Le 7 août 1900, paraît, à Mexico le premier numéro de Regeneración, hebdomadaire qui sera publié successivement dans cette capitale (de 1900 à 1901) et aux États-Unis (San Antonio, Texas, 1904-1905, Saint Louis, Missouri, 1905-1906, Los Angeles, Californie, 1910-1918) et jouera un rôle majeur dans la chute de la dictature de Porfirio Díaz.

Organe du Parti Libéral Mexicain (PLM) à partir de 1905, Regeneración est le principal instrument du mouvement anarchiste mexicain. Par des articles, poésies, contes et même œuvres théâtrales, ses rédacteurs diffuseront jusqu’en mars 1918 les idées libertaires à travers le Mexique.

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Pour avoir participé en 1892 à une manifestation contre la dictature de Porfirio Díaz, Ricardo Flores Magón est condamné à 5 mois de prison pour sédition. En raison de ses activités politiques, il sera expulsé de l’École nationale de jurisprudence en 1898.

Familier des écrits de Bakounine, Malatesta, Grave et Kropotkine, Ricardo fonde avec son frère Jésus le journal Regeneración le 7 août 1900. Leurs positions idéologiques évoluera vite. Le journal purement légaliste, Regeneración devient un « Journal indépendant de combat ».
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Pour insulte au président, Ricardo et Jésus sont arrêtés le 22 mai 1901. Ils sont condamnés à 12 mois de prison à Belém. Jésus abandonne le combat…
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Aidé par son frère Enrique, Ricardo continuera clandestinement la publication de Regeneración, jusqu’en octobre 1901. Il cessera pour des raisons de sécurité. Soutenus par les militants libéraux Santiago de la Hoz et Juan Sarabia (du Club libéral de Librado Rivera), Ricardo Flores Magón reprend El Hijo del Ahuizote le journal satirique anti-Díaz de Daniel Cabrera.
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Les arrestations, les peines d’emprisonnement se succèdent contre les libéraux. Le 9 juin 1903, la Cour suprême du Mexique interdit les écrits de Ricardo Flores Magón. Ne pouvant plus s’exprimer au Mexique, il poursuivra la lutte depuis les États-Unis. De nombreux militants ont suivi Ricardo et Enrique aux États-Unis. Avec l’aide de Juan et Manuel Sarabia, le journal Regeneración (2e époque) paraît le 5 novembre 1904 à San Antonio (Texas).
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Grâce aux militants du syndicat révolutionnaire des IWW [1] des milliers d’exemplaires de Regeneración défient Porfiro Díaz en circulant clandestinement au Mexique.

Pour échapper aux tueurs envoyés par Díaz, en février 1905, Regeneración se déplace à Saint Louis (Missouri), où la parution reprend. Librado rejoint la rédaction.
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Le 28 septembre 1905, la Junte organisationnelle du Parti libéral mexicain est fondée avec Ricardo comme président, Juan Sarabia comme vice-président, Antonio I. Villarreal comme secrétaire, Enrique comme trésorier, Librado, Manuel Sarabia et Rosalío Bustamante sont membres du comité.
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Aidés par les autorités nord-américaines les agents de Díaz continuent à poursuivre les Magónistes. Les locaux de Regeneración de Saint Louis (Missouri) sont investis le 12 octobre 1905 par les détectives de l’agence Pinkerton. Ricardo, Enrique et Juan seront emprisonnés, mais libérés sous caution grâce à l’argent collecté auprès de leurs sympathisants du Mexique et des États-Unis.
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Regeneración (3e époque) paraît le 1er février 1906. Le journal est édité par Librado, Villarreal, Manuel Sarabia. Mais craignant que Díaz n’obtienne leur extradition des États-Unis, Ricardo, Enrique et Juan s’enfuient le 20 Mars 1906 au Canada, d’abord à Toronto, ensuite à Montréal.
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Soutenu par la Western Federation of Miners (IWW), les militants du PLM diffusent Regeneración dans le complexe minier le plus important du Mexique, les mines de cuivre de Cananea. Deux clubs libéraux clandestins sont créés. Le premier, « Club Humanidad » est coordonné par Manuel Diéguez et Esteban Baca Calderón. Le second « Club Liberal de Cananea » est fondé par Enrique Bermúdez et Lázaro Gutiérrez de Lara.
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Du 1er au 4 juin, une grève de mineurs éclate à Cananea. 275 volontaires américains et l’armée mexicaine vont intervenir. Des dizaines de mineurs sont tués lors de cette répression meurtrière, les blessés sont en nombre. Le 15 juin 1906 Regeneración rend Diaz responsable de ces massacres. De nombreux grévistes sont arrêtés. Des militants du PLM sont envoyés à la prison de San Juan de Ulúa. Ils ne seront libérés qu’à la révolution de mai 1911.
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Après des échanges, notamment à travers la publication Regeneración, entre la Junte exilée aux États-Unis et les clubs libéraux clandestins du Mexique, certains points du programme sont modifiés. Un mois après la grève de Cananea, le Programme-manifeste du Parti libéral mexicain est publié dans Regeneración le 1er juillet 1906, y figure un passage important sur « La question du travail ».

