IAATAIAATALe mouvement social existe !Police/justice : On sort ensemble, on se protège ensembleAlerte aux nazis le 9 Avril 2016 sur TolosaUniversité du mirail : la présidence veut vider le campusTrente ans après la mort de Malik Oussekine, les voltigeurs sont de retour à Toulouse5 avril : manif sauvagePourquoi je veux détruire la CGT5 avril : le Mirail part en manif

https://iaata.info/ fr SPIP – www.spip.net http://iaata.info/home/chroot_ml/ml-toulouse/ml-toulouse/public_html/local/cache-vignettes/L144xH38/siteon0-f05bc.png?1455462225 https://iaata.info/ 38 144 http://iaata.info/Le-mouvement-social-existe-1132.html https://iaata.info/Le-mouvement-social-existe-1132.html 2016-04-08T20:20:48Z text/html fr Média <div class=’rss_texte’><p>Pour suivre au plus près l’ensemble des mobilisations contre la loi travail le fil d’info dédié du réseau Mutu.<br class=’autobr’ /> <a href=”https://mutu.mediaslibres.org/spip.php?rubrique4″ class=’spip_out’ rel=’external’>Contre la loi travail</a></p> <p>Le réseau mutu correspond à un projet tout simple : la tentative de partager nos expériences et de mettre en commun un certain nombre de dispositifs techniques. Une mutualisation de ressources et de pratiques qui associe des sites assez différents dans leur fonctionnement, dans la composition de leur collectif d’animation ou par l’espace dans lequel ils s’inscrivent. <a href=”https://mutu.mediaslibres.org/spip.php?article1″ class=’spip_out’ rel=’external’>Plus d’info ici</a>.</p></div> –> http://iaata.info/Police-justice-On-sort-ensemble-on-se-protege-ensemble-1131.html https://iaata.info/Police-justice-On-sort-ensemble-on-se-protege-ensemble-1131.html 2016-04-08T16:55:22Z text/html fr fiche technique Justice Répression <p>Sans vouloir faire les oiseaux de mauvaise augure, les probabilités de se faire arrêter dans une manifesation ou une action ne cessent de croître. Et oui, l’ordre doit régner et pour ce faire, ça ne chôme pas côté justice et forces de l’ordre. Quelques éléments pour se tenir prêt.e.s. L’idée ici est de lire collectivement ce papier pour se préparer à cette probabilité en groupe et savoir quoi faire quand on est dehors pour les copines et les copains dedans.</p> <img src=’http://iaata.info/home/chroot_ml/ml-toulouse/ml-toulouse/public_html/local/cache-vignettes/L150xH120/arton1131-961e5.jpg?1460134742′ alt=” class=’spip_logos’ width=’150′ height=’120′ /> <div class=’rss_chapo’><p>Sans vouloir faire les oiseaux de mauvaise augure, les probabilités de se faire arrêter dans une manifesation ou une action ne cessent de croître. Et oui, l’ordre doit régner et pour ce faire, ça ne chôme pas côté justice et forces de l’ordre. Quelques éléments pour se tenir prêt.e.s. L’idée ici est de lire collectivement ce papier pour se préparer à cette probabilité en groupe et savoir quoi faire quand on est dehors pour les copines et les copains dedans.</p></div> <div class=’rss_texte’><p>Tout d’abord, il importe d’être claire : il n’y a pas de recette magique. Face à la justice et face à la police, on fait comme on peut, avec nos limites, nos peurs, nos ressources. L’essentiel ici est d’apporter à chacun.e des éléments pour réfléchir en amont ce qui est possible, notamment pour que la réaction soit collective. Surtout ne pensez pas que si vous ne faites rien, il ne vous arrivera rien. D’une part,<strong> les prisons sont remplies de gens qui n’ont rien fait et d’autres parts, des gestes simples de solidarités, de colères et de protestations peuvent être requalifiés en “délit” sur la seule foi d’une parole de flic.