Le Conseil de coordination des syndicats de la culture a appelé à deux phases de protestation. Selon cet appel, dans la première phase, les enseignant·es cesseront le travail les 29 et 30 janvier, et s’ils et elles n’obtiennent pas de réponse à leurs demandes, elles et ils organiseront un rassemblement national le 31 janvier. Les protestations se poursuivront dans la deuxième phase avec un sit-in dans les écoles du 12 au 17 février et un rassemblement national le 17 février. La déclaration insiste également sur le fait que si le gouvernement ne prête toujours pas attention [à leurs revendications], le Conseil de coordination annoncera des actions beaucoup plus larges pour le mois prochain.

Les revendications des enseignant·es dans cet appel sont les suivants : contre la non-application du projet de loi sur la péréquation des retraites, la rétention du projet de loi sur le classement par le Conseil des gardiens au Parlement dans le but de ne pas l’appliquer, l’oubli de l’article 64 de la loi sur la gestion de la fonction publique, l’absence d’éducation gratuite pour les enfants scolarisés, le non-paiement de la prime de fin de service, le non-recrutement des enseignant·es dits « racheté·es » qui ont travaillé plusieurs années sans emploi officiel, la double oppression contre le personnel de service, le pillage du fonds de réserve des enseignants, l’emprisonnement et le licenciement des enseignant·es actif·ves et syndiqué·es.

Le Conseil de Coordination, avec les familles et les parents d’élèves, appelle les familles et les enseignant·es à soutenir et à exprimer leur solidarité en participant à ces protestations.

Les protestations des enseignant·es s’élèvent contre la pauvreté, les budgets d’austérité, la discrimination et les inégalités. Les revendications des enseignant·es sont les revendications de tout le peuple. Il est important de mentionner que la République islamique a intensifié les pressions sécuritaires contre les enseignant·es face à l’extension des protestations. Par exemple, Mohammad Taghi Fallahi, Maryam Kabiri et Hassan Ramezanpour, ont été arrêtés cette semaine. Tous les enseignant·es emprisonnés doivent être libéré·es.

Le 23 janvier 2022

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Source: Laboursolidarity.org