Le dernier numéro de Regeneración 3e époque paraît le 1er août 1906. Le gouvernement mexicain et les autorités des États-Unis vont livrer une guerre sans merci aux membres du PLM qui préparent une insurrection armée au Mexique. Il s’en suivra une nouvelle vague d’arrestations. Les locaux de Regeneración sont détruits par la police nord-américaine.
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Les tentatives insurrectionnelles de la junte vont échouer : à Jimenez dans l’État de Coahuila ; à Acayucan, dans l’État de Veracruz ; à Camargo dans l’État de Tamaupilas.
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Aux États-Unis, Ricardo s’enfuit. Sa tête est mise à prix 25 000. Dans la clandestinité, le 1er juin 1907, Revolución paraîtra à Los Angeles (Californie) édité par Ricardo et Villarreal. Librado les rejoindra le 16 juin 1907.
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Arrêtés le 23 août 1907, jugés le 14 mai 1909, les militants sont condamnés pour violation des lois de neutralité. Ricardo, Librado et Villarreal ne seront libérés que le 3 août 1910.
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Le 3 septembre 1910 Regeneración 4e époque paraît à Los Angeles. Le bureau d’édition comprend Ricardo, Librado, Villarreal, Gutiérrez de Lara, Amselmo L. Figueroa, Enrique Flores Magón, Práxedis Gilberto Guerrero. Une page en anglais est insérée dans Regeneración, le vieil anarchiste allemand Alfred G. Sanftleben en est le rédacteur. Práxedis et Enrique avaient maintenu la propagande et la lutte armée durant l’emprisonnement de Ricardo.
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Le 1er octobre 1910, à la une de Regeneración, Ricardo écrit : La terre ! criait Bakounine, la terre ! criait Ferrer, la terre ! crie la Révolution mexicaine. Il déclare par ailleurs : Je ne lutte pas pour un poste au gouvernement. J’ai reçu des propositions de beaucoup de Madéristes de bonne foi – car il y en a, et en assez grand nombre – pour que j’accepte un poste dans ce qu’on appelle le Gouvernement provisoire et le poste que l’on m’offre est celui de vice-président de la République. Avant tout, je dois dire que les gouvernements me répugnent. […] Dans cette révolution, celle que nous sommes en train de contempler et celle que nous essayons de fomenter, nous devons enlever la terre aux riches.
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Le PLM avait prévu de prendre les armes le 16 septembre 1910. La décision définitive fut d’attendre pour déclencher l’insurrection le 20 novembre. L’attaque devait être conjointe aux Madéristes pour faire tomber la dictature de Porfiro Diaz.
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Le 30 décembre, Práxedis est tué durant l’attaque de son groupe dans la ville de Janos (Chihuahua).
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 Le 5 février, Guadalupe (Chihuahua) est prise par la colonne libérale de Prisciliano G. Silva. Le 16 février, Prisciliano G. Silva est arrêté par Madero pour avoir refusé de le reconnaître comme « Président Provisoire ». Le 17 février, les hommes de G. Silva, qui étaient mélangés aux Madéristes, sont désarmés parce qu’ils refusent de reconnaître en Madero le Président. Plusieurs d’entre eux seront tués ultérieurement.
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Le 25 février, dans son éditorial de Regeneración, Ricardo dénonce Madero comme étant traître à la cause de la liberté. Villarreal rejoint Madero. La rupture entre les libertaires et les partisans du soutien au « Président Provisoire » est effective.
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Le 12 mars, Luis Rodriguez et 20 libéraux prennent la ville de Tecate (Basse-Californie). En Avril, Antonio P. de Araujo est libéré de prison. Il part en Basse-Californie comme représentant de la Junte, où il rejoint les forces insurgées du PLM et des IWW à Mexicali.
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Le 8 avril, la Junte du Parti libéral mexicain publie dans Regeneración un « Manifeste aux travailleurs du monde », qui est aussi imprimé en brochures anglaise. Les positions du Parti libéral mexicain sur la révolution y sont explicites : Le Parti libéral mexicain ne combat pas pour détruire la dictature de Porfirio Diaz et pour mettre à sa place un autre tyran. Le Parti libéral mexicain prend part à l’actuelle insurrection avec l’intention ferme et déterminée d’exproprier les terres et les moyens de production pour les remettre entre les mains du peuple, c’est-à-dire chaque habitant du Mexique sans distinction de sexe. Nous considérons ceci comme essentiel pour détruire les barrières mises à l’émancipation véritable du peuple mexicain (…)
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Le 15 avril, l’anarchiste anglais William C. Owen remplace Ethel Duffy Turner à la partie rédactionnelle anglaise de Regeneración.

