Hier mardi 12 mars vers 7h une trentaine de camions de gendarmes mobiles ont envahi la ZAD. Ils
ont bloqué de nombreuses heures la D281 et la route des Fosses Noires pour accueillir plusieurs
pelleteuses et camions-benne. Ils ont détruit les cabanes reconstruites à Lama Fâché, à Youpi Youpi
et une plate-forme près de la Grée.

Ce matin, vingt fourgons de gendarmes mobiles et une dizaine de voitures bloquent les mêmes axes
afin de permettre à deux bateaux, deux fourgons de plongeurs spécialisés de la gendarmerie de
détruire la cabane sur l’eau, dépeçant et déblayant systématiquement chaque matériau de
construction.

Ce faisant, l’État use, comme à son habitude sur la ZAD et ailleurs d’une violence et de moyens
disproportionnés destinés à intimider et à réduire au silence les tentatives de contestation de sa
politique.
La préfecture affirme que « ces reconstructions sont sans lien avec les projets agricoles qui ont fait
l’objet de conventions d’occupation précaire. » C’est exact, mais est-ce un hasard que cette
intervention ait lieu sans aucun préavis, le jour même où la Délégation devait rencontrer les élus de
la communauté de communes d’Erdre et Gesvres (CCEG) pour envisager l’avenir de l’habitat sur ce
territoire ? Ou est-ce une façon peu élégante de manier la carotte et le bâton ?

Des membres de la Délégation, de la commission Habitat, de la commission Foncier et de
l’association NDDL Poursuivre Ensemble

Note : ce communiqué aurait dû être publié plus tôt mais a été bloqué par un détournement du site et de la boite mail








Source: http://zad.nadir.org/spip.php?article6427 -