Janvier 17, 2023
Par Le Monde Libertaire
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Certaines notes étant longues, la lecture par “clic” pouvant poser problème, un rappel de toutes les notes après l’article. Le CRML

« Restez-là, madame. » Peu habituée à ce ton autoritaire à mon égard, je fixe la personne qui m’a ainsi interpellée : un flic en uniforme. A dix mètres, un de ses collègues interpelle un passant de manière encore moins courtoise : « Monsieur, arrêtez-vous ! ». Le premier flic, celui qui s’est adressé à moi, ajoute que c’est pour éviter qu’on se fasse écraser. Je revérifie le feu pour les piétons qui affiche toujours vert, pourtant. Arrivent alors des policiers à moto, gyrophares allumés, suivis de voitures aux vitres teintées, d’autres policiers en voitures et enfin d’autres encore de nouveau à moto closent le cortège. Quitte à devoir attendre que tout ce cirque passe, je demande à l’agent de quoi il s’agit. A ma grande surprise, il me répond : c’est une « délégation d’autorités », « des ministres [qui] viennent d’Alençon ». On échange vaguement, il ajoute : « ça fait moins de bruit quand vous prenez le train, ou moi d’ailleurs », avant de conclure, « si vous voulez aller les voir ». Je ne sais plus bien si on parle d’êtres humains ou d’animaux. En revanche, je sais maintenant pourquoi la gare, dont je viens de sortir, ressemble à un mauvais polar avec portes principales fermées, accès sur le côté exclusivement, les chiens, les démineurs et des flics à chaque poteau.

Arrivée de Macron à Biarritz. G7 2019. Photo YouTube.

Le message est clair : place nette pour ces autorités qui, de toute évidence, n’ont pas à se plier au code de la route ni à s’encombrer du respect des autres usagers de la chaussée. Dégagez le passage, laissez passer ces Messieurs – même s’il y a des femmes parmi eux car, dans ce monde, l’autorité est toujours masculine [note] . Nos chers ministres seraient donc des autorités, c’est-à-dire qu’ils détiendraient l’autorité, soit, selon un consensus en sciences sociales établi par Gérard Mendel, « le fait d’obtenir une obéissance volontaire, sans contrainte physique et sans qu’il soit besoin d’ouvrir la discussion ou de justifier ses exigences : une obéissance, en somme, irraisonnée et irréfléchie » [<a title="2. MENDEL, Gérard. Une histoire de l’autorité. Permanences et variations. La Découverte, Paris, 2006, p. 7″ class=”notebdp”>note] . Autrement dit, ils auraient la possibilité d’imposer n’importe quoi à n’importe qui et ce n’importe qui s’y plierait sans réfléchir. C’est absurde, me direz-vous, que fait-on du libre arbitre ? Mais le libre arbitre ne pèse pas lourd face à la coercition de l’État, car « la force a toujours été présente comme ultima ratio de l’autorité […] Aux belles heures de l’autorité, ce recours ultime n’était pas perçu quand il suffisait de « faire les gros yeux » pour que le subordonné « rentre sous terre » » [note] . De fait, les ministres, membres du gouvernement, ont, en tant que tels, l’apanage de la violence légitime, soit de la police. Une des caractéristiques de l’État moderne est, en effet, selon Max Weber, le monopole de la violence légitime. Ce qui signifie que seul l’État peut recourir légitimement à la violence – et donc, entre autres, à la force – pour imposer ses mesures. La violence n’émanant pas de l’État est de facto considérée comme illégitime et donc abusive, n’ayant pas lieu d’être. Si l’on pousse la réflexion plus loin, à la suite de Peter Gelderloos, il apparaît que, dans les discours officiels, la catégorie même de violence respecte cette logique : est considéré comme violent ce qui n’émane pas de l’État, et même plus précisément ce qui est dirigé contre lui [<a title=" 4. GELDERLOOS, Peter, L’échec de la non-violence du printemps arabe à Occupy, Éditions Libre, Italie, 2019″ class=”notebdp”>note] . En revanche, ce qui provient de l’État n’appartient pas au registre de la violence. Un amalgame mélange ainsi violence et illégitimité. Les mesures de l’État, ipso facto légitimes, ne peuvent, dans cette rhétorique, tenir de la violence. Si l’on oublie toutes les précisions de Weber à ce sujet, l’on pourrait presque accorder à Darmanin que le syntagme « violence policière » est en effet « antinomique [note] », in RTL, le 29/07/2020 [28/09/2022]. URL : https://www.rtl.fr/actu/politique/gerald-darmanin-s-etouffe-lorsqu-il-entend-le-terme-de-violences-policieres-7800696073». Mais, à l’inverse, plutôt que de minimiser les faits et de prétendre à des « dérives » étrangement généralisées et largement impunies, nous soutenons qu’un questionnement approfondi des notions de violence et de légitimité ouvrirait des perspectives d’analyse. Ne pouvant résister à l’envie de commencer, je rappelle en passant que la légitimité actuelle du gouvernement repose sur le fait qu’une partie de ses membres – et une partie uniquement – est élue. Ce droit de vote, souvent brandi comme symbole et garant de la démocratie était vivement décrié en Grèce antique et chez les penseurs des Lumières, lesquels étaient convaincus qu’un système fondé sur le droit de vote – et non sur le tirage au sort – tendrait inévitablement à devenir aristocratique. Pour reprendre les mots de Montesquieu : « le suffrage par le sort est la nature de la démocratie, le suffrage par le choix est celle de l’aristocratie » [<a title="6. MONTESQUIEU, De L’Esprit des lois, II, 2, 1748 ” class=”notebdp”>note] . Les façons de concevoir la démocratie ont bien changé depuis.

