Janvier 13, 2023
Par Union Communiste Libertaire (UCL)
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+51%, c’est l’augmentation moyenne que les patrons des grandes entreprises se sont accordé cette année. +2,5%, ce sont les miettes laissées aux salarié·es. Dans le même temps, l’inflation est à +10% sur la nourriture et à +135% sur le gaz… On est censé faire comment ?

Il existe plusieurs modes d’organisation de la production, et de répartition des richesses produites. À l’UCL, nous défendons la mutualisation des moyens de production. D’une part, les travailleuses et les travailleurs, fort·es de la connaissance de leur métier et de leur secteur d’activité, élaboreraient de manière démocratique les stratégies industrielles de leur entreprise. D’autre part, le mode de répartition des richesses produites serait pensé pour répondre aux besoins de chacun·e.

Où va la richesse qu’on produit ?

Les capitalistes, eux, nous emprisonnent dans le système du salariat. Ils se présentent comme les seuls capables d’organiser la production, la « loi » de l’offre et de la demande étant censée régler la problématique de la répartition des richesses. En réalité, dans ce système, la majeure partie de ce que nous produisons en travaillant nous est confisquée. Si nous travaillons 7h par jour, notre salaire correspond à la richesse que nous produisons en 1h à 1h30. Le reste est confisqué par le capitaliste propriétaire de l’entreprise. Notre salaire ne correspond pas au travail que nous fournissons.

Hold-up sur nos salaires

Pire : les prix qui nous sont imposés en tant que consommateurs, eux non plus, ne correspondent pas à la valeur réelle des biens et services dont nous avons besoin. Les prix sont calculés pour que les capitalistes enregistrent des profits. Ainsi, les capitalistes, via le système du salariat, nous volent deux fois : une première fois en ne nous payant pas les salaires qui nous sont dûs, et une seconde fois en nous imposant des prix bien trop hauts. En effet, leur objectif n’est pas de veiller à ce que les biens et services soient répartis en fonction des besoins de chacun·e, mais que les salaires et les prix qui nous sont imposés leur garantissent de confortables profits.


À qui profite la hausse des prix ?

On le voit depuis plusieurs années : malgré des bénéfices records, les capitalistes continuent de nous imposer l’austérité salariale. On le constate aussi avec la hausse complètement folle des prix, notamment ceux des produits alimentaires et de l’énergie. Les prix des œufs, du lait, et des pâtes explosent, mais les paysans qui les produisent gagnent de moins en moins. Les prix des carburants explosent, mais Total et compagnie continuent de verser toujours davantage de dividendes à leurs actionnaires. Ceci est un hold-up.

Austérité pour tou·tes !

L’austérité ne concerne pas seulement les travailleuses actives et les travailleurs actifs, elle concerne aussi les privé·es d’emploi, qui voient leurs allocations chômage diminuer comme peau de chagrin. Elle concerne aussi les retraité·es, dont Macron ne cesse d’attaquer les pensions. Pourquoi ? Soi-disant parce que les patrons sont écrasés de « charges ». Ils « ne veulent plus payer » la solidarité… Mais on l’a vu plus haut : les cotisations sociales payées par les patrons le sont avec de l’argent qu’ils nous volent ! Nous faire bosser jusqu’à 65 ans et plus, c’est nous prendre toujours plus. On ne l’oublie pas : 25% des plus pauvres sont déjà morts à cet âge.

Face à cela, une seule possibilité pour nous, travailleuses et travailleurs : la lutte. Contre l’austérité et la hausse des prix, contre la casse des retraites et des systèmes de solidarité, bloquons le pays par la grève ! Sans perdre de vue qu’il nous faut aussi, à moyen terme, sortir du salariat, socialiser les moyens de production, et abolir le capitalisme qui nous exploite au profit de quelques uns.


Et les femmes dans tout ça ?

Nous sommes encore plus exposées et précarisées que les hommes. D’abord, parce que le système patriarcal, que le capitalisme utilise comme outils au service de sa domination, nous cantonne dans des emplois précaires, souvent à temps partiel. Ensuite, parce que dans cette société machiste, nous avons souvent la responsabilité d’élever seules les enfants. Précarisées, isolées, et sur-exploitées, l’injustice qui nous frappe est encore plus violente. C’est pourquoi nous sommes souvent en première ligne des luttes contre la vie chère et les oppressions.

Les luttes sociales sont des luttes féministes, le 19 janvier comme le 8 mars nous ferons grève !


Union communiste libertaire, le 13 janvier 2023

Télécharger le tract au format PDF :

Tract inflation/retraites

Verso d’appel au 8 mars :

Tract 8 mars 2023




Source: Unioncommunistelibertaire.org