Mars 15, 2021
Par ACTA
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Impacts de gravats jetés au sol, pleurs d’enfant, respiration artificielle et moteurs se détachent d’un grondement sourd et lointain, pour faire apparaître au premier plan sonore, les morceaux d’une matière arrachée aux ruines de la guerre. À l’image, des silhouettes extirpant ce qui peut rester vivant sous les décombres, des vues de la mer et de la ville au loin qui surgissent, puissantes, depuis un été de déluge de fer et de feu. Nous sommes en 2006, peu après l’agression israélienne au sud-Liban, et c’est ainsi que Maher Abi Samra capte ce qui jaillit de la catastrophe et échappe d’ordinaire à l’image, ce qui de la mort s’élève invisible et n’est d’ordinaire perçu que par ses témoins directs. 

Après avoir été combattant du Parti communiste libanais et subi la détention au centre de détention d’Ansar, crée par les forces d’occupation sionistes lors de l’invasion de 1982, le réalisateur prend la caméra pour témoigner de cet énième ravage infligé au sud du Liban, territoire martyr. Depuis qu’il filme, Maher Abi Samra a notamment réalisé le très beau Nous étions communistesRond-point ChatilaFemmes du Hezbollah ou encore Chacun sa bonne.




Source: Acta.zone