</strong></p> <p>Pour les conseils de base avant l’arrestation c’est par là</p> <div class=’spip_document row light-style’> <div class=”col-lg-12 col-md-12 col-sm-12 col-xs-14 col-lg-offset-1 col-md-offset-1 col-sm-offset-1″> <a href=’http://iaata.info/Chouette-une-manif-Merde-la-police-1064.html’ title=”Chouette une manif ! Merde la police…” style=”text-decoration:none;”> <div class=”objet_article” style=”postion:relative; padding-bottom:10px;”> <div class=’spip_son_logo’><img src=’http://iaata.info/home/chroot_ml/ml-toulouse/ml-toulouse/public_html/local/cache-vignettes/L200xH217/arton1064-d50b3-238a5.jpg?1460150158′ alt=” class=’spip_logos’ width=’200′ height=’217′ /></div> <div class=”spip_son_titre “> <strong style=”font-family: Oswald, helvetica, sans-serif; “>Chouette une manif ! Merde la police…</strong> </div> <span class=”time-suggest” style=”position: absolute; left: 20px; bottom:10px; margin-left:0.4em; font-size:0.7em;”> <i class=”icon-calendar”></i> 19 mars </span> <div style=”clear:both;”></div> </div> </a> </div> </div> <p>Nous aurions aimé vous faire un truc synthétique en dix lignes mais c’est impossible. Le rapport à la répression est une question difficile qui mêle positionnement politique, connaissance juridique, perception de nos limites… Bref, autant prendre un peu de temps pour se mettre au clair avant un stage forcé d’immersion en milieu hostile.</p> <p>L’idée ici est de réfléchir à la probabilité de l’arrestation. C’est <strong>un papier à lire collectivement</strong> pour que dans un groupe de potes, on anticipe ce que les un.e.s et les autres feront probablement une fois arrêté.e.s et pouvoir agir en conséquence. L’idée est de vous aider à répondre collectivement à ces questions et de vous inciter à vous les posez ensemble entre ami.e.s, dans votre A.G, où ça vous chante. L’enjeu est double : être prêt.e.s à réagir si on se fait serrer et l’être tout autant si un.e pote se fait serrer. Quand une personne est arrêtée, ses proches aussi sont pris.es dans la sale machine policiojudiciaire.</p> <ul class=”spip”><li> Est-ce que je vais donner mon identité à la police ? Si non, est-ce que je vais donner une fausse identité ou ne rien dire du tout ?</li><li> Est-ce que je refuserai la signalétique ? Empreintes ? Photos ? ADN ?</li><li> Est-ce que je demanderai un.e avocat.e ? Si oui, qui ? Si non, est-ce que j’accepterai un.e commis.e d’office ?</li><li> Est-ce que je veux que ma famille soit au courant ? Si oui, quelle(s) personne(s)/contact(s) ?</li><li> Est-ce que je préviens quelqun.e ? Si oui, qui ? Contact ?</li><li> Qu’est-ce que je me sens de tenir comme attitude ? Comment je me sens quant au fait de possiblement pouvoir aller en GAV ?</li><li> Est-ce que j’ai un dossier de représentation ? Si oui, où ? Quels documents ? (cf infra)</li></ul> <p>Les réponses à ces questions sont les réactions qu’on imagine être les nôtres en cas d’arrestation pour que les copains copines devinent la marche à suivre à l’extérieur mais il est évident que le contexte (stress, pression, keufs) peut nous ammener à adopter des réactions différentes sur le moment. Alors peut-être c’est cool pour les potes dehors de se dire que les copains copines qui sont dedans n’ont pas forcément suivi à la lettre ce qu’ils ou elles avaient pu vous dire avant.</p> <h3 class=”h3 spip”>Après l’arrestation, la garde à vue (GAV)</h3> <p>Normalement, l’Officier de Police Judiciaire (OPJ) est obligé de vous signifier votre placement en garde à vue et de vous notifier vos droits. Parmis ceux-là, celui d’être représenté et assisté par un.e avocat.e : soit celui de votre choix, soit un.e commis.e d’office. L’un dans l’autre, ce sont les flics qui passent les appels et donc qui appelleront votre avocat.e.</p> <p>Si vous décidez de bénéficier de ce droit, plusieurs choses :</p> <ul class=”spip”><li> vous décidez d’avoir recours à un.e avocat.e que vous connaissez. Alors, les flics appelleront le cabinet auquel est rattaché.e votre avocat.e, il vous suffira de donner son nom. La nuit donc, c’est un problème. Parfois, il est bienvenu de consulter un.e avocat.e en amont, savoir si il ou elle a un numéro dit d’urgence pour les nuits, si il ou elle accepte de se déplacer en GAV le jour et la nuit. Attention, les flics ne sont obligés que d’essayer, pas de réussir. Si l’avocat.e ne répond pas, tant pis pour vous.