Permanences syndicales : au local “Au Chat noir (33 rue Antoine Puget, 31 2000 TOULOUSE).
Tous les mardis (19 h – 21 h) et le 3e samedi du mois (15 h – 18 h)

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Pourquoi se syndiquer ?

Parce que, en tant que travailleur∙euses, s’organiser pour dĂ©fendre collectivement nos intĂ©rĂȘts moraux et matĂ©riels est une nĂ©cessitĂ©. Face aux injustices et aux oppressions ; face Ă  nos patrons, Ă  nos hiĂ©rarchies et aux administrations (CAF, PĂŽle Emploi, MSA
) ; face au systĂšme judiciaire et policier, le syndicat c’est se rassembler pour se renforcer lĂ  oĂč les oppresseurs nous veulent isolĂ©âˆ™e∙s et dociles. Parce que le syndicat a le mĂ©rite d’ĂȘtre un outil complet qui englobe Ă  la fois le champ Ă©conomique, politique, social et culturel. Parce que le syndicat offre une structure solide sur laquelle s’appuyer afin de lutter au quotidien ­ pour dĂ©fendre nos droits et en conquĂ©rir de nouveau ­ et tenter, demain, de rĂ©organiser la sociĂ©tĂ©. Parce le syndicat, Ă©manation directe des travailleur∙euses, remet en cause le rĂŽle dirigeant des partis politiques au sein du mouvement social. Parce que face Ă  l’urgence sociale et climatique, il est grand temps de s’organiser pour construire un autre futur.

Qui peut adhĂ©rer Ă  la CNT ?

L’adhĂ©sion Ă  la CNT se fait sur la base de l’appartenance de classe : Ă  l’exception des forces rĂ©pressives, tout∙e travailleur∙euse, salariĂ©âˆ™e ou au chĂŽmage, en formation ou Ă  la retraite peut s’affilier au syndicat, indĂ©pendamment de sa nationalitĂ©, de ses idĂ©es politiques ou de ses croyances religieuses. Il suffit de s’engager Ă  respecter les principes et objectifs de la CNT et les dĂ©cisions prises en assemblĂ©e. Les travailleur∙euses indĂ©pendant∙e∙s n’employant pas de salariĂ©âˆ™e sont aussi les bienvenus Ă  la CNT.

Notre pratique syndicale

Contre la cogestion : lutte des classes

Dans la tĂȘte de beaucoup de gens, le syndicalisme rime malheureusement avec trahison, collaboration, pantouflage
 Pour la CNT, le rĂŽle du syndicalisme n’est pas d’accompagner les contre-rĂ©formes ou de cogĂ©rer la misĂšre. Les intĂ©rĂȘts des prolĂ©taires et des capitalistes Ă©tant incompatibles nous ne serons jamais les partenaires sociaux des exploiteurs. Afin de garantir notre indĂ©pendance vis Ă  vis de l’État et du patronat, nous refusons leurs subventions.

Contre les corporatismes : inter-professionnalisme

Les plus belles de nos conquĂȘtes sont celles qui profitent Ă  toutes et tous ! Le corporatisme pousse chaque groupe de prolĂ©taires (de tel catĂ©gorie, entreprise, mĂ©tier, statut
) Ă  s’enfermer dans la dĂ©fense de ses intĂ©rĂȘts particuliers Ă  court terme sans se soucier des droits collectifs. Le corporatisme, en nous divisant, fait le jeu de l’État et du patronat, et Ă  la fin on est tou·te·s perdant·e·s. À la CNT, une de nos forces c’est justement d’ĂȘtre tou·te·s solidaires, peu importe nos catĂ©gories, mĂ©tiers, ou branches respectives !

Contre la dĂ©lĂ©gation : action directe

Les oppresseurs ne se laissent pas convaincre par de belles paroles. Ils ne comprennent qu’un langage : celui du rapport de force ! L’action directe c’est le fait d’agir directement par nous-mĂȘmes et pour nous-mĂȘmes, sans intermĂ©diaire. Si nous ne voulons plus nous sentir trahis ou déçus par les « sauveurs Â» : ne dĂ©lĂ©guons pas nos colĂšres et nos combats et sauvons nous nous-mĂȘmes ! L’action directe peut prendre une multitude de forme : action juridique, grĂšve, blocage, boycott, sabotage, et dĂ©terminé·e·s soyons piquet
 imaginatifs·ves dans nos tactiques !

