Avril 23, 2021
Par ACRIMED
209 visites


Qu’est-ce qui vous a donnĂ© envie de faire ce film ? Quel rapport entretenez-vous aux mĂ©dias ?

SĂ©bastien Magnier : Petit, je me souviens avoir voulu ĂȘtre journaliste, sans trop savoir ce que c’était. J’ai toujours regardĂ© les informations ; aujourd’hui je lis plutĂŽt les journaux, j’écoute la radio, tout cela m’intĂ©resse. En tant qu’usager des mĂ©dias, j’ai aussi dĂ©veloppĂ© un regard critique. À la fac, j’avais un professeur qui contribuait Ă  Acrimed et je regardais l’émission de Daniel Schneidermann, ArrĂȘt sur images. À force d’écouter la radio, j’ai commencĂ© Ă  me poser des questions : les journalistes racontaient tous la mĂȘme chose, parlaient tous de la mĂȘme maniĂšre. Ils semblaient former un corps, sans individualitĂ©. J’ai voulu savoir comment ils Ă©taient formĂ©s.

Julien Meunier : Je me souviens que lorsque SĂ©bastien m’en a parlĂ©, c’était il y a cinq ou six ans, Ă  un moment oĂč je me posais pas mal de questions sur les canaux de l’information. De plus en plus de citoyens se mettaient, via les rĂ©seaux sociaux, Ă  produire de l’information. J’étais curieux de savoir ce qu’une Ă©cole rĂ©pondait Ă  cela : si, d’un cĂŽtĂ©, il y a des professionnels que l’on est censĂ© croire, que penser de ce phĂ©nomĂšne nouveau qui pousse les citoyens Ă  faire un travail de journaliste ? Quelle est la diffĂ©rence entre un journaliste formĂ© au CFJ et un individu lambda qui, chez lui, avec son tĂ©lĂ©phone portable, raconte ce qui se passe au coin de sa rue, va faire un petit micro-trottoir et mettre ça sur Youtube ? Je me disais qu’il y aurait quelque chose de l’ordre d’une dĂ©finition du journalisme qui allait se donner dans les cours du CFJ. Par ailleurs, je savais qu’il y avait des studios de tĂ©lĂ© et de radio dans lesquels des jeunes allaient se mettre en scĂšne, imiter ce qu’ils s’imaginent du mĂ©tier de journaliste. DĂšs lors, on a su qu’on pourrait faire un film, qu’il y aurait une matiĂšre cinĂ©matographique, quelque chose de l’ordre de l’image qui parle d’elle-mĂȘme.

Comment avez-vous choisi l’école ?

S. M. : Le CFJ compte parmi les Ă©coles les plus rĂ©putĂ©es – une des 14 Ă©coles reconnues par la profession – et puis, c’est Ă  Paris, lĂ  oĂč Julien et moi habitons. C’est donc la premiĂšre Ă©cole que nous avons dĂ©marchĂ©e et ils ont immĂ©diatement acceptĂ©.

J. M. : Nous nous sommes prĂ©sentĂ©s trĂšs simplement, en expliquant notre intĂ©rĂȘt pour l’école, la formation des journalistes, notre envie de faire un film. Nous nous sommes rendu compte que ça n’avait jamais Ă©tĂ© fait, notamment dans le documentaire de crĂ©ation. Nous pensions que c’était un lieu secret, que nous mettrions des mois Ă  percer. Pas du tout. Ils nous ont ouvert grand les portes de l’école.

Est-ce que vous vous ĂȘtes lancĂ©s dans ce film en vous disant que vous alliez « filmer l’ennemi ? Â»

J. M. : C’est une question vraiment compliquĂ©e parce qu’en tant que citoyens, les pratiques journalistiques majoritaires ne nous conviennent pas. Mais, en tant que documentaristes, trĂšs naturellement, il y a eu la volontĂ© d’ouvrir le regard, de se laisser la possibilitĂ© de rencontrer autre chose que ce qu’on imaginait. Donc en pratique, on ne les a pas abordĂ©s comme des ennemis. Mais ça n’empĂȘche pas le regard critique, avant, pendant et aprĂšs, au montage, lorsqu’on reconstruit notre regard.

