Mai 22, 2020
Par Rebellyon
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Ce samedi 16 mai, la police a fait du zèle lors de la « mini-festation » de Lons-le-Saunier (Jura). Des participant.e.s, dont certain.e.s ont passé une vingtaine d’heures en garde-à-vue, racontent…

Ce samedi 16 mai, les forces de police installées à Lons-le-Saunier se sont montrées fidèles à la défense de l’ordre établi, de l’État et de la continuelle privation de libertés publiques que nous subissons depuis plusieurs années maintenant, que ce soit ou non en temps de coronavirus.

En milieu d’après-midi, un groupement citoyen qui respectait les règles sanitaires du moment (port de masques, distanciation d’un mètre entre chacun.e, groupes de moins de 10 personnes, …) voulant rejoindre dans une humeur bon-enfant le centre-ville de Lons-le-Saunier depuis le quartier de la Marjorie a été violemment stoppé, quelques instants seulement après s’être élancé sur les trottoirs de la rue principale du secteur. Pour y parvenir, une grande quantité d’agents en uniforme et en civil étaient mobilisés.

Sous la férule du préfet Vignon, les forces du désordre, gazeuses en mains et avec la volonté d’en découdre ont, après avoir prononcé très rapidement trois sommations, arrêté et embarqué deux personnes. Le tout sans relâcher la pression envers les autres personnes présentes. Devant tant de violence, après un moment de stupéfaction et d’hésitation, le groupe a préféré se disloquer plutôt que de remplir le commissariat de police de Lons-le-Saunier.

Sous la présidence d’Emmanuel Macron, il semble plus facile d’arrêter des promeneurs du samedi que les délinquants en col blanc.




Source: Rebellyon.info