</li><li> vous décidez d’avoir recours à un.e avocat.e commis.e d’office. Dans ce cas, vous ne connaîtrez probablement pas cet.te avocat.e alors partez du principe qu’il ou elle ne sera probablement pas votre allié.e. Souvent, les avocat.e.s ne comprennent pas le fait de ne rien déclarer en détention et le fait de refuser la signalétique, par exemple.</li><li> vous décidez de ne recourir à aucun.e avocat.e. Parfois, il est possible de se sentir plus à son aise qu’en présence d’un.e avocat.e, surtout quand ils ou elles sont commis.es d’office.</li></ul> <p>Parfois l’interêt d’avoir un.e avocat.e est le lien avec l’extérieur, c’est pour cela qu’un.e avocat.e connu.e est un atout. Un.e commis.e d’office pourra ne pas vouloir prendre contact avec vos proches sauf la famille. Ce peut être une solution de s’inventer un.e cousin.ne, un.e frangin.e (les familles recomposées, c’est pratique pour les noms de famille) qui peut être le lien avec l’avocat.e et être “la personne à prévenir”.</p> <p>Aussi, vous avez le droit de faire prévenir une personne de votre choix. Qu’on se le dise, le mieux étant de connaître le numéro de cette personne par coeur parce que les flics ne vont pas s’emmerder à vous apporter votre téléphone portable pour rechercher le contact (et puis dans l’idéal soit vous n’aurez pas votre téléhpone sur vous au moment de l’arrestation soit il sera éteint). Donc pensez à l’apprendre et à prévenir cette personne qu’elle est très certainement votre “coup de fil de GAV”. Encore une fois, ce sont les flics qui passent les coups de fils. Et probablement, c’est cette personne qui pourra appeler le comico pour avoir des infos quant à votre détention en GAV.</p> <p>Vous avez également le droit de demander à voir un.e médecin, toutes les 24h. Dans tous les cas, c’est un.e médecin qui travaille avec la police donc ne pensez pas que ce que vous lui direz ne sortira pas de la salle d’examen. Au contraire, ils et elles sont souvent de bons relais pour les forces de l’ordre. Ceci dit, il est peut-être utile de le voir, notamment quand votre arrestation a été musclée ou pour prévenir de coups et blessures que vous pourriez subir en GAV. Son rôle : constater vos blessures, dire si vous êtes apte ou non à la GAV. Il peut jouer un rôle parfois pas trop négligeable quand vous êtes une personne toxicomane ou polytoxicomane (délivrer un traitement de substitution par exemple). Aussi, c’est des fois une occasion de sortir de votre geôle. Un peu comme pour le/la commis.e d’office.</p> <h3 class=”h3 spip”> <p>Le droit au silence et la question de l’identité</p> </h3> <p>Quelle que soit la situation d’audition : flics, procureurs, juges… la possibilité de garder le silence est un droit. Les seuls éléments obligatoires sont le nom, prénom, adresse, date et lieu de naissance. Prendre ou ne pas prendre la parole est avant tout lié à votre ligne de défense et découle de votre décision. Raconter ou ne pas raconter une histoire (vraie ou non) ne doit pas être laisser au hasard. Il faut pouvoir distinguer les moments où vous pouvez vous défendre (face à un juge) et les moments qui ne sont là que pour vous inculper (en GAV par exemple).<br class=’autobr’ /> De fait, c’est une décision difficile à prendre sur le moment et qui implique d’être informé.e sur les différentes étapes de la chaîne répressive. Différentes formules types existent :</p> <ul class=”spip”><li> Je souhaite utiliser mon droit à garder le silence (n’implique rien puisqu’il s’agit simplement d’invoquer un droit)</li><li> Je n’ai rien à déclarer (induit que l’on a rien à dire)</li><li> Je ne reconnais pas les faits (induit que l’on estime n’avoir rien à voir avec les faits qui sont décrits).</li></ul> <p>Attention,les moyens pour vous soutirer des informations sont divers et sournois ; discussion de couloir, mise en relation avec un.e co-arrêté.e (et écoute), sympathie, menace, etc… Pensez à vous assurer que ce que vous dites est notifié dans un procés verbal (PV). Parfois, les flics vous font parler en “off” et s’amusent à insérer vos propos dans les PV. D’où l’importance majeure de lire avec précaution vos PV, les signer ou refuser de signer.