S. M. : En allant filmer ces gens, il ne s’agissait pas de les juger. Nous avons adoptĂ© un point de vue de tĂ©moin. Je me souviens que beaucoup d’élĂšves Ă©taient mĂ©fiants et nous demandaient pour qui on travaillait. Quant Ă  la direction du CFJ, elle nous a dit : « On fait le mĂȘme mĂ©tier ! Â» Je pense qu’ils se sont dit que ça pouvait leur faire un peu de publicitĂ©. C’est une Ă©cole privĂ©e qui fonctionne avec des donations et les frais de scolaritĂ© des Ă©tudiants et des Ă©tudiantes


J. M. : Nous mĂȘme, nous Ă©tions surpris d’un tel accueil. Rien ne nous a Ă©tĂ© cachĂ©. De la part de l’école, il y avait vraiment une volontĂ© de respecter notre travail. Nous avons pu, dĂšs le dĂ©but du tournage, filmer le concours d’entrĂ©e et les dĂ©libĂ©rations du jury, ce qui n’est pas anodin. Donc au moment de la rencontre, la question de l’ennemi ne se pose pas, ni mĂȘme vraiment plus tard. Mais cela ne nous empĂȘche pas de nous inscrire en faux. Surtout au montage, parce que notre pratique de documentaristes se confronte Ă  la pratique journalistique. Nous sommes quasiment Ă  l’opposĂ© de la pratique journalistique majoritaire. Cela nous a obligĂ©s aussi Ă  rĂ©affirmer nos pratiques de documentaristes.

S. M. : Nous avons voulu marquer la diffĂ©rence entre le regard du journaliste et celui du documentariste ; s’inscrire contre la pratique, mais pas contre les gens. Nous restions longtemps au mĂȘme endroit, laissions tourner la camĂ©ra, refusant de construire des personnages.

J. M. : C’est peut-ĂȘtre aussi la diffĂ©rence entre une dĂ©marche de journalistes et une dĂ©marche de documentaristes. Nous aurions Ă©tĂ© journalistes, nous aurions recueilli l’information, posĂ© des questions, menĂ© l’enquĂȘte. En tant que documentaristes, il nous faut quelque chose du cinĂ©ma qui nous excite ou qui nous interpelle pour pouvoir en faire un film.

Ce qui m’a frappĂ©e dans votre film, c’est que ce que vous avez choisi de nous montrer s’apparente plus Ă  une formation thĂ©Ăątrale qu’à une formation de journalistes. À les entendre sans cesse rĂ©pĂ©ter leurs textes, corriger leurs intonations, on finit par se demander si on n’est pas au Cours Florent. Tout semble privilĂ©gier la forme au fond : mĂȘme les rares livres que l’on aperçoit servent de pieds de table ! À aucun moment, nous ne voyons les Ă©tudiants et Ă©tudiantes effectuer un travail de terrain : ĂȘtre Ă  la source de l’information, rĂ©aliser des entretiens, se documenter, enquĂȘter. Pourquoi ce choix ?

S. M. : Nous n’avons pas rĂ©pondu Ă  un dĂ©sir d’exhaustivitĂ©… Mais s’ils font un travail d’enquĂȘte, on ne l’a pas vu.

J. M. : Nous n’avons, justement, pas fait un travail de journaliste. Nous sommes allĂ©s uniquement lĂ  oĂč nous voulions. NĂ©anmoins, il nous semble qu’il n’y a pas de cours sur l’histoire du journalisme, sur l’éthique. Mais cela paraĂźt tellement extraordinaire aux spectateurs du film que je deviens de moins en moins affirmatif et me demande si on n’est pas passĂ© Ă  cĂŽtĂ© ! C’est toujours le format qui est travaillĂ© : le format du micro-trottoir, le format du reportage. Au fond, ce que je pense, c’est que le CFJ forme les jeunes au monde du travail. Et la rĂ©alitĂ© du monde du travail, ce n’est pas l’enquĂȘte. D’ailleurs, les deux confĂ©rences auxquelles nous avons assistĂ©, c’était : « Comment devenir son propre employeur et fabriquer son propre mĂ©dia. Â» C’est vraiment des questions « PĂŽle Emploi Â»…

S. M. : Je me souviens que lorsque les Ă©lĂšves arrivaient le matin, ils ou elles faisaient une confĂ©rence de rĂ©daction mais je ne les ai jamais vu rĂ©aliser un travail d’enquĂȘte ou d’investigation. Les Ă©lĂšves partaient donc faire un sujet sur un thĂšme, prĂ©dĂ©terminĂ© par l’actualitĂ©. Ils allaient faire semblant, et poser les mĂȘmes questions que tel ou tel journaliste lors de tel ou tel Ă©vĂ©nement. Il n’y avait pas d’enquĂȘte.

