Moi, Nicolas Verrier, je suis solidaire des actes que les flics attribuent à un individu qu’ils ont arrêté samedi et dont ils ont confié la liste à leurs journalistes préférés.

En matière de journalisme directement branché aux sources policières, on n’a pas mieux que le journal Le Parisien : la voix de son maître y sonne avec un rare éclat. On y lit donc les accusations que les flics portent contre un individu qu’ils ont arrêté samedi 9 février à Paris : attaque contre les vitres d’une banque Bred, et contre des caméras de surveillance, et contre une voiture de police Golf, et contre un ordi. de chez Allianz, et contre une agence Paribas, et contre une concession Renault, et contre une Porsche, et contre une sacoche dans une BMW, et contre une Honda, et contre les vitres de la tour Eiffel, et contre un Kangoo de l’armée (qui fait tellement peur aux fous de Dieu).

Il n’y avait peut-être qu’un seul individu manifestant dans les rue de Paris, samedi… En tous cas, ce qui est bien avec le langage de la casse, c’est que plus la liste est longue, plus c’est un langage qui nous parle. Et ce qui est réjouissant aussi, c’est l’esprit dont fait preuve l’individu qu’ils ont arrêté : je m’appelle Nicolas Verrier, dit-il. Ah, verrier, ce métier d’art ! Et puis, une dernière remarque : quand on lit ce rapport de police, autrement dit cet article, difficile de ne pas imaginer que les keufs ne sont pas à l’intérieur du cortège pour consigner ensuite de telles accusations… Ouais, faudrait peut-être songer à les dégager, eux aussi !

L’article de la voix de son flic est ici.