Contre la passivitĂ© : entraide

Il est dans l’air du temps de batailler les un·e·s contres les autres pour rĂ©ussir chacun·e pour soi
 mais les bonnes places sont rares et les sales places, elles, sont toujours plus nombreuses. Face Ă  la cruautĂ© capitaliste il n’y a qu’une rĂ©ponse viable : l’entraide. Tou·te·s pour chacun·e et chacun·e pour tou·te·s ! DĂ©fendre l’entraide c’est aussi rejeter le syndicalisme de service qui dĂ©responsabilise et rend passif : Ă  la CNT il n’y a pas de syndicaliste professionnel·le qui gĂšre tout Ă  la place des premier·e·s concerné·e·s. Pour que le syndicat soit utile Ă  tou·te·s, chacun·e doit essayer d’y participer, en fonction de ses moyens et disponibilitĂ©s.

Contre les chefs : autogestion

À la CNT, ni chefs, ni permanents syndicaux ! Notre fonctionnement correspond Ă  la maniĂšre dont nous pensons que la sociĂ©tĂ©, dans son ensemble, peut ĂȘtre gĂ©rĂ©e : dĂ©cisions par la base en assemblĂ©e, mandats impĂ©ratifs et rĂ©vocables, rotation des tĂąches
 Ce n’est pas toujours facile, mais ça s’apprend par la pratique. DĂ©fendre l’autogestion c’est aussi dĂ©fendre l’auto-organisation des luttes faces aux bureaucrates et rĂ©cupĂ©rateurs de tout poil.

Contre le centralisme : fĂ©dĂ©ralisme

S’organiser en confĂ©dĂ©ration nationale ou en fĂ©dĂ©ration nationale de branche d’Industrie permet d’élargir la solidaritĂ©, de coordonner nos efforts et de mutualiser nos expĂ©riences. Mais Ă  la CNT pas de direction centrale qui impose aux diffĂ©rents syndicats la marche Ă  suivre. Nos syndicats sont associĂ©s sur la base d’un accord librement consenti, d’égal Ă  Ă©gal. Dans le respect du pacte confĂ©dĂ©ral, chaque syndicat, chaque fĂ©dĂ©ration
 garde donc son autonomie au sein de la CNT.

Contre l’HĂ©tĂ©ropatriarcat : fĂ©minisme et luttes LGBTQI+*

* lesbienne, gay, bisexuelle, trans, queer, intersexe

L’HĂ©tĂ©ropatriarcat est une structure sociale dans lequel le genre masculin et l’hĂ©tĂ©rosexualitĂ© dominent les autres genres et orientations sexuelles. Les attaques sont nombreuses et inacceptables : violences sexuelles, physiques et verbales, harcĂšlements, discriminations, exploitations domestiques, prĂ©caritĂ©s, inĂ©galitĂ©s de salaires
 Sur nos lieux de travail et de vie, dans l’espace public ou au sein mĂȘme de nos syndicats, le syndicalisme doit jouer son rĂŽle dans la riposte fĂ©ministe et LGBTQI+ !

Contre la suprĂ©matie blanche : anti-racisme

Le systĂšme raciste, fruit du colonialisme et du nationalisme, gangrĂšne en profondeur nos sociĂ©tĂ©s : violences physiques et enfermements, discriminations, verbales, surexploitation, ghettoĂŻsation, expulsions, brutalitĂ©s policiĂšres
 Le pire c’est que les non-blanc·he·s qui en subissent les frais sont utilisé·e·s par la bourgeoisie comme bouc-Ă©missaires responsables de tous les maux. De cette maniĂšre, les possĂ©dants se protĂšgent des colĂšres populaires, en divisant celles et ceux qui pourraient s’unir. Que ce soit sur les lieux de travail ou en dehors, la lutte antiraciste est pour la CNT un combat syndical Ă  part entiĂšre.

Contre le repli nationaliste : internationalisme

Dans un contexte de mondialisation accru du capitalisme et de montĂ©e des extrĂȘmes droites, la solidaritĂ© et la coordination syndicale internationale sont incontournables. Face Ă  la bourgeoisie, le seul rempart qui vaille est notre solidaritĂ© de classe de tou·te·s les exploité·e·s, par delĂ  les frontiĂšres et les États qui nous divisent. La CNT, notamment par l’intermĂ©diaire de son secrĂ©tariat international, appuie les diffĂ©rentes luttes sociales, anti-coloniales et anti-impĂ©rialistes dans le monde.