J. M. : Ce qui est rĂ©vĂ©lateur c’est que quand ils revenaient avec leur sujet, les Ă©lĂšves n’étaient jamais notĂ©s sur la qualitĂ© de l’information, mais toujours sur la forme : il fallait que ça fasse tant de minutes, que l’exposition arrive au dĂ©but, que les images accompagnent bien le texte, que de temps en temps il y ait une prise de parole qui rythme l’article. Ils sont lĂ  pour apprendre l’écriture journalistique, le fond n’a aucune importance. Que ce soit un salon du chocolat, la semaine de la mode ou un accident nuclĂ©aire, c’est identique.

Pendant les repĂ©rages, dans un couloir, nous avons vu plusieurs Ă©lĂšves effectuant des allĂ©es et venues en rĂ©citant leur brĂšve. Effectivement, ils auraient pu passer pour des acteurs qui rĂ©pĂštent leur texte. Nous, immĂ©diatement, cela nous a fait penser Ă  une secte. La scĂšne Ă©tait vraiment Ă©tonnante, et trĂšs cinĂ©matographique. À ce moment-lĂ , nous avons compris qu’il se passait quelque chose Ă  l’image, qu’un journaliste dĂ©butant n’avait pas la mĂȘme prosodie qu’un Ă©tudiant de deuxiĂšme annĂ©e et que cela allait s’entendre. Nous avons compris que leur corps et leur voix seraient des outils cinĂ©matographiques pour comprendre les questions de formats, d’écriture, de pratiques journalistiques et d’intĂ©gration de ces pratiques professionnelles. Quasiment tout ce qui nous intĂ©ressait dans la question de l’information se retrouvait rĂ©sumĂ© dans ces images d’un corps ou d’un visage face Ă  un micro.

S. M. : C’est frappant chez l’étudiant qui doit rĂ©citer sa brĂšve sur les migrants morts en MĂ©diterranĂ©e. Il avait une Ă©nergie incroyable, il Ă©tait hyper tendu, trĂšs stressĂ©, il avait envie de faire du mieux possible. Et pourtant, la rĂ©pĂ©tition dilue complĂštement le drame qui se joue. On assiste Ă  une perte de sens et Ă  une distanciation par rapport Ă  la rĂ©alitĂ©. Pourtant, il avait commencĂ© en disant « le sujet m’intimide Â».

J. M. : Ce qui semble paradoxal c’est que l’école a conscience de cela. Elle prĂ©tend chercher les individualitĂ©s, et surtout pas un journaliste lambda. Des intervenants sont payĂ©s pour leur apprendre Ă  respirer et sortir de cette caricature de voix journalistique. C’est comme si l’école refusait ce formatage tout en le produisant. Il faut entrer dans le moule pour trouver du travail. Il n’est pas question de ne former que des marginaux et en mĂȘme temps, il y a un souci d’essayer d’en faire autre chose que des robots.

S. M. : Oui, c’est assez maigre comme solution, ça n’est jamais remis en question par l’école, il n’y a pas de volontĂ©…

J. M. : Il n’y a pas le temps, puisque toutes les demi-heures, tu dois rĂ©diger un papier d’une minute trente. Ils n’ont pas le temps de penser…

Votre film se construit Ă  travers une succession de plans oĂč les Ă©tudiants et les Ă©tudiantes semblent complĂštement interchangeables : la camĂ©ra se pose dans un coin du studio et les sujets dĂ©filent, ce qui donne une impression de fabrication en sĂ©rie…. Combien de promotions avez-vous filmĂ©es ? Pendant combien de temps ?

