Décembre 12, 2016
Par Le Chat Noir Emeutier
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Turin : tentative d’incendie contre la poste italienne

Nous apprenons des médias locaux en date du 28 novembre qu’un engin incendiaire artisanal non explosé a été retrouvé dans les alentours d’une agence de la Poste Italienne situé dans le quartier turinois de ‘Vallette’: un thermos rempli de poudre noire relié à un minuteur a été placé sur un distributeur de l’agence.

Le 29 avril et le 9 juin déjà, des engins incendiaires réalisés avec du liquide inflammable dans un bidon ont été retrouvés devant deux agences, qui n’ont également pas explosé.

[Depuis plusieurs mois, différents types d’attaque contre la propriété de La Poste se succèdent, des actions qui la plupart du temps sont liées aux déportations de migrants, réalisées par sa filiale ‘Mistral Air’.]

[Traduit de informa-azione, Sab, 26/11/2016 – 19:42]

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Pise: attaque solidaire avec les compagnon-nes de Turin

« six vitrines de ‘Sanpaolo Invest Sim Spa’ endommagées dans la nuit du 19 novembre 2016 à Pise. Proximité et complicité avec les quatre personnes arrêtées à Turin et avec tou-te-s les compagnon-nes visé-es par des interdictions de territoire. Avec tous les prisonniers. Contre toute prison! »

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Trente: blocage à la gare en solidarité avec les migrants

Le 6 décembre à la gare de Trente, un groupe de compagnon-nes en nombre a bloqué le train de 18h54 pour le Brennero. Fumigènes, tracts, intervention au mégaphone et une banderole sur laquelle était écrit: « Nous n’oublions pas les exilés tués par les trains et le racisme d’Etat! ».

Ces dernières semaines entre le Trentino, le Sud Tyrol et le Tyrol, quatre migrants au moins ont été morts écrasés par les trains alors qu’ils tentaient de rejoindre l’Allemagne ou d’échapper aux contrôles asphyxiants de la police dans les gares (surtout celles de Vérone et de Bolzano). Selon des données officielles qui ne concernent que l’année 2015, il y a eu 180 migrants à bord (ou accrochés au toit) des trains de marchandises en provenance d’Autriche et d’Italie qui ont été arrêtés par la police allemande. Ces voyages de fortune, qui parfois se terminent en tragédie, ne montrent qu’une seule chose: la terreur des contrôles (et des rafles) de la police.

Le blocage ferroviaire s’est déroulé en même temps que la veillée en ville sous le mot d’ordre « Le Trentino accueille », promue par un large éventail,de soumis et de sigles, qui allait des coopératives aux syndicats, des « désobéissants » aux médias télévisés et radiophoniques, du parti de cetre-gauche aux dirigeants de ‘Confindustria’¹.

Après les attaques racistes de Soraga et de Lavarone, où une personne a essayé d’incendier des structures destinées aux réfugiés, la société civile a soi-disant voulu affirmer que « le Trentino accueille ».

Il y a fort à parier que celui qui s’accroche à un train de marchandise pour échapper à la police a une idée différente de ce « bel accueil ».

C’était le moment de le confirmer.

[Traduit d’informa-azione, Dom, 11/12/2016 – 13:47]

NdT:

¹Pour « Confédération Générale de l’Industrie Italienne »: c’est une organisation patronale du secteur industriel.

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Attaques de casernes de Carabiniers : entre répression et vengeances solidaires

Gênes, nuit du 10 au 11 décembre 2016. Nous apprenons par la presse locale qu’il y a eu une attaque incendiaire contre une caserne de carabiners en construction dans le secteur de ‘Rivarolo’.  Les auteurs auraient forcé une porte donnant accès au garage et ainsi foutu le feu aux panneaux électriques. Un A cerclé a été retrouvé sur un mur à proximité. Le procureur de Gênes en charge de l’enquête pourrait requalifié les faits avec la circonstance aggravante de « finalité terroriste ». Pour les sbires du pouvoir, cette attaque est liée aux milieux subversifs anarchistes.

Cette attaque intervient quelques heures après l’arrestation d’un compagnon originaire de France pour l’attaque incendiaire d’une caserne de carabinieri à Bologne le 27 novembre dernier (qui avait été réalisée en solidarité avec les arrêté-es de l’opération « Scripta Manent’). Selon les éléments donnés jusqu’à présent par les médias, les enquêtes parties de Rome tente de lui attribuer en partie la conception et la réalisation de l’engin incendiaire. Le compagnon a été arrêté à bord du train Rome-Bologne par les carabiniers du ROS dans la nuit de samedi. Il a été directement incarcéré en raison de l’absence d’un lieu de résidence et d’une possible fuite du territoire italien. On ne connaît pas encore le nom de la prison dans laquelle il a été incarcéré. D’autres infos suivront.

La façade de la caserne de Bologne après l’attaque du 27 novembre 2016




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