Cette semaine, les nuits étoilées et la pleine lune ont laissé briller la contestation contre le barrage de Sivens en plusieurs endroits.
Un avertissement pour les entreprises et les décideur.euses impliqué.es dans le plan d’amenagement du territoire à Sivens. La chambre d’agriculture de Toulouse (fnsea, semmenciers et autres acteur.ices de l’agroindustrie s’y réunissent) et l’agence de l’eau Adour Garonne (en charge de l’étude sur les besoins en eau pour les agriculteurs intensifs) ont vu leurs facades repeintes asssortis d’un message clair : Il n’y aura pas de barrage à Sivens. Un pylone dans la vallée de Sivens a brulé, coupant les communications.

Il n’y aura pas de barrage à Sivens
agence de leau

Amenageurs, élu.es, agroindustriels, semenciers, tous crient déjà publiquement à la victoire : la magie du consensus semble diriger tout ce beau monde vers la construction d’un nouveau barrage à Sivens : à seulement 300m de la zone humide qui a été détruite et du champs sur lequel les forces de l’ordre tuèrent Rémi Fraisse il y a 5 ans.

Vous n’avez ni respect pour le vivant, ni pour les morts !
Alors que le trauma chez les habitant.es du coin et les opposant.es au projet commence tout juste à se resorber, la reprise des negociations pour servir les interets de quelques agriculteur.ices intensifs sonne comme une énième humiliation.
Les acteurs et actrices de ce chantier mortifère en tout point reprennent du service en fanfaronnant tout en continuant d’ignorer les voix qui s’y opposent. Ce n’est pas quelques espèces menacées qui l’on vient défendre, c’est tout le systeme qui extermine et opprime le vivant au profit d’une classe bourgeoise et blanche que l’on vient attaquer.
TOUT, les opposants au barrage de Sivens remmettent en question toute autorité : de celles élues démocratiquement qui imposent leur projets inutiles à celles qui imposent un modèle agricole industriel, de celles qui oeuvrent à la betonisation et la gestion des espaces naturels à celles qui oppressent et exploitent humain.es et animaux.

Ras le bol de faire de la pédagogie, c’est la fin de l’agroindustrie !
Par ce qu’iels semblent faire la sourde oreille face à l’opposition qui s’exprime de partout nous avons choisi de la rendre un peu plus réelle pour les entreprises et les lieux de pouvoir qui font leur beurre avec ce projet comme avec tant d’autres. Quand les masses crient qu’il y a urgence, les petits groupes agissent. Et si iels persistent à ignorer ces cris et ces actes il faudra bien que les responsables payent ! Cette force d’opposition continuera de se repandre en actes plus forts que ceux qui ont eu lieu ces dernières nuits…

Contre le barrage et son monde, soyons vivant.es et organisé.es !
Resistance et Sabotage. La Zad est touPar !


Article publié le 18 Oct 2019 sur Nantes.indymedia.org