</p> <p>De la même façon, il est possible parfois de ne pas donner son identité. Les rédactrices de cet article n’étant pas super au point, nous vous renvoyons vers des textes qui reviennent aussi sur les choses déjà dites ici. <a href=”https://zad.nadir.org/spip.php?article2300″ class=’spip_out’ rel=’external’>C’est sur le site de la ZAD de Notre Dame des Landes.</a></p> <h3 class=”h3 spip”> La comparution immédiate</h3> <p>Anciennement tribunal des flagrants délits, la comparution immédiate est une des armes de la politique pénale de réponse rapide. Elle doit permettre de donner en quelques heures une « sanction » à un acte de délinquance. Bras armé de la politique pénale, les « compétences » de ce tribunal expéditif n’ont cessé d’augmenter. On est passé en quelques années de une ou deux séances hebdomadaires à cinq.</p> <p>Le choix de la procédure repose moins sur une appréciation juridique que sur la volonté d’une répression rapide concrétisée par un mandat de dépôt et l’envoi directe en prison. La décision d’être « sévère » et « réactif » sur tel ou tel type de délit dépend d’une politique générale souvent en prise avec l’actualité.<br class=’autobr’ /> Le procureur ne connaît de l’affaire que ce qu’en dit l’OPJ<span class=”spip_note_ref”> [<a href=’#nb1′ class=’spip_note’ rel=’footnote’ title=’Officier de police judiciaire, flic qui bosse à la constitution des dossiers (…)’ id=’nh1′>1</a>]</span>, qui la lui transmet. C’est donc une procédure essentiellement à charge, c’est-à-dire qui tend à vous inculper. La décision s’appuie principalement sur les antécédents judiciaires de la personne, les renseignements de la police et les garanties de revoir la personne en cas de remise en liberté.</p> <p>Il vaut donc mieux refuser cette procédure mais pour ce faire il convient d’avoir des “garanties de représentation” (cf infra). Pour la refuser, il vous faudra dans tous les cas passer une première fois devant un.e magistrat.e qui vous demandera si vous souhaitez ou non comparaître tout de suite. Là, vous pouvez décider de refuser la comparution immédiate en expliquant en une phrase que vous ne souhaitez pas passer aujourd’hui mais prendre le temps de préparer votre défense. Alors, il ou elle devra statuer sur deux choses : une prochaine date d’audience et s’il ou elle décide de vous faire attendre dehors ou en taule. Là, le dossier de représentation est important ! C’est un des moments-clés du soutien des potes à l’extérieur.</p> <h3 class=”h3 spip”>Le dossier de représentation</h3> <p>Qu’est-ce qu’un dossier de représentation ? C’est un dossier qui doit regrouper l’ensemble des documents attestant de vos garanties de représentation. Les garanties de représentation, ce sont tous les documents qui vont venir étayer votre dossier dans le but de ne pas vous faire incarcérer, c’est-à-dire faire préférer au juge un placement sous contrôle judiciaire plutôt qu’un placement en détention provisoire :</p> <ul class=”spip”><li> photocopie d’une pièce d’indentité : carte d’identité, passeport ou titre de séjour</li><li> photocopie de votre bail si vous êtes locataire en votre nom et/ou une photocopie d’un justificatif de domicile récent (factures d’électricité ou quittance de loyer par exemple)</li><li> une attestation d’hébergement dans le cas où vous n’êtes pas locataire. Cette attestation doit être daté et signé par la personne qui reconnaît vous héberger. Aussi, cette personne doit fournir une photocopie de pièce d’identité ainsi que son bail et/ou un justificatif de domicile</li><li> photocopies de tous documents attestant que vous êtes étudiant.e.s ou salarié.e.s (carte étudiant.e et certificat de scolarité dans le premier cas, contrat de travail ou attestation de l’employeur ou promesse d’embauche dans le second)</li><li> photocopie de votre titre de séjour temporaire dans le cas où vous seriez demandeur.se d’asile et attestation de versement de thunes</li></ul> <p><strong>L’idée en somme, c’est de montrer à la justice combien vous êtes une personne “insérée” et “autonome” au regard de ce grand monde social, que vous devez rester en liberté et que vous viendrez à votre date d’audience prochaine.