Cette page est nécessaire pour le soutien international aux militants des IWW en lutte, qui paient un lourd tribu aux combats. Antonio P. de Araujo relate l’engagement des insurgés de Basse-Californie dans Regeneración. La diffusion hebdomadaire du journal est autour de 27 000 exemplaires.

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Le 8 mai, Tijuana est prise par les forces du Parti libéral mexicain. La plus grande partie de la Basse-Californie est sous contrôle libéral. La junte lance un appel à immigrer en Basse-Californie pour mettre en pratique les idéaux rédempteurs du Parti libéral mexicain et y mener une vie libre et heureuse, sans maître et sans tyran.
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Le 25 mai 1911 Porfiro Díaz démissionne. Les États-Unis soutiennent Francisco Madero. C’est dans des trains américains que Madero expédie le 6 juin des troupes en Basse-Californie pour écraser l’insurrection libérale. Ricardo refuse un traité de paix : tant que les terres ne seront pas distribuées aux paysans et les moyens de production dans les mains des travailleurs, les libéraux ne déposeront jamais leurs armes.
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Le 14 juin, Ricardo, Enrique, Librado et Anselmo L. Figueroa sont arrêtés dans les locaux de Regeneración. Tous les documents et le matériel sont saisis. Ils sont accusés de violation aux lois de la neutralité par les États-Unis.
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Le 18 juin, Mexicali est pris par les Madéristes. Le 22 juin, Tijuana se rend. La tentative insurrectionnelle du PLM en Basse-Californie a échouée. Le 23 juin, Ricardo est libéré sous caution. Des groupes du PLM reprennent leurs activités dans les États de Durango et de Coahuila. Le PLM est amoindri par la défaite de Basse-Californie.
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Le 23 septembre 1911, la Junte publie un manifeste contre le clergé, l’autorité, le capital, qui est destiné à remplacer le programme du PLM de 1906. Ce document, dont le slogan est « Terre et Liberté », est signé par Ricardo et Enrique Flores Magón, Anselmo L. Figueroa et Librado Rivera. Un tirage de Regeneración à 21 000 exemplaires ne pouvant pas être atteint, l’objectif sera réduit à 13 000. Bien qu’affaiblit le PLM reste influent des deux côtés de la frontière, dans le syndicat révolutionnaire nord-américain des IWW et chez les indiens Yaquis du Sonora.
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Francisco Madero est élu président le 11 octobre 1911. Malgré le départ de Díaz, la démocratisation du pays ne répond pas aux attentes du peuple mexicain. D’anciens soutiens de Madero, comme Zapata (État de Morelos), se révoltent pour appeler à des réformes agraires immédiates.
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Alors qu’ils organisaient une armée libérale – « Los Abanderados Rojas » (les porte-drapeaux rouges) – Fernando Palomarez et ses camarades sont arrêtés à El Paso le 2 décembre par les Texas Rangers, qui sont aidés par les services secrets de Madero. Fernando sera condamné par les autorités américaines à 13 mois de prison pour violation des lois de neutralité. Les indiens Yaquis reprennent le mot d’ordre « Tierra y Libertad » du PLM et reprennent possession de la terre de la Yaqui Valley (Sonora) pour la travailler en commun. Mars 1912, les groupes libéraux reprennent leurs activités dans les États de Coahuila, Tamaulipas, Basse-Californie et Sonora.

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En mars 1912, la presse anarchiste européenne s’intéresse à la situation mexicaine. Les titres Le Libertaire, Freedom, soutiennent avec enthousiasme la Junte et publient de nombreux articles en sa faveur.

Mais, dans Les Temps Nouveaux de Jean Grave, R. Froment attaque Ricardo et le Parti libéral mexicain, les accusant de ne pas être anarchistes. Froment pense que la révolution sociale mexicaine n’existe que dans leurs têtes. Ricardo et Enrique Flores Magón, William C. Owen publient une lettre ouverte à Jean Grave en réponse aux attaques qui leurs sont faites. Kropotkine clos cet épisode en prenant la défense de Ricardo dans un article publié par Les Temps Nouveaux.

