repos. De toute manière, ça ne va pas changer grand-chose et ma priorité c’est mon foyer et, à plus forte raison, mes enfants pour qui j’aimerais être en capacité de proposer un avenir pas trop dégueulasse.
Ouahh !! Que vois-je ? Mes collègues ou collaborateurs, comme l’aime à penser ma hiérarchie, majoritairement des ingénieurs, s’en vont négocier un salaire au sacrifice de quelques jours de congés, même pas le poids des chaînes mais un semblant de rémunération matérielle pour peut-être partir en vacances ??? Pendant ce temps-là, le patron qui négocie un accord avec les organisations syndicales pour imposer la prise de congés et de repos compensateurs en cette période creuse. Devons-nous pas être tous faits pour nous comprendre ?

Et alors, pendant ce temps, qu’en est-il de la France d’en bas et des migrants ? Les migrants du jour sont-ils les urbains des grandes villes en manque d’espaces verts ? Non, ils sont en manque de vacances, travail aliénant oblige.. Et là, on peut se poser la question de la gestion de crise même si une organisation politique raisonnable aurait œuvré à éviter cette situation depuis plusieurs dizaines d’années déjà. Les quelques gouvernements successifs de la Ve République n’en ont rien fait.

Les migrants, pour qui la vie n’est pas une évidence, fuient un climat politique et social insupportable ou trop dangereux. Eh oui, ceux-là ne méritent pas une condition de vie ni chez eux ni chez nous en raison d’une guerre pour le profit et selon la volonté du capital. Pour exemple, les expulsions qui durent aujourd’hui encore, même en tant de crise sanitaire, sans proposition de relogement à la hauteur du besoin. Mais que fait l’être humain ? Une personne saine dira : « Il va à sa perte ».

Il est donc le moment de préciser aux moutons qu’un autre monde est possible. Il aura peut-être une odeur moins attrayante mais sera très certainement une meilleure proposition en faveur de la convivialité et de l’autonomie.


Article publié le 06 Juil 2020 sur Monde-libertaire.fr