</strong></p> <p>Ce dossier doit être transmis dans les plus brefs délais à l’avocat.e de votre camarade. Et c’est à ce moment qu’on se méfie de ce qui a pu se dire à l’intérieur. Aussi bien, le pote qui vous avez dit que jamais au grand jamais il ne donnerait son identité n’a peut-être finalement pas eu le choix, et inversement.</p> <p>Découvrir qui est l’avocat.e de votre camarade, c’est chiant. Soit il ou elle a désigné un.e avocat.e que vous connaissez, dans ce cas c’est cool. Soit il ou elle a choisi d’être représenté par un.e commis.e d’office. Dans ce cas, il vous faut trouver le moyen d’obtenir la liste des avocat.e.s commis.e.s d’office, c’est-à-dire celles et ceux qui sont de permanence de jour ou de nuit. De toutes les manières, quand des ami.e.s ont été arrêté.e.s, vous pouvez essayer de choper les avocat.e.s qui sortent du comico, aller aux comparutions immédiates pour voir si votre ami.e est déféré.e. Demandez à des avocat.e.s que vous connaissez la liste des commis.e.s d’office.</p> <p>Bon courage dans cette galère et n’oubliez pas de prendre soin de vous et de vos proches ! La répression n’arrêtera pas nos rebellions mais on peut quand même prendre un moment pour souffler un peu et se faire du bien quand ça nous tombe dessus.</p></div> <hr /> <div class=’rss_notes’><div id=’nb1′> <p><span class=”spip_note_ref”>[<a href=’#nh1′ class=’spip_note’ title=’Notes 1′ rev=’footnote’>1</a>] </span>Officier de police judiciaire, flic qui bosse à la constitution des dossiers à transmettre à la justice.</p> </div></div> –> http://iaata.info/Alerte-aux-nazis-le-9-Avril-2016-sur-Tolosa-1129.html https://iaata.info/Alerte-aux-nazis-le-9-Avril-2016-sur-Tolosa-1129.html 2016-04-07T23:36:57Z text/html fr Antifascisme Brochures <p>Le 9 avril un groupe de nazis sera présent sur Toulouse. Soyons vigilant.e.s. Ce dossier d’information dresse leur portrait. Il est le fruit d’un travail coopératif, souterrain et activiste.</p> <img src=’http://iaata.info/home/chroot_ml/ml-toulouse/ml-toulouse/public_html/local/cache-vignettes/L150xH140/arton1129-30db7.jpg?1460072254′ alt=” class=’spip_logos’ width=’150′ height=’140′ /> <div class=’rss_chapo’><p>Le 9 avril un groupe de nazis sera présent sur Toulouse. Soyons vigilant.e.s. Ce dossier d’information dresse leur portrait. Il est le fruit d’un travail coopératif, souterrain et activiste.</p></div> <div class=’rss_texte’><p>Alors que ce 1er avril 2016, à Marseille et dans 8 autres départements, le Blood&Honour Hexagone vient de subir un coup de filet et 3 de ses membres traînés en justice (pour « association de malfaiteurs, acquisition, détention et cession d’armes en bande organisée et participation à un groupe de combat. »), c’est en toute impunité que les néonazis toulousains semblent pouvoir s’organiser et se développer.</p> <p>Ni les tags racistes et les croix gammées, ni les agressions islamophobes ou antisémites, ni les prières homophobes ou les tentatives de manifestations nationalistes vécues à Toulouse ces derniers temps ne semblent alarmer le pouvoir en place. Et pour cause.</p> <p>Mais ceci est une autre histoire et ce qui nous préoccupe ici et maintenant c’est l’organisation d’un concert néonazi aux portes de notre ville, que nous voulons construire métisse et populaire, contrairement à ceux qui la veulent blanche et bourgeoise.</p> <p>Les groupes programmés, le public attendu, les organisateurs de ce concert : tout est réuni pour une sacrée fête nazie ce soir là. Alors il est temps de leur gâcher la fête !