Novembre 16, 2020
Par Filmothèque Des Cinémas Zadistes
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Entrer dans la guerre médiatique

La zad étant à un moment une cible, en tant qu’utopie existante et menaçante, les zadistes ont subi avec force ce qu’Alain Brossat appelle la « violence médiatique ». Il ne s’agit pas seulement de la haine de classe, « des mots qui blessent » mais aussi des formules et des images destinées à faire oublier que ce sont « les manifestants qui, et de loin, paient le plus lourd tribu des « violences » […] de l’emploi par la police d’armes de guerre civile et de la mise en œuvre d’une violence disproportionnée. » La violence subie sur le terrain par les zadistes se double d’une violence médiatique dont il ne peuvent pas ne pas avoir écho, qui les touche directement eux ou leur entourage. Contre la zad il s’agit donc d’une guerre économique, symbolique et politique qui vient doubler la guerre, sur le terrain, plus directement militaire. Dans cette guerre médiatique, des cinéastes zadistes entendent poser des images contre les images de l’ennemi et opposer leur caméra à celle des flics ou des journalistes.

– Faire des images-archives / images-témoins

Terreur (d’État) au Testet – Sivens, G.R.O.I.X, 2014

– Monter des images-miroirs / images- mémoires

Une grenade tue Rémi Fraisse [Mise en examen de la grenade], Lundimatin, 2014

– filmer l’envers des Jts / poursuivre les journalistes avec sa caméra

Evacuation de la zad : première semaine [1/3], Lundi Matin, 2018




Source: Cinemaszadistes.noblogs.org