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Piquets de grĂšve : RSI, DPD et CHRONOPOST

La lutte continue de façon coordonnée sur les 3 piquets.

Pour RSI (Gennevilliers), la situation se complexifie. RSI a Ă©tĂ© rachetĂ© et liquidĂ© par une autre entreprise. Ce qui n’est pas forcĂ©ment grave pour les camarades qui ont obtenu les documents administratifs (Cerfa, certificats de concordance). Cependant, le propriĂ©taire des locaux, devant lesquels le piquet se tient, a engagĂ© une procĂ©dure juridique pour faire Ă©vacuer le piquet de grĂšve.

Pour DPD et Chronopost, la situation est paradoxale
 La Poste a reconnu que des travailleurs sans-papiers avaient travaillĂ© sur plusieurs sites du groupe La Poste. Mais au lieu d’exiger des sous-traitants les documents administratifs et d’embaucher les camarades, La Poste a rompu son contrat avec le sous-traitant Derichebourg sur les 2 sites en lutte (DPD Le Coudray Montceau -91 et Chronopost Alfortville -94-). Comme les sous-traitants ne faisaient pas la mĂȘme chose sur d’autres plateformes, la lutte promet de durer encore de longs mois
 La solidaritĂ© doit se montrer Ă  la hauteur de la combativitĂ© des travailleurs sans-papiers. Pour plus d’infos, voir le communiquĂ© commun de Solidaires, SUD PTT, CTSPV

ChĂątellerault : 350 couturiĂšres en grĂšve chez le maroquinier de luxe Arco

Depuis le mercredi 18 mai, 350 couturiĂšres qui fabriquent des sacs Ă  main de luxe Vuitton Ă  ChĂątellerault ont cessĂ© le travail dans leur usine Arco. Elles sont en grĂšve sur le parking pour rĂ©clamer une hausse des salaires. Les piqueuses veulent +150 €, la direction propose +70 €.

Le dĂ©lĂ©guĂ© syndical dĂ©clare  : « Avec l’augmentation du Smic, on se rend compte qu’il n’y a que 13 centimes d’euros d’écart avec nos salaires. Si bien qu’on est restĂ©es au mĂȘme niveau et qu’on arrive pour certain(es) Ă  toucher le Smic ! Nos revendications sont lĂ©gitimes. Les filles ne veulent pas moins que ce qu’elles demandent. La direction peut faire un geste quand mĂȘme, c’est se ficher du monde ! Â»

La CGT appuie : « L’entreprise n’est pas Ă  plaindre : elle a fait 74 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2021, soit 7 millions de plus qu’en 2020. Â»

Le maroquinier de luxe Arco, qui a investi 10 millions d’euros dans une usine ultramoderne ouverte depuis 2019 au Sanital, connaĂźt une forte croissance liĂ©e Ă  la santĂ© Ă©clatante du secteur du luxe et le succĂšs grandissant du made in France Ă  l’étranger.

Le fabricant de maroquinerie haut de gamme emploie 87 % de femmes parmi ses 1.000 salariĂ©s.

source Centre presse

RATP : 3 journĂ©es de grĂšve les 23, 24 et 25 mai pour contrecarrer l’ouverture Ă  la concurrence

Comment transformer une journĂ©e de grĂšve rĂ©ussie le 25 mars, avec 70 % de grĂ©vistes, en une bataille victorieuse ? Et ce de prĂ©fĂ©rence avant le 1er juillet, date choisie par la direction de la RATP pour mettre en Ɠuvre ce que les syndicats du pĂŽle RĂ©seau de surface (RDS = les bus et tramways) considĂšrent comme une « casse des conditions de travail des machinistes -receveurs Â» anticipant l’ouverture Ă  la concurrence prĂ©vue fin 2024 ?

Les syndicats du pĂŽle RDS de la RATP (UNSA, FO, CGT, Solidaires, CFDT et SAT) proposent aux agents trois journĂ©es de grĂšve consĂ©cutives les 23, 24 et 25 mai prochains. Cela en lieu et place d’une nouvelle journĂ©e de 24 h faisant suite au 25 mars ou d’un appel Ă  une grĂšve illimitĂ©e dĂšs maintenant.

Certes, faute de syndicats prĂȘts Ă  signer, la RATP a dĂ» abandonner certaines dispositions impossibles sans accord, comme la suppression de six jours de repos, mais en aggravant la modification du temps de travail quotidien et en baissant les primes.