S. M. : Nous sommes restĂ©s un an et avons filmĂ© de mai 2015 Ă  juillet 2016. On a suivi trois promotions, mĂȘme si c’est surtout la premiĂšre annĂ©e qui apparaĂźt Ă  l’écran. Quant aux Ă©lĂšves, nous n’avions pas envie de les identifier pour justement ne pas construire des personnages.

J. M. : Nous ne voulions pas entrer dans une narration linĂ©aire, ni dans une psychologie ou une sociologie des futurs journalistes. On focalise – ce qui veut dire exclure beaucoup de choses – sur la pratique. Nous avons dĂ©cidĂ© de ne regarder que ce qu’ils font et non pas qui ils sont.

Votre film est presque un huis-clos. Le seul moment hors de l’école a lieu juste aprĂšs les attentats du Bataclan et lĂ  encore, les journalistes sont tellement concentrĂ©s au mĂȘme endroit qu’ils donnent l’impression d’ĂȘtre enfermĂ©s dehors. Était-ce pour vous une maniĂšre de dĂ©noncer un entre-soi ?

S. M. : Nous les avons filmĂ©s Ă  l’extĂ©rieur Ă  d’autres moments mais, avec cette sĂ©quence, nous voulions marquer la diffĂ©rence entre la maniĂšre dont ils travaillent Ă  l’école et la confrontation avec le rĂ©el.

J. M. : Avec la sĂ©quence du Bataclan, c’est la premiĂšre fois dans le film qu’ils sortent. Il y a une confrontation avec le rĂ©el parce qu’on les sent perdus, c’est compliquĂ© pour eux de se retrouver face aux gens, etc. Mais il y a quand mĂȘme quelque chose de l’entre-soi aussi parce qu’autour d’eux, il y a des journalistes. Ils sont tous au mĂȘme endroit, c’est un Ă©clairage de plateau et on sent bien que tout le monde fait le mĂȘme reportage au mĂȘme moment. Il y a effectivement quelque chose du monde journalistique qui les suit dehors.

Il y avait une sĂ©quence qu’on aimait bien, dans laquelle les Ă©lĂšves sortaient dans la rue pour travailler le duplex. C’était au moment de l’attentat de Charm el-Cheikh : ils sont dehors et miment, micro en main, un duplex. Sauf qu’ils sont rue du Louvre Ă  Paris. On les entend dire : « DerriĂšre moi, les Égyptiens, la plage, les touristes russes qui partent. Â» Et on voit le marchĂ© du quartier, une classe d’enfants qui passe ! Cette sĂ©quence racontait vraiment comment, mĂȘme hors de l’école, ils sont dans leur bulle et jamais dans le rĂ©el. Nous avons enlevĂ© la sĂ©quence pour des raisons de structure et de narration, mais je pense qu’on en trouve un Ă©cho dans celle du Bataclan, mĂȘme s’il s’agissait surtout ici de montrer la rupture. En tĂ©moigne cette Ă©tudiante qui, devant les lieux de l’attentat, suggĂšre d’interviewer des enfants. Sa proposition peut choquer, mais elle montre bien que dehors, ils sont perdus, ils sont dĂ©connectĂ©s.

En fait, nous sommes face Ă  un miroir dĂ©formant de notre pratique qui consiste Ă  rencontrer le rĂ©el : pour eux, le scĂ©nario est dĂ©jĂ  Ă©crit, ils savent ce qu’ils veulent, ce qu’ils cherchent. Bizarrement, le rĂ©el n’est pas leur sujet. On le voit bien avec, par exemple, l’importance donnĂ©e par les intervenants Ă  l’idĂ©e de raconter une histoire, de capter l’attention Ă  travers un storytelling permanent. Ils travaillent principalement sur des tech-niques de rĂ©cit et des formats prĂ©Ă©tablis. Et quand la singularitĂ© du rĂ©el devient incontournable, ils ne savent plus quoi en faire.

Pendant une heure, nous voyons ces Ă©tudiants et Ă©tudiantes dĂ©filer, se comporter « en bons petits soldats Â» pour reprendre l’expression de François Ruffin. Et arrive la derniĂšre sĂ©quence, qui sonne un peu comme une mutinerie : soudain Ă©mergent des questionnements extrĂȘmement intĂ©ressants et mĂȘme des prises de parole touchantes. Je pense Ă  cet Ă©tudiant qui dit : « Je suis venu dans une Ă©cole de journaliste en pensant faire de l’information et je me retrouve Ă  faire de l’émotion. Â» Mais quid des enseignants ?

