DĂ©cembre 14, 2020
Par Organisation Communiste Libertaire (OCL)
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La Covid et les mensonges de la politique gouvernementale

« On ne va pas crĂ©er des postes et des lits parce que la « Covid  Â» est lĂ , c’est impossible (…). Ce n’est pas une question de moyens, c’est une question d’organisation  Â». E. Macron dĂ©but octobre 2020 lors d’une visite Ă  l’hĂŽpital Rothschild.

DĂ©brouillez-vous

Une mĂ©diatisation dramatisĂ©e du retour du virus, un confusionnisme instrumentalisĂ© entre les cas testĂ©s et dĂ©tectĂ©s, les hospitalisĂ©s, les rĂ©animĂ©s et le nombre de dĂ©cĂšs… Cette ambiance mortifĂšre permet au prĂ©sident et Ă  son gouvernement d’imposer des mesures anti-sociales. Des mesures nĂ©cessaires pour aider le « capital  Â» français Ă  rĂ©sister, Ă  tenir face Ă  ses concurrents internationaux. Il ne s’agit pas de venir en aide aux soignant.es, aux populations, mais de limiter la casse pour que l’économie fonctionne dans cette pĂ©riode de crise Ă©conomique qu’est venu tĂ©lescoper le virus.

Il en va ainsi. « C’est une question d’organisation  Â» rĂ©pĂštent Macron et ses subordonnĂ©s aux soignant.es ! Donc, dĂ©brouillez- vous avec les moyens dĂ©jĂ  allouĂ©s.

La Covid apparue fin 2019 rĂ©vĂ©lait, dans l’urgence et avec la brutalitĂ© d’un virus dangereux qui se propage, les insuffisances de l’hĂŽpital public et l’état de dĂ©labrement de notre systĂšme de SantĂ©. Cette incurie dont elle n’est pas la cause, est inscrite dans les politiques d’austĂ©ritĂ© menĂ©es depuis des dĂ©cennies contre le systĂšme de SantĂ© public dans son ensemble. Durant ces derniĂšres dĂ©cennies, les gouvernements successifs n’ont eu de cesse d’attaquer ce service public via l’hĂŽpital. « MĂ©chants rĂ©acs  Â» de droite et « gentils socialistes  Â» de gauche y sont allĂ©s avec la mĂȘme dĂ©termination idĂ©ologique pour dĂ©manteler, privatiser, en faire une entreprise rentable financiĂšrement et en livrer des pans au privĂ©. Fusions, fermetures de lieux donc de sites et de lits, restrictions financiĂšres et humaines… AprĂšs la poste, les tĂ©lĂ©coms, la SNCF, c’était l’hĂŽpital public qui Ă©tait dĂ©pecĂ©. Une politique « austĂ©ritaire  Â» orientĂ©e depuis Bruxelles par les capitalistes europĂ©ens. Situation dĂ©noncĂ©e et combattue au fil des attaques par les soignant.es et salariĂ©.es, mais aussi par des « pontes  Â» hospitaliers dont le professeur Grimaldi. Une rĂ©sistance opiniĂątre portĂ©e, menĂ©e encore ces deux derniĂšres annĂ©es, par les soignant.es des admissions avec leurs coordinations inter-services, inter-hospitaliĂšres, tandis que les fĂ©dĂ©rations syndicales acquiesçaient, voire soutenaient ces politiques libĂ©rales. Soignant.es Ă  bout, qui rĂ©clamaient encore et toujours plus de moyens matĂ©riels et humains, de meilleures conditions de travail pour assumer leur mission auprĂšs des patients et une revalorisation consĂ©quente de leurs salaires. Ils et elles pointaient les insuffisances matĂ©rielles et humaines du quotidien mais aussi alertaient d’une prochaine catastrophe qui pourrait survenir. Comme leurs prĂ©dĂ©cesseurs, droits dans leurs escarpins cirĂ©s, le prĂ©sident, le gouvernement les ont ignorĂ©.es et mĂ©prisĂ©.es.

