“Non, il n’y a pas de « plan B ». Nos revendications ne prennent pas, nous ne gagnons rien, nous n’aurons rien à gagner, et pire encore : nos renoncements dans les luttes ne présagent aucun retour àla normale. Il n’y a qu’à voir l’état des derniers pays où l’insurrection a fait rage, où les syndicats et partis ont su exister, comme en Argentine il y a quinze ans ou en Grèce plus récemment : circulez, ya rien à bouffer.

Il suffit aussi de voir comment les gouvernements « radicaux » comme Syriza ont pu bolosser leur propre population, accepter pire encore que leurs prédécesseurs, pour s’en convaincre.

Nous, nous n’avons pas d’agenda. Nous ne pensons pas à 2017 ou 2022. Le temps s’est arrêté pour nous il y a bien longtemps, et on ne nous parle que de sacrifices, en attendant la « relance ».

Soyons clairs : nous n’avons pas les moyens d’attendre. Si nous prenons souvent la rue, c’est parce que nous sommes conscients que la seule chose qui peut effectivement effondrer le capitalisme, c’est nous.”




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