DĂ©cembre 7, 2020
Par infokiosques
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« Ă€ partir des annĂ©es 1930, un “catalogue” des variĂ©tĂ©s cultivĂ©es est
progressivement mis en place : dĂ©sormais, l’État s’arroge le droit de
définir la liste exhaustive des plantes bonnes à cultiver. La sélection
variĂ©tale par lignĂ©es pures s’est progressivement imposĂ©e jusqu’à
devenir omniprésente dans les champs de France au cours du XXe siÚcle.
En permettant aux blĂ©s les plus “efficaces” d’ĂȘtre plantĂ©s partout,
elle a permis une spectaculaire hausse de la productivité.

Beaucoup de paysan·nes ont été sensibles à ces arguments permettant de
réduire le caractÚre profondément aléatoire de leur activité, et
porteurs de la promesse de revenus meilleurs. Pour autant, cette
transformation de l’activitĂ© paysanne ne s’est pas faite avec un “consentement libre et Ă©clairĂ©” sur la totalitĂ© du territoire, mais Ă 
marche forcĂ©e, encadrĂ©e par l’État, soucieux de dĂ©velopper la “ferme
France”, et encouragĂ©e par des industriels voulant dĂ©velopper les
marchés des machines agricoles, des pesticides, puis des semences.
 Â»

Sommaire :

– Les blĂ©s de populations, dix mille ans d’histoire

– Gris de Saint-Laud, Barbu de l’Aveyron…

– Le tournant de la variĂ©tĂ© pure

– « Semencier Â», un nouveau mĂ©tier

– Naissance du catalogue

– Mort de la biodiversitĂ©

– Un pain plus vite fait

– L’abus de « force boulangĂšre Â»

– Le retour du bon pain ?

– Vivescia : « un croissant sur dix en Europe Â»

– Que reste-t-il d’artisanal dans une boulangerie ?




Source: Infokiosques.net