FĂ©vrier 17, 2022
Par Union Syndicale Solidaires
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Le retour de l’inflation n’est plus une hypothĂšse mais une rĂ©alitĂ©. Sur les 12 derniers mois, elle est, selon l’Insee, de 2,6% et les prĂ©visions pour les 6 premiers mois de 2022 sont de 3,4%.

ConcrĂštement, les charges quotidiennes pour la population explosent, particuliĂšrement le prix de l’énergie avec un carburant qui flirte avec les 2€ le litre !!! Il n’est pas rare d’entendre des personnes dĂ©clarer devoir « prendre de l’argent sur le livret A pour faire le plein Â», quand on a la possibilitĂ© d’avoir de l’épargne, ce qui n’est pas le cas de tout le monde. Tant que des alternatives Ă©cologiques Ă  la voiture ne sont pas offertes Ă  la population, ceci a un impact important pour une grande partie de la population ! Les personnes qui basculent dans la prĂ©caritĂ© voire la pauvretĂ© sont de plus en plus nombreuses, et le nombre de personnes devant recourir Ă  l’aide alimentaire pour survivre augmente.

Des bénéfices indécents

Dans le mĂȘme temps les grandes entreprises du CAC 40 communiquent sur leurs profits pour l’annĂ©e 2021 :

-  BĂ©nĂ©fices des banques françaises en 2021 : 31 milliards d’euros !

-  BĂ©nĂ©fices de Total Ă©nergie en 2021 : 15 milliards d’euros !

-  BĂ©nĂ©fices de LVMH en 2021 : 12 milliards d’euros

Et la liste n’est pas exhaustive. Ces rĂ©sultats ont Ă©tĂ© obtenus uniquement grĂące aux travailleuses et travailleurs et pendant une pĂ©riode de pandĂ©mie pendant laquelle ce sont les entreprises qui ont trĂšs largement bĂ©nĂ©ficiĂ© du fameux

« quoi qu’il en coĂ»te Â» sans aucune condition sociale ou environnementale en contrepartie. AprĂšs le CICE et autres subventions ou allĂ©gements de cotisations sociales aux entreprises, ce sont des milliards d’euros qui ont Ă©tĂ© subtilisĂ©s Ă  la population.

Pas ou peu d’augmentation

Qu’en est-il du partage avec les salariĂ©-es ? Dans la plupart des secteurs d’activitĂ©s, les augmentations gĂ©nĂ©rales des salaires sont rĂ©guliĂšrement infĂ©rieures Ă  l’inflation, les entreprises prĂ©fĂ©rant les augmentations individuelles « Ă  la tĂȘte du client Â» comme on dit vulgairement. Et ce ne sont pas quelques « primettes Â» versĂ©es ici ou lĂ  qui vont amĂ©liorer durablement la situation des salariĂ©-es. Quant au Smic, il a augmentĂ© de 0,9%, trĂšs loin du montant de l’inflation, ce qui va encore aggraver la situation ! Les fonctionnaires si encensĂ©-es durant la pandĂ©mie, sont aussi oubliĂ©-es, avec quelques primes pour les soignant-es ou enseignant-es (peu et pas tous et toutes), et un point d’indice qui n’a toujours pas Ă©tĂ© augmentĂ© depuis prĂšs de 10 ans, tandis que les contrats prĂ©caires se multiplient dans la fonction publique.

Construire la mobilisation

Cette indĂ©cence assumĂ©e par les grands patrons n’est plus supportable. La colĂšre qu’elle provoque dans la population est lĂ©gitime. Nous devons nous rassembler pour mettre fin Ă  ces injustices et crĂ©er le rapport de force nĂ©cessaire pour un rĂ©el partage des richesses et conquĂ©rir notre dĂ».

L’Union syndicale Solidaires, dans le cadre d’une intersyndicale interprofessionnelle, continue de construire la mobilisation :

-  Toutes et tous en grĂšve le 8 mars pour le droit des femmes, notamment pour obtenir l’égalitĂ© salariale et la revalorisation des mĂ©tiers les plus fĂ©minisĂ©s.

-  Toutes et tous en grĂšve le 17 mars pour les salaires, les pensions, les minimas sociaux.





Source: Solidaires.org