Une solidarité pour pas un sou

Si le virus est bien lĂ  entraĂźnant problĂšmes et angoisses dans la population « otage  Â», il rĂ©vĂšle par les mesures incomprĂ©hensibles et contradictoires l’orientation politique des dĂ©cideurs. PrĂ©sident et gouvernement obĂ©issent davantage aux besoins Ă©conomiques « du marchĂ© et de la bourse  Â» qu’aux rĂ©alitĂ©s sanitaires nĂ©cessaires aux populations dĂ©sorientĂ©es et soumises aux injonctions du pouvoir par la peur, la menace et la rĂ©pression.

Aujourd’hui, acculĂ©s, nombre de scientifiques et chefs de service sonnent le tocsin de la paupĂ©risation de l’hĂŽpital. Le virus se propage de nouveau nous dit-on, du Nord au Sud, et de l’Est Ă  l’Ouest, avec des variantes. Ils, elles semblent dĂ©couvrirent enfin les limites de l’hĂŽpital Ă  prendre en charge les dĂ©gĂąts causĂ©s par l’attaque du virus  : les manques de moyens matĂ©riels et humains. Ils, elles voient les capacitĂ©s d’accueil dans « les rĂ©a  Â» saturĂ©es, des patients dirigĂ©s vers d’autres hĂŽpitaux d’autres rĂ©gions, et, lorsque celles-ci sont frontaliĂšres, vers d’autres pays limitrophes. Avec l’extension de l’épidĂ©mie, on apprend ici ou lĂ  que d’autres interventions sont reportĂ©es ou dĂ©programmĂ©es faute de lits, faute de place  : des dĂ©gĂąts collatĂ©raux sans doute  ! Un mauvais « remake  Â».

Morbide rĂ©alitĂ© qui illustre le dĂ©ni et l’hypocrisie de ceux qui nous gouvernent. « Vous allez souffrir, je le sais, c’est comme ça  Â», rĂ©pondait J. Castex, le nouveau premier ministre, le 3 novembre au personnel soignant du Centre hospitalier de Corbeil-Essonne, qui lui faisait part de sa fatigue et des difficultĂ©s pour trouver du renfort face Ă  la deuxiĂšme vague de Covid-19.

De plus, le plan blanc national a Ă©tĂ© dĂ©clenchĂ© par le ministre de la SantĂ©  : cela signifie pour les personnels que leurs congĂ©s et vacances peuvent ĂȘtre supprimĂ©s sans prĂ©avis et qu’ils doivent rejoindre l’hĂŽpital oĂč ils, elles travaillent dĂšs qu’on les rĂ©quisitionne. Les Ă©tudiant.es en santĂ© sont Ă©galement rĂ©quisitionnĂ©.es pour aider dans les hĂŽpitaux avec des salaires avoisinant les 1 Ă  2 euros de l’heure pour les Ă©tudiant.es infirmier.es.

Face Ă  cette situation, Ă  ces dĂ©tresses, le ministre de la SantĂ© saura trouver les mots et le rĂ©confort  : Â« Le meilleur moyen de remercier les soignants, c’est de faire attention Ă  nous, aux autres, d’ĂȘtre solidaires les uns avec les autres dans cette pĂ©riode difficile.  Â» C’est sĂ»rement moins coĂ»teux que d’ouvrir des lits, de trouver du personnel en nombre suffisant et de lui octroyer un salaire consĂ©quent !

Il faut savoir garder le cap

Il semble que les leçons de la premiĂšre vague virale n’ont en rien inflĂ©chi la politique du prĂ©sident Macron, et que poursuit son ministre de la santĂ© O. VĂ©ran.

