João Bernardo est l’auteur de nombreux ouvrages en portugais. La revue et le site Ni patrie ni frontières ont publié plusieurs de ses articles, comme en témoignent le livre collectif La Gauche identitaire contre la classe (2016) ainsi qu’un recueil de ses textes intitulé Contre l’écologie (2017).
Cet ouvrage regroupe cinq articles et forme un ensemble cohĂ©rent, selon Manolo et JoĂŁo Bernardo, leurs auteurs :

* Les raisons de la peur

Cette sĂ©rie tente de dĂ©crire les vicissitudes du « retour en Afrique Â». Ceux qui revinrent sur le « continent noir Â» constituèrent souvent un groupe sĂ©parĂ© des Africains « indigènes Â», quand ce n’est pas une vĂ©ritable classe dirigeante. Cette tendance apparut dès les premières luttes anti-esclavagistes.

* De la peur aux nouvelles Ă©lites

Nombre de libres « rapatriĂ©s Â» furent impliquĂ©s dans la traite nĂ©grière pour survivre. Leur sĂ©jour forcĂ© aux AmĂ©riques leur imposa d’apprendre de nouveaux mĂ©tiers qui leur permirent, Ă  leur retour, de dominer les populations africaines. Ils contribuèrent ainsi Ă  former une Ă©lite professionnelle et politique sur la cĂ´te occidentale de l’Afrique.

* « Nous avons Ă©tĂ© les premiers fascistes Â»

Quand Marcus Garvey, l’un des politiciens noirs les plus importants aux États-Unis, prétendit avoir inspiré Mussolini, il ne fit pas seulement preuve de vantardise et de mégalomanie. Cette profession de foi eut une portée beaucoup plus grave.

* Hagiologie rastafari

Le mouvement rastafari, responsable de la dernière vague de retour en Afrique et de la « canonisation Â» de l’empereur Ă©thiopien HaĂŻlĂ© SĂ©lassiĂ© Ier, naquit sous la double influence de la religiositĂ© populaire et de Marcus Garvey, de ses Ă©crits comme de son mythe.

* Le retour du Retour

Le panafricanisme, envisagĂ© comme une expression idĂ©ologique du [processus d’intĂ©gration de l’Afrique dans le capitalisme international (privĂ© ou Ă©tatique), a inventĂ© des nations lĂ  oĂą il n’existe que des États. De ce point de vue, il a bien moins servi Ă  libĂ©rer le « continent noir Â» qu’à lĂ©gitimer l’établissement de nouveaux rapports de domination.

Ouvrage traduit du portugais par Gamal Oya


Article publié le 11 Sep 2020 sur Mondialisme.org