Quand ces Messieurs ont fini de passer, et que j’ai pu de nouveau traverser la route, je suis rentrée chez moi révoltée, écœurée. C’est comme ça qu’ils se déplacent, nos ministres ? A grand renfort de flics, de sirènes et de gyrophares, la rue spécialement vidée pour eux ? Cela me rappelle le passage des rois dans l’Ancien Régime ou des Gouverneurs dans les contrées colonisées. Et ce sont ces gens-là qui prennent les décisions pour l’ensemble de la population ? Ces gens qui ne connaissent ni les embouteillages, ni les feux rouges, ni les retards légendaires de la SNCF. Ces gens qui ne connaissent même pas le prix d’un pain au chocolat [note].

Je venais d’être témoin d’une scène comme une autre de la Macronie, et plus largement de notre belle démocratie.

Cette délégation fait partie d’un processus de distinction [<a title="8. BOURDIEU Pierre, La Distinction. Critique sociale du jugement, Les éditions de Minuit, 1982, pp. 680″ class=”notebdp”>note] . Le but est simple : créer les conditions nécessaires à la séparation inconsciente du monde en deux catégories hermétiquement séparées, eux et nous. Cette distinction est d’autant plus aisée que les deux groupes ne se côtoient pas, leurs lieux de vie et de sociabilisation (enseignement compris) ne se recoupent pas. La séparation est intériorisée et dès lors considérée comme naturelle. Bien sûr, tout cela s’appuie sur une échelle de valeurs : eux, ce sont celles et ceux qui ont réussi, qui savent entreprendre et prendre des risques ; nous, c’est le reste, la plèbe, voué à rester pauvre parce qu’on n’entreprend pas. La distinction sociale devient alors affaire de capacités personnelles.