Environ, 5800 lits de rĂ©animation pour une situation normale, pourrait-on dire, si l’on ne se rĂ©fĂšre qu’aux pathologies annuelles et habituelles. Une capacitĂ© insuffisante, dĂ©jĂ  dĂ©noncĂ©e par des urgentistes, qui Ă©valuent Ă  8 000 ou 9 000 le nombre de lits nĂ©cessaires hors situation d’urgence. Aussi, quand l’imprĂ©vu redoutĂ© s’invite, c’est l’improvisation qui s’installe avec son lot de doute, de panique et l’incomprĂ©hension au sein d’une population sidĂ©rĂ©e et en attente. Improvisation gouvernementale traduite par des injonctions contradictoires entre membres du gouvernement, face aux inexistences ou insuffisances de masques, de tests et, Ă©videmment, face aux manques structurels de moyens en lits et personnels. Et alors que le pic de la deuxiĂšme vague du Covid est lĂ , nous dit-on, le prĂ©sident Macron pĂ©rore sur les Ă©crans avec un argumentaire qui sera repris par tous ses serviteurs, ministres et Ă©ditocrates  : Â« Il ne pouvait en 6 mois remĂ©dier Ă  l’incurie de ces dĂ©cennies qui ont vu en 15 ans la fermeture de plus de 75 000 lits d’hospitalisation. Cette situation, dont il dit « hĂ©riter  Â», ne pouvait s’avĂ©rer qu’intenable lors d’une quelconque crise sanitaire. En effet cette situation rĂ©sulte des cures d’austĂ©ritĂ© passĂ©es. Cures politico-Ă©conomiques que l’hĂŽpital public a dĂ» subir : politique Ă  flux tendus, du chiffre d’affaire, de la rentabilitĂ© et de privatisations etc. Et, s’il est vrai que le prĂ©sident n’est pas responsable de tout ce passif, il n’a rien fait contre pour redresser la situation. Comme ses prĂ©dĂ©cesseurs, sa ministre de la santĂ© A. Buzyn a poursuivi la mĂȘme politique. C’est ce que confirme un rapport du ministĂšre de la SantĂ© du 29 septembre 2020 qui pointe la fermeture de 3400 lits en 2019. Ainsi, pendant la crise « pandĂ©mique  Â», le « cap austĂ©ritaire  Â» cher Ă  Bruxelles a Ă©tĂ© maintenu. Pire, en cette remontĂ©e de propagation du virus, 12 hĂŽpitaux sont menacĂ©s de fermeture de lits d’hospitalisation(1). Ce sont ces rĂ©alitĂ©s anti-sociales que tentent de faire oublier le prĂ©sident et son gouvernement en prenant des mesures de confinement, de couvre-feu et de rĂ©pressions. La crise qui frappe les hĂŽpitaux n’a donc pas pour cause le virus tant incriminĂ© mais l’insuffisance des moyens matĂ©riels et humains sacrifiĂ©s durant ces dĂ©cennies et maintenue par ceux qui nous gouvernent.

Rappelons les banderoles dressĂ©es voici peu par les soignant.es en lutte Ă  l’encontre du prĂ©sident et de son ex-premier ministre E. Philippe  : Â« Vous comptez vos sous, on comptera les morts  Â».

Politiciens, entre cynisme et mensonges

« Il faut sortir du dogme de la fermeture des lits  Â» dĂ©clarait O. VĂ©ran, alors qu’il remplaçait au pied levĂ© A. Buzyn perdue dans la confrontation Ă©lectorale pour la mairie de Paris. Un Ministre de la SantĂ© et des SolidaritĂ©s qui ne cesse, sur les plateaux de tĂ©lĂ©vision et autres mĂ©dia, de rĂ©pĂ©ter son argumentaire fallacieux mais bien rodĂ© « de la difficultĂ© rencontrĂ©e Ă  former mĂ©decins et infirmiers en 6 mois.  Â» L’intervalle de rĂ©pit que nous aurait accordĂ© le virus avant sa nouvelle propagation. Et, le ministre de continuer  : Â« On ne peut pas construire des unitĂ©s de rĂ©animation du jour au lendemain  Â». Ce qui est vrai  ! mais les 4000 lits promis en juillet 2020 dans le cadre du « SĂ©gur de la SantĂ©  Â» ne semblent pas encore ĂȘtre arrivĂ©s dans les services.

Le Conseil national des professionnels de mĂ©decine de rĂ©animation explique que sur un parc national de 5 000 lits recensĂ©s, 500 Ă  600 lits sont en permanence inoccupĂ©s, fermĂ©s par manque de personnel. Des personnels tant rĂ©clamĂ©s par les soignant.es Ă©puisĂ©.es, Ă©cƓurĂ©.es, qui dĂ©missionnent las.ses de tout. Des personnels de SantĂ© qui, comme n’importe quel.les travailleur.euses ne s’avĂšre ĂȘtre que de simples variantes d’ajustement Ă©conomique pour le PrĂ©sident, le ministre et les directeurs d’hĂŽpitaux en quĂȘte de toujours plus d’économies.