Les trois journĂ©es de grĂšve seront-elles en mesure de modifier les intentions de la direction ? Rien n’est certain, mais si elles sont aussi suivies que le 25 mars, la question d’une grĂšve illimitĂ©e en juin ou en septembre sera probablement Ă  l’ordre du jour.

souces Rapport de forces

Technocentre Renault : Non aux suppressions d’emplois chez PEI

Renault qui utilise les prestataires comme variable d’ajustement Ă  ses besoins a dĂ©cidĂ© une rĂ©duction de 27% des heures de mĂ©nage sur le site du Technocentre de Guyancourt. Les salariĂ©-es, de la sociĂ©tĂ© PEI en grande majoritĂ© des femmes, menacĂ©-es de perdre leur emploi, en grĂšve depuis le 3 mai se voient interdit-es d’entrer sur le site
 Et Renault bloque tous les accĂšs principaux (y compris Ă  ses propres salariĂ©s). En consĂ©quence, un piquet de grĂšve s’est installĂ© Ă  l’entrĂ©e livraison. Alors que l’accĂšs n’est nullement bloquĂ©, la police a Ă©tĂ© appelĂ©e par Renault et menace de faire intervenir les CRS, qui pour l’heure ne se sont pas encore montrĂ©s face Ă  la dĂ©termination des salariĂ©-es. Ce sont essentiellement des femmes qui se battent pour conserver leur emploi et leur salaire, souvent au Smic et Ă  temps partiel. Ce site est loin d’ĂȘtre le seul concernĂ© par une telle mesure


Le Collectif d’animation de SUD-Industrie

La France, pays de la souffrance au travail

Le 28 avril dernier, le journal l’HumanitĂ© sortait les statistiques d’Eurostat (l’INSEE de l’Union europĂ©enne) sur la mortalitĂ© au travail : la France est largement en tĂȘte, avec une mortalitĂ© deux fois supĂ©rieure Ă  la moyenne europĂ©enne. L’info n’a Ă©tĂ© que trĂšs peu reprise, et la plupart de nos grands mĂ©dias, toujours prompts Ă  dĂ©noncer les « retards Â» de la France vis-Ă -vis de ses voisins, ne s’y sont pas intĂ©ressĂ©s. La mort au travail et plus largement la souffrance au travail sont un vĂ©ritable tabou mĂ©diatique : les accidents mortels surviennent en moyenne deux fois par jour. En moyenne, chaque jour, 90 personnes subissent un accident grave qui leur laisse des sĂ©quelles Ă  vie. Qui en parle ? Pas grand-monde. Qui se demande comment nous en sommes arrivĂ©s lĂ  ? Quasiment personne. Et pour cause, se demander pourquoi on meurt et on souffre autant au travail en France, c’est mettre en accusation les trois derniers gouvernements, sarkozyste, socialiste et macroniste, qui ont dĂ©tricotĂ© le droit Ă  la santĂ© au travail. C’est mettre en Ă©vidence la responsabilitĂ© du patronat dans ce triste record. Bref, c’est mettre en lumiĂšre le fait que la lutte des classes ne se joue pas seulement dans les manifestations de rue et leur rĂ©pression, mais bien aussi dans la façon dont nos corps sont traitĂ©s au travail, par la bourgeoisie et ses reprĂ©sentants.   

sources : Frustration magazine et Luttes invisibles

Saint-Nazaire

Vingt salariĂ©.e.s (sur trente) de l’entreprise DAHER (sous-traitant) d’Airbus dĂ©brayent depuis 15 jours pour obtenir une augmentation de salaire, une augmentation de prime, du matĂ©riel de travail et une reconnaissance du temps de travail (formation des nouveaux venus). L’accord signĂ© par les syndicats lors des NĂ©gociations Annuelles Obligatoires (NAO) s’est fait sans consultation des salariĂ©s.

Ouest France 16 mai.

BibliothĂšque Nationale de France en lutte

La grĂšve des personnels de la BNF est reconduite le mardi 17 mai suite Ă  un projet dit de « rĂ©organisation du service public Â». Nous publions des extraits de la motion votĂ©e en AG.

Nous, personnel de la BnF rĂ©uni en AssemblĂ©e GĂ©nĂ©rale le jeudi 12 mai 2022 :

DĂ©clarons que la grĂšve du 10 mai a Ă©tĂ© un succĂšs important, avec de nombreux grĂ©vistes et une forte perturbation du fonctionnement de l’établissement, qui s’ajoute aux grĂšves qui ont lieu depuis dĂ©but mai, ce qui montre la mobilisation et la colĂšre du personnel contre les rĂ©gressions que veut nous imposer la direction de la BnF.

Constatons une nouvelle fois que la remise en cause du fonctionnement du service public et toutes les dĂ©gradations que cela entraĂźne est toujours autant refusĂ©e par les usagers, comme le montre les plus de 17 000 signatures recueillies par les deux pĂ©titions en ligne et la tribune publiĂ©e le 10 mai par les reprĂ©sentants des lecteurs au conseil d’administration et ALU BnF[
]

Exigeons de la direction de la BnF et du ministĂšre de la Culture qu’ils prennent bien conscience de la colĂšre et du rejet du personnel et du public et donnent satisfaction Ă  nos revendications :

‱ Retrait immĂ©diat de la rĂ©organisation du travail en service public et retour aux communications directes des documents toute la journĂ©e.