Voyage de Pompidou à Toulouse. Mai 1971
L’on se rappelle tous ces flics entourant, précédant, protégeant cette délégation d’Autorités. Ces flics au service de l’État. Ces flics qui participent activement – ils en sont la clef de voûte – à une démonstration de force ainsi qu’au processus de distinction. En tant que passant∙e, on a bien conscience que l’on n’aura jamais de cortège pour nous dégager le chemin jusqu’à notre train, que ce traitement n’est réservé qu’à certaines personnes, celles qui sont du côté de la force et de l’autorité. Ce cortège montre également que la police, en tant qu’institution, est au service de l’État et non de la population. C’est seulement quand les intérêts de ces deux groupes convergent que la population voit les siens servis.

Lorsque l’on assiste à ce genre de scène, à la mise en scène du pouvoir et de ses représentants, l’on a du mal à comprendre comment ces gens, si éloignés de la réalité quotidienne de leurs concitoyen.nes (mais peut-on encore seulement dire qu’ils le sont ?) pourraient être les mieux placés pour prendre les décisions les concernant. C’est une question de bon sens. On nous rabâche les oreilles avec leurs spécialistes en tout genre, avec leurs années d’études dans des Grandes Écoles censées leur apporter les capacités d’analyse et de gestion nécessaire – mais qu’y a-t-il à analyser lorsqu’on ne connaît pas les données de base ? Et comment croire ces « spécialistes » quand on sait que sur TF1 un soi-disant spécialiste en économie est en fait détenteur d’une maîtrise de lettres modernes ? C’est comme si, avec mon master en anthropologie, j’étais soudainement promue spécialiste en physique quantique. Il est facile de recourir aux vérités générales, aux poncifs de l’air du temps et d’avoir l’air compétent, il suffit pour cela d’arborer une cravate sous son costume et de prendre un air condescendant. Il est en revanche plus difficile de lutter efficacement contre la précarité – pour ne citer qu’un exemple – quand on ne connaît du sujet que le mot. Mais quel intérêt auraient-ils, nos chers ministres, à lutter contre la précarité ? Dans le monde de Macron, qui est aussi celui qu’on nous impose, seul l’argent compte.

Toutefois, cet argent ne se trouve pas sous le matelas des pauvres, contrairement à ce qu’ils aimeraient bien nous faire croire avec leurs discours accusateurs, leur rhétorique de crise, qui s’éternise et s’enlise, et leurs politiques de coupes budgétaires. L’argent se retrouve même, au contraire, de plus en plus dans les poches des riches. Quelques chiffres, issus du bilan du journal Fakir du premier quinquennat de Macron, permettent de se faire une idée : entre septembre 2016 et septembre 2021, la fortune cumulée des cinq familles les plus riches de France est passée de 112 à 419 milliards d’euros [<a title="9. FAKIR, Le livre noir du macronisme, février-avril 2022″ class=”notebdp”>note] . Cet accroissement n’est pas linéaire puisqu’en un an de pandémie mondiale, cette fortune a presque doublé (elle était de 292 milliards d’euros en septembre 2020). Si l’on prend la tranche d’en dessous, le patrimoine des 500 plus grosses fortunes françaises est passé de 20% du PIB en 2017 à 43% en 2021. A titre de comparaison, elle était de 6% en 1996. A côté de cela, l’augmentation du SMIC entre 2017 et 2022 n’a fait que suivre l’inflation et n’apporte donc aucune sécurité économique supplémentaire. Ces chiffres sont étourdissants – personnellement, je ne sais ni ce que représentent 419 milliards d’euros ni ce qu’on peut bien faire avec [note] – mais nullement surprenants. Toute la politique de Macron a favorisé les déjà (très) riches au détriment des services publics et de la redistribution des richesses, et donc de la population « normale », les fameux 99%.

Dans ce cadre, il est logique que les ministres n’aient pas besoin de connaître ni de respecter le code de la route et qu’ils ne se demandent pas non plus si leur train sera à l’heure. Le monde tourne pour eux.