</p> <p>Ce dossier veut aussi informer et prévenir largement les habitant.e.s de Toulouse<br class=’autobr’ /> et alentours. Pas pour faire peur, en étant alarmiste, comme le font les socialistes et autres prétendants au trône, mais dans l’idée d’amener à la portée de tou.te.s les informations nécessaires. Afin d’organiser la résistance et de construire l’autodéfense et la solidarité que nécessite une telle situation.</p> <blockquote class=”spip”><h3 class=”h3 spip”>Mise en garde</h3> <p>Nous saisissons également l’opportunité, avec ce dossier, de prévenir les toulousain.e.s et plus particulièrement celles et ceux investies dans les milieux de lutte, progressistes et révolutionnaires, ainsi que le milieu squat, féministe, autonome, vegan, etc et particulièrement toutes celles et ceux qui, comme nous, vont participer à la manifestation de ce 9 avril 2016 contre la loi travail : le risque de voir des fachos organisés mener une attaque ou une descente contre le cortège syndical et/ou radical et/ou contre des lieux militants (bars, cafés, librairies, squats, espaces autogérés,…) est plus élevé ce jour là qu’à l’habitude.<br class=’autobr’ /> Notamment dans la soirée de samedi à dimanche, et particulièrement de 2h à 6h du matin.</p> <p>Alors nous vous conseillons de prendre des mesures et d’être particulièrement préventifs, vigilants et de réfléchir à l’autodéfense à déployer lors de cette journée particulière.</p> </blockquote> <p>Le lien sur le dossier : <a href=”https://antiractolosa.noblogs.org/” class=’spip_url spip_out auto’ rel=’nofollow external’>https://antiractolosa.noblogs.org/</a></p></div> –> http://iaata.info/Universite-du-mirail-la-presidence-veut-vider-le-campus-1130.html https://iaata.info/Universite-du-mirail-la-presidence-veut-vider-le-campus-1130.html 2016-04-07T21:39:07Z text/html fr Luttes étudiantes Contre la loi Travail <p>Le président du Mirail J.M. Minovez annonce dans un communiqué posté sur l’environement numérique de travail de son université que les “agents extérieurs déstabilisateurs doivent quitter le campus”…</p> <img src=’http://iaata.info/home/chroot_ml/ml-toulouse/ml-toulouse/public_html/local/cache-vignettes/L150xH94/arton1130-c2d1c.jpg?1460134745′ alt=” class=’spip_logos’ width=’150′ height=’94’ /> <div class=’rss_chapo’><p>Le président du Mirail J.M. Minovez annonce dans un communiqué posté sur l’environement numérique de travail de son université que les “agents extérieurs déstabilisateurs doivent quitter le campus”…</p></div> <div class=’rss_texte’><p>Un communiqué courageusement posté sur l’environnement réservé aux enseigant.e.s et aux étudiant.e.s de l’université. Afin que tous le monde soit au courant…</p> <blockquote class=”spip”> <p>Dans la nuit du 6 au 7 avril plusieurs dizaines d’individus ont tenté, sans succès, de bloquer l’université. Repliés dans le bâtiment 18, puis renforcés par de nouveaux éléments, ils ont tagué plusieurs bâtiments et tenté d’installer des piquets de grève, sans pouvoir pénétrer dans les locaux des bâtiments neufs ou récents. Après quelques échauffourées, ils ont abandonné sur le terrain des marteaux brise-vitre devant le bâtiment neuf de psychologie.</p> <p>Ce groupe, qui n’excède pas 100 individus, extérieur à l’université pour une grande partie, instrumentalise le mouvement social et étudiant en cours, à d’autres fins que la mobilisation contre le projet de loi El Khomri.</p> <p>A ce jour, nous continuerons de privilégier la sécurité des personnes et des biens face à des groupes de casseurs à la recherche d’affrontements physiques, en les empêchant de mettre en oeuvre leur entreprise de déstabilisation.