Février 26, 2019
Par Le Pressoir
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Un agent de la BAC étrangle un des manifestants pendant plusieurs minutes, alors qu’il était déjà menotté, sous les yeux de centaines de Gilets Jaunes,

La BAC, n’arrête pas de se “lâcher” pendant les manifestations à Montpellier.

Ces violences policières visent à réprimer, à faire croître la peur chez les citoyens, avec pour objectif d’empêcher les droits de manifestation et d’expression.

Montpellier, acte XV, quelques milliers de les gilets jaunes se sont rassemblés au centre-ville.

La BAC justifie ses interventions extrêmement violentes par le fait que les gens insultent, jettent des pierres, brisent les vitres et mettent le feu aux poubelles. La BAC, brigade crée en 1994, est devenue au fil des années une des principales forces de répression de l’Etat français.

Les gens qui vivent dans les “banlieues” des grandes villes françaises ont l’habitude de subir les violences de la BAC, de se faire discriminer, humilier et tabasser.

Aujourd’hui, la BAC et ses méthodes ultra-violentes s’impose dans les manifestations des “gilets jaunes” pour terroriser “librement” les manifestants, comme si la BAC ne devait rendre de comptes à personne. Depuis quand la BAC a-t-elle reçu la permission de “punir in-situ” les personnes qui manifestent ? Dans une démocratie, le fait d’appliquer une peine appartient aux tribunaux, n’est-ce pas ?

Aujourd’hui, après que la police ait cassé la manifestation en deux, devant la préfecture. Sous les yeux des centaines de manifestants, après l’interpellation de deux personnes, un agent de la BAC étrangle un des manifestants pendant plusieurs minutes, alors qu’il était déjà menotté. Aucun des autres policiers présents ne “conseille” a son collègue de libérer le cou de ce manifestant, l’agent de la BAC agit comme s’il était normal de traiter une personne de cette façon.





De plus en plus de citoyens qui participent aux manifestations, se demandent : qui va nous protéger des forces de l’ordre ?

Des violences policières se reproduisent chaque week-end et les médias continuent de souffrir d’une sorte “d’aveuglement”, qui révèle à quel point la promiscuité entre l’État et les médias sont un fait incontestable.

Nous pouvons constater pendent les manifs, un vide de “vrais journalistes” qui font le contrepoids et le contre-pouvoir. Nous savons que le rôle des médias dans la protection de la démocratie et l’élimination de la violence policière est extrêmement important.

Bientôt, la loi “anti-casseurs” passera au Sénat pour une deuxième lecture. Si les manifestants sont déjà confrontés au déchaînement de la violence étatique et policière, que nous arriverait-il si cette loi était adoptée ?

Les piliers de la démocratie tremblent et très peu de personnes le dénoncent.

Si la défense de la démocratie passe par l’établissement des fondements d’un système totalitaire, la démocratie a déjà perdu.

Il est extrêmement important de continuer à dénoncer les violences policières commises par la BAC et leurs les véritables objectifs dans les manifestations des “Gilet Jaunes”.

Ce que nous pouvons corroborer sur le terrain, c’est que le BAC se déplace très près des manifestants en groupes d’une dizaine d’individus, portant des grenades lacrymogènes et de désencerclement en main “prêtes à être lancés, ce qui inquiète et provoque les manifestants.


Ce samedi, comme d’habitude, la manifestation s’est terminée par les violentes persécutions des CRS et de la BAC. Au cours de la manifestation, plusieurs personnes ont été blessées, parmi elles, une personne par tir de LBD40 dans le dos (au niveau de l’omoplate). Une observatrice de la “Ligue des droits de l’Homme” a aussi été frappée (proche de la Gare SNCF), lorsque que les CRS étaient en train de charger sur les manifestants en fin de journée.





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