Sa politique, Macron ne l’a pas menée seul, et, comme lui, nombre de ses ministres et conseillers pratiquent activement le pantouflage. « Ce terme familier qui est tiré de l’argot de l’École polytechnique désigne le fait pour un haut fonctionnaire d’aller travailler dans le secteur privé. On parle également de « rétro-pantouflage » dans le cas des agents publics qui reviennent au sein de l’administration après avoir effectué un passage dans le secteur privé » [<a title="11. GERVAIS Julie, PELLETIER Willy, « La noblesse managériale d’État » in Manuel indocile de sciences sociales pour des savoirs résistants, La découverte, Paris, 2019, pp 312 – 322″ class=”notebdp”>note] . Ainsi, la frontière déjà poreuse entre le public et le privé, entre le monde politique et celui des affaires, se réduit comme peau de chagrin. La politique des uns faisant la joie et les profits des autres, et vice-versa ; et l’on assiste à un ballet incessant de renvoi d’ascenseur orchestré par la soif d’argent et de pouvoir. Cette logique n’est désormais plus cantonnée aux domaines économiques : sous le premier mandat de Macron, il en allait de même pour ceux de l’« agriculture, pêche et forêt » ou de la « culture et communication » [note] , pour ne citer qu’eux. Apparemment, diriger une entreprise ou un gouvernement, c’est la même chose. Les acquis du premier poste seront utilisés dans le second selon la logique managériale qui veut que tout soit soumis aux mêmes règles absurdes et délétères d’efficacité et – surtout – de rentabilité. Ce qui prime, ce sont les intérêts de classe, portés par un entre-soi soigneusement cultivé tout au long du processus de distinction. Cette situation a même été un argument de Macron lors de sa campagne de 2017, lors de laquelle il s’est vanté d’avoir des élus issus de la « société civile ».

Il paraît que cette situation est dans l’ordre normal des choses et que je devrais reconnaître leur réussite au lieu de m’insurger. D’ailleurs, si je proteste, c’est que je les envie, c’est logique. Avec le paradigme actuel qui impose à chacun de vouloir richesse et renommée, il est impossible d’exiger une quelconque équité, cela ne rentre pas dans le cadre de compréhension de notre société. Si les footballeurs (et eux seuls, les footballeuses ne comptent pas) professionnels gagnent une fortune à courir derrière un ballon [note] , c’est qu’ils le méritent et qu’ils participent à l’image de la France. Si des chefs d’entreprises gagnent des millions voire des milliards, c’est qu’ils le méritent : ils créent de l’emploi et de la richesse, eux. Que ces emplois soient précaires ou délocalisés là où les cotisations patronales sont moindres – autrement dit là où un être humain coûte moins cher à exploiter – et que la richesse produite (par ces mêmes êtres humains exploités) tombe directement dans la poche des chefs d’entreprises et des actionnaires ne semble pouvoir venir à bout de ce credo. Sans parler de l’idée même que c’est le patron et l’actionnaire qui créent l’emploi (par magie, sûrement) ou que les 35 heures/semaine sont dépassées mais pas du tout aliénantes, que d’ailleurs il faudrait travailler plus – au bénéfice de qui, on se le demande.

La distinction opère, ritualisée, magique et silencieuse, et, à les croire, les bourgeois de 1917 et 1936 [<a title="14. 1917 : révolution russe conduisant à l’instauration d’un régime communiste (qui a certes mal tourné mais qui a, quelques années durant, créé un climat émancipateur, tant pour les travailleurs que pour les femmes).
1936 : révolution anarchiste en Espagne, abolissant la propriété privée et les profits personnels. Elle fut écrasée par Franco avec l’appui explicite des régimes de Mussolini et d’Hitler, et celui implicite des autres pays occidentaux (dont la France et les États-Unis).” class=”notebdp”>note] seraient devenus les sauveurs de la Nation. Une sorte de mythe ou d’exemple à suivre, même lorsque c’est impossible. On commence à comprendre pourquoi le flic m’a dit que je pouvais « aller les voir », les ministres, si je le voulais. Comme les stars, ils sont d’une autre espèce, qui mérite respect et considération, sans que personne ne sache très bien pourquoi. Tout le monde s’accorde à reconnaître qu’ils sont importants, qu’on ne peut pas se passer d’eux, mais personne ne semble pouvoir dire pourquoi précisément. A quoi peut bien servir un gouvernement qui ne connaît pas le prix du pain ? À qui peut-il bien servir ? La réponse me semble évidente mais elle ne plaît pas. D’ailleurs, peu de monde semble en avoir conscience, comme si le problème posé était trop difficile pour que l’on puisse s’accorder sur une réponse.

