Juillet 24, 2016
Par Paris Luttes
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Bienvenue à Nanterre : une fac qui diffame les syndicats et rejette les étudiants !

Ajourd’hui [21 juillet], le vice président de l’université de Nanterre, M. Brechet a refusé la demande de dépôt collectif portée par Solidaires Etudiant-e-s, car nous serions des « preneurs d’otages » .

Rappel des faits

Depuis le 6 juillet, les étudiants peuvent venir s’inscrire à l’université. Chaque jour Solidaires Etudiant-e-s tient un stand dans le but d’aider les étudiants ayant un problème d’inscription. Nous avons à ce jour, recueillis plus de 70 dossiers de personnes, refusées par l’université, mais souhaitant tout de même s’inscrire à Nanterre, dans la filière de leur choix.

Ce 21 juillet, nous avons organisé, avec les personnes concernées, un dépôt collectif de ces dossiers auprès de la direction de l’université. Le Vice-Président, M. Brechet a d’abord refusé de nous rencontrer.

Puis, parce que nous étions plus de 20 dans le hall et que nous avons refusé de partir, M. Brechet a été contraint de descendre. Le vice président de l’université a annoncé devant tout le monde qu’il refusait de prendre l’ensemble des dossiers, parce qu’ils étaient défendus par Solidaires Etudiant-e-s.

Celui-ci nous a accusé de « prendre en otage les étudiant-e-s » et d’instrumentaliser ces problèmes d’inscription à des fins purement égoïstes. En effet, l’université a un conflit avec nous : elle souhaite nous expulser de notre local, justement parce que nous défendons les étudiant-e-s toute l’année dans leurs problèmes en lien avec les inscriptions, les examens, et parce que nous combattons les coupes budgétaires et la privatisation de l’université.

Le vice président a alors annoncé que les dossiers seraient « étudiés » s’ils étaient défendus par un autre syndicats ou s’ils étaient [re]déposés individuellement.

Il s’agit à nouveau d’une grave remise en cause du droit syndical c’est-à-dire le droit des étudiants de pouvoir s’organiser collectivement pour se défendre !

Halte à la discrimination syndicale !

M. Brechet a annoncé que tant que notre situation ne serait pas régularisée, nous ne pourrons pas avoir d’activité syndicale sur le campus. Va-t-on nous refuser définitivement d’accéder à notre local ? De pénétrer dans les Conseils où nous sommes pourtant élus ?

En nous traitant de « preneurs d’otages » , M. Brechet commet un acte de diffamation et reprend à son compte la pire réthorique antisyndicale, digne du patronat et du MEDEF, qui comparaient il y a peu les organisations syndicales à des « voyous » et à des « terroristes » !

Quelle sera la prochaine étape ? Convoquer Solidaires Etudiant-e-s en conseil de discipline pour avoir collé des affiches sur des panneaux syndicaux ? Être embarqué au commissariat pour avoir diffusé le tract que nous rédigeons en ce moment ? Envoyer le GIGN car nous possédons dans notre local un massicot pour couper les tracts ?

Halte à la sélection !

M. Brechet a également annoncé la couleur : il traiterait uniquement les dossiers déposés au cas par cas. Et il a affirmé que de toute façon il n’y a plus de place à Nanterre.

Donc tous ceux qui veulent s’inscrire dans la filière de leur choix doivent s’attendre à une réorientation forcée. Il s’agit d’une gestion purement comptable de l’avenir des étudiant-e-s.

En effet, la direction de l’université vote des budgets d’austérité. 5300h de cours sont ainsi supprimées à la rentrée !

Pour Solidaires Etudiant-e-s, s’inscrire dans la filière de son choix est un droit. Nous poursuivrons donc dès la rentrée, avec l’ensemble des étudiants, personnels et enseignants, ainsi que leurs organisations syndicales, cette mobilisation unitaire afin d’obtenir l’inscription de tous et toutes les étudiant-e-s.

Il s’agit du combat financier pour le réengagement financier de l’Etat à hauteur des besoins, et de l’abrogation des lois LRU et Fiorasio qui organisent l’austérité, la privatisation et la sélection des étudiant-e-s.

Pour l’inscription de tous et toutes dans la filière de son choix

Pour une université publique, gratuite, laïque, pour tous et toutes !




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