</p> <p>L’assemblée générale de ce jour ayant à nouveau voté le blocage du campus du Mirail et l’occupation des locaux, nous avons décidé, parce que nous ne voulons pas prendre le risque d’affrontements violents sur le campus qui menaceraient étudiants et personnels, de maintenir la fermeture du campus du Mirail de ce jeudi minuit au lundi 11 avril matin 7h30. La fermeture est étendue à l’ensemble des activités et des bâtiments du campus du Mirail. En conséquence, en dehors des personnes officiellement habilitées, aucun étudiant ni personnel ni personne extérieure à l’université ne sera présent sur le campus à ces dates.</p> <p>Quant aux occupants illégaux, ils devront quitter instamment le domaine public.</p> <p>Jean-Michel MINOVEZ</p> <p>Président de l’Université Toulouse – Jean Jaurès</p> </blockquote></div> –> http://iaata.info/Trente-ans-apres-la-mort-de-Malik-Oussekine-les-voltigeurs-sont-de-retour-a-1121.html https://iaata.info/Trente-ans-apres-la-mort-de-Malik-Oussekine-les-voltigeurs-sont-de-retour-a-1121.html 2016-04-07T20:06:32Z text/html fr Toulouse Contre la loi Travail <p>En décembre 1986, Malik Oussekine est matraqué à mort par des flics d’une brigade à motos, le Peloton des Voltigeurs Motoportés. Quelques jours plus tard, cette brigade est dissoute. Jeudi 31 mars 2016, trente ans après, les voltigeurs font leur réapparition à Toulouse, traquent et matraquent en toute illégalité.</p> <img src=’http://iaata.info/home/chroot_ml/ml-toulouse/ml-toulouse/public_html/local/cache-vignettes/L150xH113/arton1121-f78df.jpg?1459873180′ alt=” class=’spip_logos’ width=’150′ height=’113′ /> <div class=’rss_chapo’><p>En décembre 1986, Malik Oussekine est matraqué à mort par des flics d’une brigade à motos, le Peloton des Voltigeurs Motoportés. Quelques jours plus tard, cette brigade est dissoute. Jeudi 31 mars 2016, trente ans après, les voltigeurs font leur réapparition à Toulouse, traquent et matraquent en toute illégalité.</p></div> <div class=’rss_texte’><p><strong>MAJ 07/05 </strong> : <a href=”http://paris-luttes.info/paris-le-retour-des-voltigeurs-5280″ class=’spip_out’ rel=’external’>des voltigeurs ont également été repérés à Paris</a>.</p> <p>Le <strong>6 décembre 1986</strong> à Paris, après une manifestation étudiante contre le projet de réforme universitaire Devaquet, Malik Oussekine est tabassé à mort par <strong>deux policiers de la BAC à moto</strong> (Brigade Anti Criminalité). Un témoin décrit la scène : <i>« Deux policiers s’engouffrent dans le hall, ils se sont précipités sur le type réfugié au fond et l’ont frappé avec une violence incroyable. Il est tombé, ils ont continué à frapper à coups de matraque et de pieds dans le ventre et dans le dos. »</i></p> <p><strong>Malik meurt suite aux coups. </strong></p> <p>Le lendemain, Devaquet démissionne ; étudiants et lycéens défilent en silence dans toutes les villes portant des pancartes <i>”Ils ont tué Malik”</i>. Lundi 8 décembre, Chirac, 1er ministre, annonce le retrait du texte de la loi Devaquet. Jean Schmitt et Christophe Garcia, les deux auteurs du matraquage mortel ont comparu trois ans plus tard devant la cour d’assises de Paris pour <i>« coups et blessures ayant entraîné la mort sans intention de la donner »</i>. Ils sont condamnés le 28 janvier 1990 respectivement à cinq ans et deux ans de prison avec sursis. Leur administration n’a pris aucune sanction notable : l’un a vu sa retraite avancée, l’autre a changé de poste.</p> <p><strong>Le PVM – Peloton de Voltigeurs Motoportés</strong> – ce sont des policiers montés à deux sur une moto tout-terrain ; l’un conduit, l’autre est armé d’une matraque. <strong>Ils ont comme mission de <i>« nettoyer »</i> les rues après les manifestations en pourchassant les <i>« casseurs »</i>.</strong> Le PVM est mis en service lorsque Charles Pasqua devient ministre de l’Intérieur, en 1986. Pasqua souhaite entre autres rétablir la peine de mort et <i>« protéger les fonctionnaires de sécurité »</i>.