Septembre 1, 2021
Par Basse Chaine
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Juste manifester contre le passe sanitaire, ou bien s’attaquer en priorité aux causes systémiques de cette pandémie et autres désastres ?

Il est nécessaire de dénoncer le passe sanitaire, un pas de plus dans le contrôle numérique, le fichage, la gestion policière généralisée, la surveillance autoritaire.

Seulement, on ne peut plus seulement critiquer certaines conséquences du système en place, car les urgences s’ajoutent et se multiplient, le climat part en sucette pour de bon, les destructions écologiques et sociales continuent, le monde vivant est détruit, tandis que la technopolice s’étend.

Tous ces problèmes ont les mêmes origines : la civilisation industrielle, le capitalisme, le dogme du progrès par la technologie et les possessions matérielles, l’impératif de valorisation du capital et donc de croissance, l’absence de démocratie, la forme État et sa quête de puissance sur fond de productivisme et de système policier…

On voit que la civilisation industrielle ne veut/peut pas mettre un terme à ce qui cause les pandémies, mais préfère instaurer une « biosécurité » drastique, une gestion autoritaire des foules, des vaccins et des masques partout.

On pourrait aussi citer les pollutions atmosphériques, les pesticides, les métaux lourds, qui multiplient les risques de maladies et fragilisent l’immunité, nous rendant plus sensibles aux virus.

C’est le même processus concernant plus largement les catastrophes climatique et écologiques : augmenter les digues, mieux surveiller les forêts qui flambent, rationner la nourriture, fournir des zones climatisées, « verdir » le capitalisme… au lieu de mettre un terme aux causes.

Pour sortir des impasses sécuritaires, antisociales et antiécologiques qui amènent entre autre à l’imposition d’un passe sanitaire par le gouvernement, il faut donc impérativement lutter en priorité contre les causes des pandémies, et non pas mettre le paquet sur certaines des conséquences.

La solution ne réside pas à juste améliorer les digues (services publics, État dit « providence »). La solution logique, la seule tenable, consiste à empêcher les tsunamis de se lever et de grandir.

Fort heureusement, les tsunamis auxquels nous avons (et auront de plus en plus) à faire face ne sont pas du tout dus à des phénomènes naturels incontrôlables (tremblements de terre de la tectonique des plaques), ils sont intégralement et mécaniquement causés par la folie intrinsèque et irréformable de notre civilisation industrielle et capitaliste, par les décisions planifiées de l’économie de marché et des politiques qui les accompagnent, lesquelles sont portées par des minorités de riches et d’oligarques, de technocrates et de tyrans. Avec des tas de demi-riches et de gens de Cour qui soutiennent, en profitent et aident à écraser les peuples.

Par ailleurs, n’oublions pas qu’avant le passe sanitaire, il y a eu la loi « sécurité globale », la loi « séparatismes », la possibilité de la surveillance algorithmique de tout le trafic internet par la police, et d’autres projets similaires avancent.

Le passe sanitaire s’inscrit tout simplement dans la continuité de la technopolice et de l’administration des désastres par l’Etat-capitalisme. Ces méthodes sont indissociables du système en place. Un autre gouvernement ne ferait pas une politique tellement différente sur le fond tant que le modèle techno-industriel, centralisé et capitaliste perdure.

Le Cercle 49




Source: Basse-chaine.info