En Île-de-France, selon les dires de l’Agence RĂ©gionale de SantĂ©, les services de « rĂ©a  Â» disposeraient de 100 lits d’avance de plus qu’avant la premiĂšre crise sanitaire de janvier/ fĂ©vrier, mais ce qu’omet de prĂ©ciser cette agence gouvernementale de la SantĂ© c’est que ce sont des lits empruntĂ©s Ă  d’autres services pendant la premiĂšre vague du Covid. Des lits Ă©videmment non rendus entre temps.

Notons par ailleurs, que dans la mĂȘme panade sanitaire, le gouvernement italien a annoncĂ© embaucher 5000 mĂ©decins, 10 000 infirmier.es et 5 000 aides- soignantes . Annonce dĂ©magogique ou une rĂ©alitĂ© suivie d’effets ? (2).

L’on comprend mieux la colĂšre des personnels de SantĂ© en Ă©coutant M. Hirsch le directeur des hĂŽpitaux de Paris (APHP) sur France-Inter le 9 novembre. Il se fĂ©licitait de « l’amorce d’inflĂ©chissement  Â» de la pandĂ©mie et, par ailleurs, se « rĂ©jouissait du couvre-feu, et de la mise en place du confinement…  Â». Et dans sa bĂ©atitude de serviteur zĂ©lĂ©, « lissait  Â» sur la fermeture des urgences de l’hĂŽpital HĂŽtel-Dieu Ă  Paris dont le personnel, « d’accord  Â», est allĂ© renforcer d’autres hĂŽpitaux, notamment en Seine-Saint-Denis. Mais, il omettait de prĂ©ciser aux auditeurs de France-inter que, lors d’un rassemblement de protestation Ă  l’appel de la CGT qui dĂ©nonçait cette fermeture, la police avait verbalisĂ© des manifestant.es au motif de « rassemblement illĂ©gal dĂ» au contexte sanitaire  Â». Et ce directeur de se fĂ©liciter de ce que les personnels fassent des « heures supplĂ©mentaires  Â» et renoncent Ă  leurs congĂ©s. LĂ  encore, il oubliait de rappeler la mise en place du « plan blanc  Â» et omettait prĂ©ciser qu’une note de service « directive  Â» prĂ©cisait et imposait les modalitĂ©s de ce qu’il nomme du « volontariat  Â». Rappelons qu’en Île-de-France, ce sont prĂšs de 15000 lits qui ont Ă©tĂ© supprimĂ©s ! Mais, comme conclura M. Hirsch ce matin-lĂ , « il y a de vrai sujets sociaux Ă  trouver  Â».

Mais au delĂ  de ce serviteur zĂ©lĂ©, c’est bien LA politique de restructuration et d’austĂ©ritĂ© qui se poursuit. Ainsi le 6 novembre Ă  l’AssemblĂ©e Nationale, Ă©tait discutĂ© le Plan de Financement de la SĂ©curitĂ© Sociale (PFLSS). Il Ă©tablit le montant des dĂ©penses de SantĂ© dont celles des hĂŽpitaux. Or, s’il est bien mentionnĂ© que l’évolution des dĂ©penses de santĂ© s’établit autour des 4 % par an, l’évaluation des dĂ©penses pour l’hĂŽpital ne variait qu’entre 2 % et 2,5 %. L’on mesure la cure d’austĂ©ritĂ© demandĂ©e aux personnels et indirectement Ă  la population. Ainsi, de 2008 Ă  2017, 10 % des Ă©tablissements ont disparu. D’aprĂšs le syndicat national des professions infirmier.es, sur 10 ans prĂšs de 8,4 milliards d’euros d’économie ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©. Pour 2021, Il manquera cette fois encore 2 milliards pour la SantĂ©. Mais, O. VĂ©ran le ministre de la SantĂ© et des solidaritĂ©s se fĂ©licite de « ce budget de responsabilitĂ©  Â».

