Le Conseil de coordination des syndicats culturels a publié une déclaration appelant les enseignant·es à se mettre en grève dans tout le pays pour la défense de l’emploi pour les enseignant·es employés et de satisfaire d’autres revendications. L’appel à la grève et aux sit-in est prévu pour les 12 et 13 décembre 2021, et la déclaration indique : « Les collègues qui enseignent en présentiel dans les écoles sont priés de ne pas enseigner lorsqu’ils sont présents dans les écoles. Les collègues qui enseignent en ligne, tout en informant les enfants, doivent arrêter leurs cours pendant ces deux jours ». Selon les informations, le plan visant à évaluer [plan d’évaluation] les enseignant·es sera discuté par le Parlement islamique le 12 décembre. Le Conseil de coordination des syndicats a également appelé à un rassemblement national le 13 décembre à 10 heures, et des rassemblements auront lieu devant le parlement islamique à Téhéran, et dans les provinces devant les sièges des divers ministres de la culture. « Si cette négligence à notre égard se poursuit, nous continuerons les protestations sur une base plus large et plus longue dans les semaines à venir », a déclaré le Conseil de coordination dans un communiqué, soulignant l’unité et la solidarité des enseignant·es à travers le pays.

En réponse à l’appel du Conseil de coordination, des enseignant·es de différentes provinces ont annoncé leur soutien et leur volonté de participer au sit-in et au rassemblement. Selon les enseignant·es, le gouvernement et le parlement ont alloué un budget limité pour mettre en œuvre le système d’évaluation, et les enseignant·es protestent.

En plus de la revendication concernant le plan d’évaluation, les autres demandes formulées par les enseignant·es lors de leurs rassemblements et manifestations comprennent : l’éducation gratuite pour tous les enfants et sa mise en œuvre immédiate en ces jours d’épidémie de Covid-19 ; la mise à disposition d’Internet et de smartphones gratuits à tous les écoliers et enseignant·es, ainsi qu’une éducation de qualité pour les écoliers, et la fin de la discrimination dans l’éducation, des services de santé gratuits et le droit au logement pour les enseignant·es, la clôture des dossiers des services de sécurité contre les militants syndicaux et la libération immédiate et inconditionnelle des enseignant·es emprisonné·es, en particulier Esmail Abdi, ancien secrétaire général de l’Association professionnelle des enseignants iraniens (ITTA). Les enseignant·es demandent également une augmentation de salaire de plus de 12 millions de tomans (environ 250 euros) par mois.

Traduction Patrick Le Tréhondat




Source: Laboursolidarity.org