Mercredi 13 avril, 300 personnes se sont rassemblées sur une place d’Ivry sur Seine pour échanger leurs rages et leurs rêves contre la loi Travail et bien au-delà.

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Photo de Mylene Dordet

L’idée était partie d’un collectif de parents d’élèves et d’enseignant.es en lutte : réunir une assemblée locale sur Ivry sur Seine. Un groupe local “onvautmieuxqueça” était motivé. La bande de squatteur.euses du coin et les réseaux du Parti communiste ont suivi. Et voilà 300 personnes rassemblées sur la Place Voltaire, rebaptisée “place de la rêvepublique”, ce mercredi 13 avril à 18 heures. Une cantine à prix libre assure dans son coin, à côté d’un atelier de sérigraphie de rue, pendant qu’une expo d’affiches se monte de l’autre côté de la place. Le tout surplombé par un ballon géant multicolore en papier mâché.

L’assemblée démarre après un petit moment par la longue intervention d’un syndicaliste, puis les quelques conseils d’une personne habituée des Nuits Debouts parisiennes et venue expliquer comment marchent leurs assemblées là-bas. S’en suivent presque trois heures de discussions, sur la loi travail et pourquoi on est contre le travail, sur la violence et pourquoi on est contre la police, sur la grève et pourquoi on est pour tout bloquer, … À noter que sur l’habituel débat autour des modes d’action, de nombreuses personnes ont pris la parole de façon pour défendre la possibilité d’actions offensives, au point que c’en était presque trop parfois : une seule personne se présentait en face pour défendre une non-violence absolue. Une autre se présente au micro pour dire qu’entendre les motivations des “casseurs” en assemblée lui a fait du bien, qu’elle avait pu être choquée par certaines actions mais qu’une fois expliquées, elle comprenait. La question était (définitivement ?) réglée par l’intervention d’un monsieur d’une soixantaine d’année décrétant que “faut tout péter : ceux qui nous pourrissent la vie, faut leur pourrir la vie, et puis c’est tout.”.

Ceci dit toute la discussion n’a pas tourné autour de ça, et l’ambiance était surtout au ras-le-bol général contre le gouvernement, toutes les dernières lois et la répression. Des idées ont émergé, de la constitution de cortèges inter-lycées dans Ivry aux actions de blocage ici ou ailleurs, de l’envie d’avoir un lieu commun pour s’organiser et faire la fête tou.tes ensemble à celle de détourner les pubs qui envahissent Ivry comme le reste de l’espace public.

Les participants se sont quittés en se donnant rdv pour le lendemain, dès 6 heures sur les blocus de lycées pour les plus matinaux, dans les manifs de la journée pour les autres, et le soir, 18 heures place Voltaire, pour tout le monde.

A suivre…