Ordre et nationalisme

Le PrĂ©sident -car il en va aussi de son avenir Ă©lectoral- et son gouvernement veulent freiner l’épidĂ©mie. Mais les mesures prises rĂ©pondent plus Ă  des besoins Ă©conomico-politiques qu’à des mesures sanitaires, pour prĂ©venir ou venir en aide aux populations. AprĂšs l’annonce d’un futur « bout du tunnel  Â» avec un vaccin virtuel, la bourse s’envole mais les licenciements se multiplient. Ils prĂȘchent la solidaritĂ© mais les petits commerces sont fermĂ©s et les grandes surfaces continuent leurs affaires… Ainsi derriĂšre un pseudo « ordre sanitaire  Â», la bourgeoisie nous conduit vers un ordre militaire et policier. Mais jusqu’oĂč aller dans les mesures Ă  prendre (confinement, couvre-feu, rĂ©pressions…) pour favoriser le grand patronat  : -les enfants Ă  l’école, les parents au boulot- et Ă©viter de s’attirer les foudres de certaines « couches  Â» moyennes. Cet Ă©lectorat utile que sont les petit.es commerçant.es, les artisan.es, sera sacrifiĂ© avec les populations prĂ©caires, bien sĂ»r  ! Or, en ces temps de rĂ©voltes, le capital n’a qu’une recette  : son ordre. Un ordre qui ne passe que par la soumission des travailleurs.euses, des prĂ©caires et des futur.es laissĂ©.es pour compte. Une soumission qu’il voudrait draper de Bleu Blanc Rouge, au nom de la solidaritĂ© nationale car, nous dit-il, Il en va de la grandeur de la France.

Tel Ă©tait le devoir de rappel tĂ©lĂ©visĂ© du premier ministre J. Castex dans sa prise de parole du 6 novembre pour une politique plus gĂ©nĂ©rale. On garde le cap  : mĂ©tro ou auto, mais, boulot dodo et conso. Une solidaritĂ© nationale mais sous un regard policier toujours plus intrusif et rĂ©pressif. Un programme qui ne peut que plaire au MEDEF.

Toutefois, les contestations en France, ou, les rĂ©voltes de par le monde, laisse entrevoir pour qui veut s’en saisir, l’espoir qu’un autre monde est possible . Le mouvement gilets jaunes ouvert des brĂšches  ! Écartons les  !

MZ 15 11 2020 Caen

Notes.

1./. A Caen, en discrĂ©tion avec le projet de la future reconstruction du CHU, prĂšs de 200 lits disparaĂźtront. Mais ailleurs, en pleine crise sanitaire, Ă  Nancy, Marseille, Toulouse etc, il en va de mĂȘme. L’abattage continue. Voir pour plus d’info le site  : Bastamag.net/Carte des suppressions de lits Ă  hĂŽpital.

2/ .Voir Courant Alternatif N°304  : Italie  : la pandĂ©mie et la mĂ©decine de territoire.

Encart.

Le « SĂ©gur  Â» de la santĂ©, tient son nom des rencontres entre gouvernement et syndicats, au ministĂšre de la santĂ©, avenue de SĂ©gur. Ces concertations initiĂ©es par le gouvernement d’E. Philippe ont Ă©tĂ© finalisĂ©es par un plan et des mesures signĂ©s le 21 juillet 2020 par la CFDT, FO et l’UNSA. Certains personnels de SantĂ© ont obtenu une prime et une augmentation salariale de 180 euros en deux fois  : une moitiĂ© dĂšs 2020 puis le reste pour 2021. Bien moins que les 300 euros pour tous et toutes demandĂ©s par les salariĂ©.es en lutte. DerriĂšre cette mascarade de concertation, le prĂ©sident a pu garder son « cap austĂ©ritaire Â» et le gouvernement poursuivre sa politique anti-sociale contre les soignant.es et, en dĂ©gĂąt collatĂ©ral, contre la population. Notons que le syndicat SUD-SantĂ© dĂ©nonçait la farce en s’abstenant de participer au « SĂ©gur de la santĂ©  Â» dĂšs les premiĂšres rĂ©unions.




Source: Oclibertaire.lautre.net