À partir du 14 septembre 2019, invitation aux rencontres inter-terreauristes à la zad de Notre-Dame-des-Landes

Depuis les expulsions 2018, une grande majorité des occupant·e·s ont quitté la zone, dépité·e·s par le mépris, les trahisons et les prises de pouvoir de petits groupes élitistes qui avaient prévu de longue date, en vue d’assurer leur avenir, de céder la Route des Chicanes et les Radis-Co qui la bordaient à la pâture médiatico-étatique. Mais d’irréductibles groupes antiautoritaires déterminés, Radis-Co, Sans Fiches,

Nomades et autres électrons libres, s’entêtent et s’accrochent encore à l’envie de voir ce territoire abriter de nouveau des personnes en galère, exilé·e·s, sans-papiers, fugitives, persécuté·e·s, etc., et pour que les voisin·e·s, proches ou de loin, sans terre ni jardin, puissent venir y cultiver ce que bon leur semble, dans l’échange des savoirs et des idées, en toute liberté, afin que l’expérimentation politique et sociale collective renaisse et se repende comme un virus qui stimulerait l’émancipation générale…

Nous disposons de plusieurs dizaines d’hectares de terres, friches, bois, champs, hangars et espaces que nous souhaitons mettre à la disposition de tou·te·s, pour de multiples usages.

Ce 8 août 2019, les féroces de l’ordre sont revenues anéantir deux cabanes (construites avant les expulsions) et une caravane dont l’habitant était absent. Pendant ce temps, la construction de Gourbi se poursuit, à base de récup et d’invendues, et nous la reconstruiront à chaque fois que l’État mortifère la détruira.

Gourbi fait partie de la douzaine de maisons en dur détruites en 2012 pour faire place à l’aéroport, depuis mort. C’est devenu l’endroit du Non-Marché, dernier symbole anticapitaliste de la zad, où l’on peut emporter quelques légumes et du pain à prix libres, chaque vendredi à 17h. Et puis ce fut pendant longtemps le lien entre l’Est et l’Ouest, à travers la « réu du jeudi », l’assemblée la plus éclectique et horizontale des occupant·e·s…

Vous êtes donc convié·e·s à nous rejoindre pour prendre part à l’aventure, de manière autonome si possible, mais nous avons quelques tentes à prêter, des sleepings (mais pas de couvertures), et un espace non mixte. Une cantine végan (mais pas que) participative et prix libre se chargera de la restauration, il sera possible de se joindre à des chantiers construction, de débattre de sujets que vous pourrez proposer lors d’une assemblée quotidienne d’échange d’infos, de chanter lors d’opens mic, de danser lors des concerts, de voir des films, lire des brochures, vous donner en spectacle dans un théâtre de verdure, ou tout simplement dormir toute la journée… et bien plus encore !

Des précisions seront apportées dans les prochains jours, gardez les yeux ouverts ! Et si dans un coin de garage ou de grenier prennent la poussière des outils ou objets que vous nous penseriez utiles, comme des clous, couvertures, tentes, caravanes, véhicules utilitaires ou autres, n’hésitez pas à nous les rapporter…


Article publié le 23 Août 2019 sur Paris-luttes.info