Juin 4, 2021
Par Rouen Dans La Rue
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Ce mardi 8 juin aura lieu un procès des plus exceptionnels : sur le banc des accusés, Mick Flynn, ancien militant du parti trotskiste « Gauche Révolutionnaire ». Il attaqué en diffamation après avoir dénoncé des faits de viols et d’agressions sexuelles commis par Alexandre Rouillard, figure influente du parti.

Les viols et agressions sexuelles dont il fait état remonteraient à avant 2011 et ont été dénoncés en 2011 au sein de cette organisation par plusieurs militantes de la Gauche Révolutionnaire.

Pour ce qui est des dénonciations, les faits remontent à l’été dernier. Mick Flynn, ancien membre de la Gauche Révolutionnaire et du Comité pour une Internationale Ouvrière, décide de se remettre à militer auprès l’organisation. Quelle ne fut pas sa surprise d’apprendre tardivement les agissements de Mr Rouillard et la protection dont il a bénéficié de la part de ses acolytes : Olaf Van Aken, Leïla Messaoudi – également membres influents du parti – et autres comparses qui dont nous tairons le nom.

Ni une ni deux, Mick Flynn, en apprenant l’affaire, réalise des affiches dénonçant celui qu’il décrit comme un violeur, ainsi qu’Olaf Van Aken et Leïla Messaoudi comme complices. Il fait le tour de la France pour les placarder sur les murs de plusieurs les grandes villes. Il avertit même d’autres instances qui travaillent avec la Gauche Révolutionnaire, comme La France Insoumise.

Voici l’affaire qui lui est dévoilée, telle qu’on nous l’a présentée. En 2012, alors que le parti rencontre un certain succès auprès de la jeunesse, l’une de ses membres prend la parole pour dénoncer des faits d’attouchements sexuels à son encontre de la part d’Alexandre Rouillard. À ce témoignage, et comme c’est souvent le cas lorsqu’une victime prend la parole, s’en ajoutent d’autres. Ils sont nombreux et font tous état de faits d’attouchements, d’agression, voire pour au moins deux d’entre eux, de viol.

D’aucun dénonce des comportements abusifs et insistants de la part de celui qui est alors considéré comme la tête pensante de l’organisation. Il y a pas à dire, son influence est motrice de la suite de l’affaire. En réponse à ces révélations, une commission d’enquête réunissant des membres d’autres partis de l’Internationale est organisée. Sa
culpabilité est reconnue, et lui-même reconnaît ses agissements tout en leur niant le caractère de viol (et oui, quand on est un violeur, on peut entendre la violence de ses gestes dans un témoignage et refuser d’y voir un viol). La commission décide la suspension d’Alexandre Rouillard pour une période incompressible d’un an. Il est décidé que son retour sera envisagé à la suite de cette année, uniquement avec l’accord des victimes et en justifiant d’un effort vers une évolution de ses comportements.

Désemparés de perdre leur leader charismatique, certains membres de l’organisation prennent alors la défense d’Alexandre Rouillard. Leïla Messaoudi (qui tente aujourd’hui de se distinguer dans les combats féministes) et Olaf Van Aken sont les fers de lance de ce mouvement défensif. Ils tentent de justifier ses actes par son alcoolisme, minimisent les faits et et freinent des quatre sabots durant la commission d’enquête pour éviter sa suspension, arguant son importance au sein du parti.

Jouant de leur propre influence dans l’organisation, Leïla Messaoudi, Olaf Van Aken et leurs comparses, font réintégrer leur homme à penser dans la Gauche Révolutionnaire avant la fin de la période incompressible de suspension d’un an. Cette décision provoque le départ de nombreux membres du parti. Huit ans plus tard, en 2020, l’affaire se sait, se murmure mais se tait dans la sphère politique rouennaise. On entend qu’il faut se méfier du personnage, on tente de le dégager de manifs, on essaye de prévenir les lycéennes autour desquels il rôde, mais rien n’y fait. Il est toujours là, et personne ne connaît réellement les faits.

Jusqu’à Mick Flynn et ses affiches qui exhument l’affaire, lui valant un procès en diffamation à l’encontre des personnes d’Alexandre Rouillard, Leïla Messaoudi et Olaf Van Aken.




Source: Rouendanslarue.net