Contre ce monde invivable : rĂ©volution

RĂ©pondre aux aspirations immĂ©diates et aux problĂšmes de la vie quotidienne est, pour nous, fondamental. Mais nous ne voulons pas nous enfermer dans une routine syndicale sans horizon Ă©mancipateur. La libĂ©ration des travailleur·euses et la prĂ©servation de nos Ă©cosystĂšmes impliquent une transformation totale de la sociĂ©tĂ© actuelle. Nous articulons donc la recherche de petites victoires immĂ©diates avec une perspective de rupture rĂ©volutionnaire. La grĂšve gĂ©nĂ©rale expropriatrice ne se dĂ©crĂšte pas : elle se construit dĂšs maintenant, dans l’organisation pragmatique et patiente de notre classe.

Un autre futur : le communisme libertaire

Nous savons ce que nous voulons. Nous voulons une sociĂ©tĂ© dĂ©barrassĂ©e du capitalisme et de l’État, du racisme et du patriarcat. Le projet de sociĂ©tĂ© que propose la CNT, le communisme libertaire, s’appuie sur l’expĂ©rience concrĂšte, hier comme aujourd’hui, des travailleur∙euses en lutte, en pĂ©riode rĂ©volutionnaire ou non : auto­-organisation en syndicat, usines rĂ©cupĂ©rĂ©es et autogĂ©rĂ©es, communes libres, conseils ouvriers, collectivitĂ©s agraires, municipalitĂ©s zapatistes


Par communisme, nous entendons mise en commun de ce qui est aujourd’hui monopolisĂ© par quelques­-uns : les moyens de production, une sociĂ©tĂ© ou les richesses seraient rĂ©parties en fonction des besoins de chacune et chacun.

Par libertaire, nous entendons une sociĂ©tĂ© se donnant pour objectif et pour condition l’émancipation des individus. Une sociĂ©tĂ© oĂč la population, ne serait plus gouvernĂ©e, mais exercerait elle­-mĂȘme le pouvoir, par une dĂ©mocratie directe, communale et fĂ©dĂ©raliste.

Une Ă©cologie sociale

Pour la CNT, il est vital que le syndicalisme prenne pleinement part au combat Ă©cologiste. RĂ©chauffement climatique, pollution indust­rielle et nuclĂ©aire, empoisonnement des travailleur∙euses et consommateur∙rices, Ă©pui­sement des ressources, disparition d’espĂšces, produc­tivisme
 : la planĂšte que façonne les capitalistes est invivable. Et face Ă  la crise Ă©cologique se sont les classes populaires du monde entier qui sont en premiĂšre ligne. Les gouvernants, eux, se saisissent hypocritement de l’écologie pour justifier des mesures anti­-sociales et culpabilisatrices Ă  notre encontre. A l’opposĂ© de cette imposture, nous pensons que pour pouvoir changer rĂ©ellement nos modes de vie, il faudra nous rĂ©approprier collectivement les moyens de production et de transport. Combat Ă©cologique et combat social sont indissociables.

AdhĂ©rer Ă  la CNT concrĂštement ?

L’activitĂ© et le bon fonctionnement d’un syndicat autogestionnaire dĂ©pend de l’implication de ses adhĂ©rent∙e∙s. Pour cette raison, l’AssemblĂ©e de syndicat (souvent mensuelle) est un moment important. L’engagement syndical peut prendre une multitude de forme. Cela dĂ©pend de ses disponibilitĂ©s, de ses savoir­ faire et de ses envies. AdhĂ©rer c’est, dans tous les cas, cotiser, car sans trĂ©sorerie, nous ne pouvons pas fonctionner, ni crĂ©er de caisse de solidaritĂ©, ni aider un∙e camarade en procĂšs. AdhĂ©rer Ă  la CNT ça peut ĂȘtre s’auto-former collectivement et individuellement sur nos droits pour les faire respecter. Ça peut ĂȘtre animer une section syndicale, diffuser, afficher des tracts, aller Ă  une manif, prĂ©parer une action, accompagner un∙e camarade Ă  un entretien, ou informer le syndicat sur ce qui se passe dans son entreprise, son quartier
 ça peut ĂȘtre prendre un mandat, tenir des permanences, Ă©crire ou maquetter des textes, organiser un repas public, une projection, un dĂ©bat ou un atelier
 Et ça peut ĂȘtre plein d’autres choses car, et c’est fondamental, notre syndicat est ce qu’en font ses adhĂ©rent∙e∙s.

Union DĂ©partementale des syndicats CNT de Haute-Garonne

33, rue Antoine Puget 31200 Toulouse

http://www.cnt-f.org/cnt31/

TĂ©l : 07 81 10 63 66

[email protected]

Pour nous suivre sur les rĂ©seaux sociaux libres et fĂ©dĂ©rĂ©s : Diaspora, Mastodon et XMPP


Article publié le 07 Sep 2020 sur Iaata.info