La BAC, une force dans  » l’illégalité  » aux manifs continue à criminaliser les luttes.

La BAC, criminaliser pour casser.
BAC présente à 17h place de la Comédie – samedi 16 février 2019

Montpellier, acte XIV, les gilets jaunes et autres constellations politiques a rassemblé quelques milliers de personnes au centre du village.

Vers 17 heures, dans la comédie, environ une vingtaine d’agents de la BAC arrivent, se positionnent parmi les CRS et commencent à pointer du doigt certains manifestants. Cette petite technique ne doit pas être négligée, compte tenu de son caractère psychologique, qui sert à accroître la crainte chez les manifestants. Ce genre de comportements (typiques des milices) de la BAC n’est pas seulement utilisé comme un instrument psychologique de répression, mais aussi pour attiser les manifestants afin de faire dégénérer la manifestation. Lors des dernières semaines, il a été prouvé la présence de policiers infiltrés dans le but de se faire passer pour casseurs, repérer, informer, etc. Il a été prouvé a travers plusieurs vidéos qui circulent sur internet, que la BAC se promène à l’intérieur du cortège, bouscule les gens jusqu’au moment où, à force de provoquer et de tester la patience du peuple, arrive le résultat attendu : les « débordements ».

Quels sont les véritables objectifs de BAC ? Ces agents doubles obéissent et représentent le même « patron ». D’un côté « ils font leur travail », d’arrêter les « malfaiteurs » de manière totalement « arbitraire » et de l’autre côté, ils se font passer pour des malfaiteurs. Ce jeu est flagrant pour les personnes participant aux manifestations, néanmoins, il est évidemment nié par l’État et très peut mentionné dans les médias.

La BAC, criminaliser pour casser.
arrestation de la BAC – samedi 16 février – en descendent vers le Corum

La BAC, force  » illégale  » présente dans la manifs (sous prétexte du maintien de l’ordre) continue à criminaliser les luttes. La BAC agi illégalement, étant donné le manque de « formation et de méthodologie » pour les effets requis. Le maintien de l’ordre ne consiste pas à réprimer les manifestants, les privant ainsi de l’exercice de leurs droits. Le maintien de l’ordre assumé et pratiquée par l’État et la police française reflète un manque de cohérence et d’acceptation de l’existence de plusieurs violences sociales dans la société. La violence des manifestants est le résultat de la violence permanente de l’État, une violence dont les gens sont victimes depuis des années. La BAC utilise des méthodes de : répression, confrontation et interpellation, comme si les manifestants étaient des criminels.

La BAC, criminaliser pour casser.
arrestation de la BAC – samedi 16 février – en descendent vers le Corum

À la différence des CRS, la BAC et ses méthodes entraînent une logique d’escalade de la violence et des affrontements, avec
un usage excessif de la force pour interpeller,
pour montrer leur virilité,
pour terroriser les gens,
afin que tout le monde ait peur de participer aux manifestations et d’exercer son droit à la liberté d’expression.

Ce samedi 16 février 2019, en même temps que la BAC investit le local associatif “Le Barricade” et frappe un mineur, la manifestation en cours a été complètement dispersée lorsqu’une douzaine de policiers de la BAC ont attaqué les manifestants sans avertissement ni sommation proche d’Antigone.

Cela peut sembler surréaliste, mais à ce stade, les « fins de manif » ressemblent à des films Hollywoodiens, où la police agit toute illégalité, en pourchassant, lançant des bombes, afin de coincer les manifestants pour les massacrer, les punir et leur faire apprendre une leçon : il ne faut pas manifester.

La BAC, criminaliser pour casser.