« Ce n’est pas une erreur, c’est une politique » scandent dimanche soir 1500 personnes réunies sur la place Rabin à Tel-Aviv, selon la presse israélienne. Au même moment, d’autres manifestations se déroulent à Jérusalem, Haïfa, Kiryat Ono, Beersheba, et dans d’autres localités. Les manifestantes réclament une augmentation du budget des programmes de lutte contre la violence à l’égard des femmes, des changements dans le système judiciaire et un meilleur soutien médical aux victimes d’agressions sexuelles. Le même jour, à midi, des milliers d’Israéliennes cessent le travail pendant une heure dans une trentaine d’entreprises et collectivités publiques.

Depuis trois jours, les rassemblements de protestation se succèdent après le viol, jeudi 20 août, d’une adolescente de 16 ans par une trentaine d’hommes, la plupart mineurs, dans un hôtel de la station balnéaire d’Eilat. Profitant de son état d’ébriété, ces derniers attendaient leur tour devant sa chambre pour abuser d’elle. Depuis, onze suspects ont été arrêtés de sources policières, mais la vague d’indignation et de colère ne faiblit pas.

Image : capture d’écran I24News


Article publié le 24 Août 2020 sur Rapportsdeforce.fr