Il y a 40 ans, dans les rues de Paris, l’Etat exécutait Jacques Mesrine hors de tout cadre légal. Cette année nous venons de battre le triste record de personnes mutilées par la police sans qu’en général il ne soit même possible d’identifier les fonctionnaires qui travaillent avec matricule et visage masqué. En fait rien n’a changé depuis ce 2 novembre 1979, les noms des morts et des blessés s’ajoutent aux listes et la seule chose qui en ressort est que les institutions policière et judiciaire ne sont pas mues par de grands principes de droit mais avant tout par le maintient d’un ordre social.

Et si l’Etat revendique le monopole de la violence ce n’est donc pas en défense d’un idéel de justice mais de manière beaucoup plus pragmatique c’est pour tenir cet ordre social coûte que coûte. Leurs règles et leur droit s’adapteront toujours à leur nécessité. Ni oubli ni pardon et ne laissons pas à l’Etat le monopole de la violence.

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Article publié le 05 Nov 2019 sur Lille.indymedia.org