Juin 30, 2021
Par Attaque
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Il Rovescio / mardi 29 juin 2021

Aux cotés de tous les détenus et les détenues de la prison de Santa Maria Capua Vetere !
Natascia, prisonnière anarchiste, a commencé une grève de la faim le 16 juin, pour s’opposer à son transfert à la prison de SMVC.

A partir de son arrestation, en mai 2019, elle a été transférée à maintes reprises, en plus d’avoir subi la censure du courrier et des nombreuses autres formes de pression interne à la prison. Il y a une claire volonté, de la part de ses juges et geôliers, de l’éloigner et de l’isoler de la solidarité de ceux qui la soutiennent depuis l’extérieur, ainsi que d’affaiblir sa détermination.
Ce dernier transfert est encore plus révélateur, parce qu’il a eu lieu presque en contemporaine avec le début du procès pour l’opération Prometeo, dans lequel Natascia est inculpée, avec deux autres compagnons : ils sont accusés de l’envoi de colis piégés au directeur de l’époque de l’Administration pénitentiaire et aux deux Procureurs Sparagna et Rinaldo.
En fait, ils veulent lui rendre impossible l’organisation de sa défense, étant donné que son avocat est à 1000 km de la prison et qu’ils ont le droit à 10 minutes de communication téléphonique par mois.

Depuis toujours, l’éloignement et l’isolement sont des instruments utilisés par les geôliers pour épuiser l’esprit de ceux qui, malgré l’enfermement, ne veulent pas se plier aux chantages carcéraux ni se soumettre à aucune forme de repentance.

L’éloignement de Natascia des lieux où elle vit a un caractère punitif évident, à cause des limitations que cela impose et aussi à cause du choix de la prison où elle a été envoyée.
A Santa Maria Capua Vetere, les conditions de détention ont toujours été très dures ; un exemple en est l’absence, depuis toujours, d’eau courante : la taule n’est pas raccordée au réseau de l’eau potable.
En avril de l’année dernière a eu lieu l’ainsi-dit « carnage de la Semaine sainte* » : le lendemain des protestations contre l’absence de mesures pour éviter de tomber malades de Covid, plus de 300 matons, cagoulés et équipés en anti-émeute, ont effectué une expédition punitive. Les détenus ont été sorti des cellules, déshabillés et sauvagement tabassés, jusqu’à leur provoquer des lésions graves, comme des traumatismes crâniens, des dents et des os cassés. Selon les dires de l’Administration pénitentiaire et du Commissaire aux prisons pour la région Campanie, les but de cette action était de donner une leçon à ceux qui avaient osé se révolter. Après plus d’un an, à cause de cela 52 matons sont en prison, aux arrestations domiciliaires ou soumis à d’autres mesures.

Contre l’isolement et l’éloignement des prisonniers et des prisonnières !
Contre les prisons spéciales et les régimes de détention différenciés !

Rassemblement solidaire
dimanche 4 juillet, à 14h00
prison de Santa Maria Capua Vetere

* Note d’Attaque : le 5 avril 2020 il y a eu une révolte, rapidement rentrée, dans la prison de Santa Maria Capua Vetere. Entre le 15 et le 16 avril, peu avant Pâques, 300 matons supplémentaires, dont les GOM (les ERIS italiens), arrivent dans la taule pour une « perquisition extraordinaire » et commencent à tabasser systématiquement et à torturer tous prisonniers. L’un d’eux meurt quelques jours plus tard, dans une cellule du mitard.

Pour lui écrire :
Natascia Savio
C.C. “F. Uccella”
S.S. Appia 7 bis, km 6,500
81055 – Santa Maria Capua Vetere (Italie)
(elle parle aussi français)




Source: Attaque.noblogs.org