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En juin 1912, à l’issue d’une parodie de procès Ricardo, Anselmo, Librado et Enrique sont condamnés à 20 mois d’internement à la prison de Mc Neil Island (État de Washington) pour violation des lois de neutralité.
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Durant l’emprisonnement des membres de la Junte, Regeneración est réalisé par Antonio de P. Araujo, Blas Lara, Teodoro Gaitan, Alberto Téllez, Juan Rincon, Trinidad Villarreal et William C. Owen.
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Jesús María Rangel et José Guerre rencontrent en février 1913 les Zapatistes en tant qu’envoyés spéciaux de la Junte. La publication de Regeneración en territoire Morelos zapatiste est évoquée.
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Francisco Madero est assassiné à Mexico le 21 février 1913 sur ordre du général Victoriano Huerta. Le PLM combat le gouvernement putschiste de Huerta. Le 8 mai, Panuco (Veracruz) est prise par une colonne du PLM dirigée par Viciento Salazar.
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Mai 1914, les groupes du PLM sont maintenant actifs dans le Sonora, où les indiens Vaquis aidés par Juan F. Montero contrôlent plusieurs villes entre les rivières Yaqui et Mayo. Dans les États de Durango, de Chihuahua, San Luis Potosí, Zacatecas, Michoacân, Guanajuato, Guerrero, Jalisco, dans le district fédéral de México, des groupes du PLM sont en lutte. Dans tous ces États des expériences d’expropriations ont eu lieu.
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Lâché par les États-Unis, Huerta renonce à la présidence le 15 juillet 1914.

La Junte veut publier une lettre ouverte aux travailleurs des États-Unis le 17 novembre 1914 pour appeler à soutenir la lutte de la classe ouvrière mexicaine. Ricardo, Enrique, Librado et Anselmo sont libérés en janvier 1915. La publication de Regeneración étant suspendue pour des raisons financières, cette lettre ne sera publiée que le 6 mars 1915. Et la parution cessera à nouveau.
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Ricardo, Enrique, Librado, leurs familles et d’autres camarades travaillant à Regeneración louent une petite ferme à Edenciale, dans la banlieue rurale de Los Angeles. Ils vivent et travaillent la terre en communauté. Le 2 octobre 1915, Regeneración reprend sa parution, ce numéro rend hommage à Anselmo L. Figueroa mort le 14 juin 1915 à Palomas (Arizona) des suites de son emprisonnement, la veille de sa mort il distribuait encore la propagande du PLM dans les rues. Regeneración est imprimé sur une vieille presse à main, les locaux rédactionnels se trouvent dans une grange de la ferme d’Edenciale.
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Le nouveau régime Mexicain de Carranza est reconnu par le président Américain Wilson. Le 18 février 1916 Ricardo et Enrique sont arrêtés à leur domicile, accusés par les autorités postales américaines d’envoyer du matériel incitant au meurtre, à l’incendie volontaire et à la trahison. Dans un des articles incriminés Ricardo appelle les soldats combattant dans l’armée constitutionnelle à ne pas rendre leurs armes mais à les garder et, si nécessaire, à les utiliser contre leurs officiers. Fin juin, Ricardo et Enrique sont relâchés sous caution. Le 26 août, Ricardo écrit dans Regeneración l’article : « Carranza enlève son masque… ».
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Durant l’année 1917, Ricardo, Enrique et Librado maintiennent la parution de Regeneración, mais de façon irrégulière. L’état de santé de Ricardo l’oblige à cesser d’écrire pour un temps.
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Février 1918, Regeneración continue sa parution malgré la diminution de ses lecteurs. Après de nombreux départs, dont Enrique Flores Magón, l’équipe rédactionnelle est réduite à Ricardo, María Brousse et Librado. Les camarades qui sont partis ne vont pas abandonner le combat pour nos chers idéaux anarchistes, écrit Ricardo. Sa belle-fille, Lucille Norman, qui devait prendre la direction de la « section anglaise » de Regeneración tombe malade.
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Le 16 mars 1918, Ricardo et Librado publient dans Regeneración un « Manifeste aux Anarchistes du monde et aux travailleurs en général » dans lequel ils déclarent que la révolution sociale est proche et que tous les anarchistes ont le devoir de travailler en vue de cela avec toutes leurs forces et possibilités. Le 21 mars, Ricardo et Librado sont arrêtés pour le manifeste.

Ce sera la dernière édition de Regeneración. Le 15 aout 1918, Ricardo et Librado sont respectivement condamnés pour sédition à 20 et 15 ans de prison. Le 20 novembre 1922 Ricardo Flores Magón est retrouvé mort dans sa cellule.

- Naissance de Ricardo Flores Magon le 16 septembre 1874

- Le Parti Libéral Mexicain de Praxedis Gilberto Guerrero lance le programme « Tierra y libertad » le 23 septembre 1911

- « Ricardo Flores Magón », revue « Itinéraire – Une vie, une pensée » n° 9-10.

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Article publié le 09 Août 2020 sur Rebellyon.info