De Brigitte Fontaine à Boris Vian, en passant par les Belladonas et les Femmouzes, le répertoire des Chorâleuses est aussi varié que la couleur de leurs cheveux ! Ces toulousaines chantent l’histoire des femmes. Voilà comment elles étaient présentées lors d’un concert qui s’est déroulé en Ile-de-France en 2014.

Aujourd’hui, avec les Chorâleuses, et ce troisième CD, nous partageons les rires, les larmes, la colère, l’indignation, l’humour, la révolte, mais aussi le bonheur de les entendre chanter ensemble. Cette chorale féministe existe depuis près de 20 ans entre rigolades, escapades et aubades : ces femmes, différentes par leurs amours, leurs parcours, leurs âges, chantent leur engagement dans le Mouvement de Libération des Femmes. En 2000, balbutiements et 1er CD. En 2011, étonnement et 2ème CD. En 2018, elles sont encore là, 3ème CD. Féministes toujours, impertinentes souvent, révoltées, solidaires.

Le CD est dans la playlist de l’émission Femmes libres sur Radio libertaire !

« Nous réaffirmons aujourd’hui plus que jamais que les luttes des femmes, d’ici et d’ailleurs sont NOS luttes. Nous participons à de nombreux forums et manifestations, et sommes présentes en chansons le 8 mars journée internationale de luttes des femmes et le 25 novembre journée contre les violences faites aux femmes. Lutter et résister en chansons… c’est possible… et… nécessaire !!! Nous croyons toujours qu’on peut changer le monde … »

Elles inventent, elles chantent et surtout elles résistent !

Titre : Clandestina

Elles arrivent dans la poussière
D’un voyage clandestin
Elles trouvent la misère
Le rejet, l’esprit chauvin
Ces femmes que vous méprisez
Ont le droit de vivre ici
Cassons les vieux critères
Enfreignons les interdits

Refrain
Partageons la vie, la terre
La richesse pas la misère
Imposons le genre humain

Elles vivent dans la galère
Dans l’angoisse pour leurs enfants
On les dit étrangères
Et c’est nos sœurs pourtant
Pour sortir de la misère
De l’oppression, du tapin
Mais bon sang que faut-il faire
Pour avoir un lendemain

Pleurer sa langue et sa mère
Ses repères et ses ami·es
Être obligée de se taire
N’avoir ni droits ni abri
Nous sommes le sel de la terre
Nous sommes l’espoir de la vie
Nos luttes n’ont pas de frontières
Nos cœurs n’ont pas de pays

Paroles : Maria Del Amparo García, 2008 –
Arrangement musical : Sylvie Abillard


Article publié le 22 Juil 2019 sur Monde-libertaire.fr