Alors je pose la question autrement : Pourquoi les ministres, le président et tutti quanti ont droit aux gyrophares pour griller les feux rouges ? Pourquoi ont-ils le droit de s’extraire des règles de la communauté ? De toute évidence, ils n’en font pas vraiment partie, de cette communauté, puisqu’ils se situeraient au-dessus d’elle. Mais alors pourquoi sont-ils en position de décider pour elle ?

Aude Raynaud

Rappel des notes
1) C’est pour cette raison que les différents membres du gouvernement ne seront pas féminisés dans ce texte. Ce parti pris n’a pas pour but d’invisibiliser les quelques femmes qui s’y trouvent mais plutôt de souligner que ces femmes doivent se plier à des caractères, selon les normes patriarcales en vigueur, masculins (goût pour la compétition, supposé prima du rationnel sur l’émotionnel, dureté dans les mesures…) pour arriver à ces places et y rester.
2) MENDEL, Gérard. Une histoire de l’autorité. Permanences et variations. La Découverte, Paris, 2006, p. 7
3) Idem, p. 27
4) GELDERLOOS, Peter, L’échec de la non-violence du printemps arabe à Occupy, Éditions Libre, Italie, 2019
5) Chahuneau Louis, « Gérald Darmanin « s’étouffe » lorsqu’il entend le terme de « violence policière » », in RTL, le 29/07/2020 [28/09/2022].
6) MONTESQUIEU, De L’Esprit des lois, II, 2, 1748
7) Pour rappel, Jean-François Copé, candidat à la primaire de la droite et du centre de 2017, estimait le prix d’un pain au chocolat à 10 ou 15 centimes d’euros.
8) BOURDIEU Pierre, La Distinction. Critique sociale du jugement, Les éditions de Minuit, 1982, pp. 680
9) FAKIR, Le livre noir du macronisme, février-avril 2022
10) Alors, comme je suis curieuse, je me suis livrée à quelques calculs : en 2021, le SMIC net était de 1 230 € et des poussières par mois pour 35 h/semaine ; 419 milliards d’euros correspondent ainsi à ce que neuf personnes au SMIC auraient gagné si elles avaient travaillé sans relâche (et sans en dépenser un centime) depuis l’époque de Lucy et des premiers australopithèques, il y a 3,2 millions d’années. Ou encore, réparti équitablement, cela représente 6 207 € par personne présente sur le territoire français. A vrai dire, ces chiffres aident à peine à saisir la démesure d’une telle fortune et encore moins à comprendre à quoi elle peut bien servir.
11) GERVAIS Julie, PELLETIER Willy, « La noblesse managériale d’État » in Manuel indocile de sciences sociales pour des savoirs résistants, La découverte, Paris, 2019, pp 312 – 322
12) Idem, p.320
13) Sans parler de ce qu’ils gagnent pour leur image publicitaire mais qui n’est pas pris en compte dans leur salaire.
14) 1917 : révolution russe conduisant à l’instauration d’un régime communiste (qui a certes mal tourné mais qui a, quelques années durant, créé un climat émancipateur, tant pour les travailleurs que pour les femmes).
1936 : révolution anarchiste en Espagne, abolissant la propriété privée et les profits personnels. Elle fut écrasée par Franco avec l’appui explicite des régimes de Mussolini et d’Hitler, et celui implicite des autres pays occidentaux (dont la France et les États-Unis).




Source: Monde-libertaire.fr