S. M. : La sĂ©quence de fin, ce moment oĂč les Ă©tudiants Ă©changent autour de leurs pratiques, ce n’était pas prĂ©vu, ce n’est pas organisĂ© par l’école. C’est le seul moment oĂč nous sommes un peu intervenus parce que beaucoup d’élĂšves Ă©taient chamboulĂ©s et s’interrogeaient par rapport Ă  leur maniĂšre de faire. Ça nous paraissait important de crĂ©er un moment qui puisse faire Ă©merger ces discussions.

J. M. : L’école avait Ă©videmment conscience de la difficultĂ© de la situation. Leur rĂ©ponse consistait Ă  dire : « Nous sommes lĂ  pour vous Ă©couter si vous avez des problĂšmes. Â» Donc on savait qu’il y aurait des moments de discussion, mais de maniĂšre informelle et individuelle. C’est pour cela que nous avons proposĂ© ce temps collectif. Les intervenants ne sont pas dans le montage parce que, s’ils Ă©taient prĂ©sents, ils et elles ont eu l’intelligence de ne pas phagocyter la parole, de laisser les Ă©tudiants et les Ă©tudiantes s’exprimer. Cela a seulement Ă©tĂ© rehaussĂ© au montage pour les faire disparaĂźtre un peu plus.

S. M. : Et puis, cette sĂ©quence, c’était aussi l’occasion de donner la parole aux Ă©tudiants. Jusqu’ici, ils faisaient les exercices sans poser de questions. Avec le Bataclan, il y a eu rupture. Certains se seront fait eux-mĂȘmes interviewer parce qu’ils avaient un ami Ă  l’hĂŽpital et se seront retrouvĂ©s devant des journalistes trĂšs insistants ; d’autres auront eu tout un week-end pour regarder la tĂ©lĂ©vision, observer les pratiques de leurs aĂźnĂ©s et les confronter avec leurs propres pratiques. Tout d’un coup, ils et elles se posent des questions. Et une parole qui n’existait pas avant, apparaĂźt. Maintenant, on ne dit pas que cette pratique journalistique va changer : on travaille un doute, tout est possible… Ils restent deux ans Ă  l’école et aprĂšs, ils ont toute une vie de journaliste dans diffĂ©rentes rĂ©dactions qui font que… rien n’est Ă©crit !

Avez-vous projetĂ© votre film au CFJ ?

Le montage du film s’est terminĂ© en dĂ©cembre 2019 et en raison de la situation sanitaire, ça n’a pas encore Ă©tĂ© possible. Mais nous avons trĂšs envie de montrer ce film, d’en discuter, de poser et rĂ©pondre aux questions. Nous croyons vraiment que ça peut donner lieu Ă  des discussions profitables pour tout le monde. C’est presque quelque chose que nous souhaitons rendre Ă  l’école qui nous a si bien accueillis, ce moment oĂč deux pratiques se croisent et se rencontrent.

Propos recueillis et transcrits par Élodie Gabillard

Les rĂ©alisateurs :

Julien Meunier est diplĂŽmĂ© de la facultĂ© de cinĂ©ma Censier Paris III Sorbonne Nouvelle, oĂč il rencontre SĂ©bastien Magnier. Il part ensuite Ă©tudier la bande dessinĂ©e Ă  AngoulĂȘme puis revient au cinĂ©ma par le documentaire. Depuis 2008, il rĂ©alise des films et travaille toujours en co-rĂ©alisation. Il s’agit de sa premiĂšre collaboration avec SĂ©bastien Magnier.

Avec « En formation Â», SĂ©bastien Magnier, Ă©galement diplĂŽmĂ© de la facultĂ© de cinĂ©ma Censier Paris III Sorbonne Nouvelle, rĂ©alise son premier film. Il a travaillĂ© pendant 15 ans comme documentaliste au CNC, a rejoint en 2012 la rĂ©daction du journal du festival « Le cinĂ©ma du RĂ©el Â», qui marque sa rencontre avec le documentaire de crĂ©ation.

Let’s block ads! (Why?)




Source: Acrimed.org