Je suis une gouine, une meuf, une noire et une féministe.

Et bien plus encore !

Vendredi soir,

– on m’a touchéles tresses parce qu'”elles sont jolies”

– on m’a carressé le bras parce que ma peau avait l’air douce.

– deux meufs se sont demandées, à deux pas de moi, si j’étais dispo ; baisable, parce que j’étais “bonne” !

– on m’a dévoré des yeux : un tas de fois…

– on m’a demandé de quelle origine j’étais : 3 fois. Grand classique

– on m’a demandé si j’étais célibataire : 4 fois.

– on s’est volontairement frotté à moi.

– on a dit que j’étais une sauvage quand j’ai demandé à une personne de me foutre la paix.

Et j’en passe…

Tout ça entre 21h30 et 3h00 du matin !

C’était pendant la première soirée du festival de fermeture du Guêpier (à Marseille) !

Ras-le bol !

Je fais tout de suite tomber ce mythe : « parce que c’était une soirée en mixité ! ». C’est à dire que c’était une soirée publique et qu’il y avait un tas de gars cis-hétéro. Ça a peut-être sûrement multiplié le nombre de réflexions et de gestes tordus. Rassurez-vous, en mixité choisie MTPG, ça arrive aussi et dans toutes les villes où je passe régulièrement. Sauf quand je reste collée aux copines. Ce qui fait tomber l’autre mythe : « parce qu’on est à Marseille ». J’ai le droit à ce type d’attitudes dans les espaces les plus politisés et radicaux que je connaisse. Eh oui !