‱ Mise en place immĂ©diate de toutes les mesures nĂ©cessaires pour pourvoir les postes dont la BnF a besoin, en particulier de magasiniers titulaires, avec la publication dĂšs maintenant des postes vacants, puis l’organisation d’un recrutement direct consĂ©quent.

‱ ArrĂȘt des chantiers internes supplĂ©mentaires, qui dĂ©gradent les conditions de travail, afin de permettre aux agents de pouvoir faire dans de bonnes conditions le travail en service public et leurs tĂąches internes habituelles.

‱ Abandon immĂ©diat du recrutement des contractuels Ă  temps incomplet sur besoins permanents sur des CDD d’un an, contrats ultra-prĂ©caires sans droit et retour Ă  leur recrutement en CDI.

‱ Augmentation des moyens en personnel et financiers de la BnF pour pouvoir remplir dans de bonnes conditions l’ensemble de ces missions.

‱ Engagements clairs et prĂ©cis sur les primes.

‱ RĂ©vision du fonctionnement prĂ©vu pour le site de Richelieu et le recrutement du personnel titulaire nĂ©cessaire.

Solidarité internationaliste avec les travailleurs ukrainiens.

Le RĂ©seau syndical international de solidaritĂ© et de luttes a participĂ© au convoi d’aide des travailleurs Ă  la rĂ©sistance ukrainienne qui est arrivĂ© dans le pays, prĂ©cisĂ©ment Ă  Lviv, le vendredi 29 avril dernier.

Cette initiative Ă©mane des membres du RĂ©seau syndical international de solidaritĂ© et de luttes. Depuis leur arrivĂ©e, se sont rencontrĂ©s des syndicalistes et des militants de plusieurs pays comme le BrĂ©sil (CSP Conlutas), la France (Solidaires), l’Italie (ADL Cobas), la Lituanie (G1PS), la Pologne (IP – Inicyatywa Pracownicza) et l’Autriche (RCIT), ainsi que des rĂ©sistants d’Ukraine.

Le 29 avril, environ 800 kg de dons destinés à la population de cette région ont été remis directement au président du syndicat indépendant des métallurgistes et des mineurs de la ville de Kryvyi Rih.

Le convoi a suivi les conseils de l’organisation de rĂ©sistance des travailleurs de Kryvyi Rih et a donnĂ© la prioritĂ© Ă  l’envoi de produits d’urgence tels que des mĂ©dicaments, des trousses de premiers secours, des aliments secs, des aliments pour bĂ©bĂ©s prĂȘts Ă  l’emploi, ainsi que des batteries et des gĂ©nĂ©rateurs, ressources nĂ©cessaires dans une situation de pĂ©nurie critique de l’approvisionnement en nourriture et en mĂ©dicaments, ainsi qu’en Ă©lectricitĂ© et en chauffage.

Kryvyi Rih est le centre industriel du pays et comptait environ 615 000 habitants. Actuellement, la ville se trouve Ă  60 km des troupes russes.

source Labour solidarity

Manifeste du Réseau syndical international de solidarité et de luttes (extraits)

Ce réseau sur lequel nous nous appuyons largement pour les infos internationales vient de publier un manifeste dont nous publions des extraits.

Le RĂ©seau syndical international de solidaritĂ© et de luttes, constituĂ© en mars 2013 lors de notre rĂ©union de Saint-Denis (France) est le produit d’annĂ©es d’échanges et de travail commun entre plusieurs des organisations fondatrices. C’est ainsi, et sur la base d’orientations et de pratiques syndicales communes, que nous avons pu rassembler des organisations syndicales, des courants syndicaux et des tendances syndicales de nombreux pays d’AmĂ©rique, d’Europe, d’Afrique et d’Asie.

Deux ans plus tard, en juin 2015, nous avons organisĂ© une nouvelle rencontre internationale, Ă  Campinas (BrĂ©sil). À cette occasion, nous avons collectivement apprĂ©ciĂ© les Ă©volutions positives dans la construction de notre RĂ©seau, notamment son Ă©largissement, mais aussi le chemin qu’il nous reste Ă  parcourir pour nous doter de l’outil commun international nĂ©cessaire Ă  toutes les forces syndicales qui se revendiquent et pratiquent un syndicalisme de luttes, anticapitaliste, autogestionnaire, dĂ©mocratique, Ă©cologiste, indĂ©pendant des patrons et des gouvernements, internationaliste, et luttant contre toutes formes d’oppression (machisme, racisme, homophobie, xĂ©nophobie). La dĂ©mocratie ouvriĂšre, l’auto-organisation des travailleurs et travailleuses sont aussi parmi nos rĂ©fĂ©rences communes.

La troisiùme rencontre internationale s’est tenue à Madrid (État espagnol) en 2018, la quatriùme à Dijon (France) en 2022 [
] Plus d’infos, sur Labour solidarity et Solidaires

Le 20 mai 2022

contact Rubrique I.S.



Source: Oclibertaire.lautre.net