</p> <p><strong>Ce corps de police fut dissous à la suite de cette affaire. </strong> </p> <p><strong>Et pourtant, 30 ans après, le PVM traque et matraque en toute illégalité. </strong></p> <p>Jeudi 31 mars 2016, Toulouse. Les manifestants contre la Loi Travail et les passants se font gazer abondamment, sur la place Saint Cyprien et autour. Les grenades pleuvent. Je suis les tambours de la batucada, on se retrouve à 40 bloquéEs entre deux murs de CRS, devant une école. Après négociations, ils nous relâchent par petits groupes de dix, sans contrôle, et sans broncher. On a à peine fait 50 mètres qu’on est de nouveau chargéEs par les flics. Les motos de la BAC nous traquent et nous matraquent sur tout le chemin des Allées Charles de Fitte à la rue Laganne, le long de la Prairie des Filtres. Brassards sur le bras, le motard de devant conduit, celui de derrière a la gazeuse dans une main, le doigt sur la détente, et la matraque dans l’autre. Ils nous pourchassent pendant une demi-heure en donnant des coups d’accélérateurs et en frappant les gens sur la tête, le dos, avec leur matraque. Ils s’acharnent sur les gens seuls, malgré les cris, et parviennent à casser des instruments de la batucada en donnant de gros coups de matraque. Nous avons dû nous réfugier dans une cage d’escalier, essouffléEs, traumatiséEs, séparéEs, et pour certainEs en sang.</p> <ul class=”spip”><li> <strong>POUR LA DISSOLUTION TOTALE DE LA BAC</strong></li></ul><dl class=’spip_document_1269 spip_documents spip_documents_center’> <dt><img src=’http://iaata.info/home/chroot_ml/ml-toulouse/ml-toulouse/public_html/local/cache-vignettes/L500xH375/baqueux_tel-f4334.jpg?1459936041′ width=’500′ height=’375′ alt=’JPEG – 2.4 Mo’ /></dt> <dd class=’crayon document-descriptif-1269 spip_doc_descriptif’ style=’width:350px;’>Photo prise lors de la manif du 5 avril à Toulouse. </dd> </dl><dl class=’spip_document_1261 spip_documents spip_documents_center’> <dt><img src=’http://iaata.info/home/chroot_ml/ml-toulouse/ml-toulouse/public_html/local/cache-vignettes/L500xH673/syndic-354e3.png?1459870613′ width=’500′ height=’673′ alt=’PNG – 702.6 ko’ /></dt> <dd class=’crayon document-descriptif-1261 spip_doc_descriptif’ style=’width:350px;’>Le 24 mars, aux abords du Théatre National de Toulouse une moto de voltigeurs et le commissaire divisionnaire Laurent Syndic. </dd> </dl><dl class=’spip_document_1263 spip_documents spip_documents_center’> <dt><img src=’http://iaata.info/home/chroot_ml/ml-toulouse/ml-toulouse/public_html/local/cache-vignettes/L500xH375/viltigeursflou-ef748.jpg?1459875253′ width=’500′ height=’375′ alt=’JPEG – 52.1 ko’ /></dt> <dd class=’crayon document-descriptif-1263 spip_doc_descriptif’ style=’width:350px;’>Il y avait aussi une moto bleue et blanche le 5 avril. </dd> </dl><dl class=’spip_document_1267 spip_documents spip_documents_center’> <dt><img src=’http://iaata.info/home/chroot_ml/ml-toulouse/ml-toulouse/public_html/local/cache-vignettes/L500xH282/p1090274-a3727.jpg?1459934079′ width=’500′ height=’282′ alt=’JPEG – 2.7 Mo’ /></dt> <dd class=’crayon document-descriptif-1267 spip_doc_descriptif’ style=’width:350px;’>Photographie prise dans l’après-midi du 5 avril devant les Beaux-Arts lors du passage du cortège du Mirail </dd> </dl> <p>Pour la manif du 5 avril leurs plaques d’immatriculations sont :<br class=’autobr’ /> 832 CKP 31<br class=’autobr’ /> 840 CKP 31</p></div> –> http://iaata.info/5-avril-manif-sauvage-1124.html https://iaata.info/5-avril-manif-sauvage-1124.html 2016-04-07T20:05:26Z text/html fr Toulouse Contre la loi Travail <p>De Arnaud Bernard à la gare, récit d’une manif éclair.</p> <img src=’http://iaata.info/home/chroot_ml/ml-toulouse/ml-toulouse/public_html/local/cache-vignettes/L150xH85/arton1124-60c1d.png?1459950421′ alt=” class=’spip_logos’ width=’150′ height=’85’ /> <div class=’rss_chapo’><p>De Arnaud Bernard à la gare, récit d’une manif éclair.</p></div> <div class=’rss_texte’><p>On se retrouve sous la pluie au Monument aux Morts ce mardi après-midi, peu nombreux.ses (un millier ?). Le cortège se met en branle avec une demi-heure de retard. Ambiance déprime, on chante peu, et on avance bien trop rapidement au vu de la taille du tracé. Les accès vers le centre-ville sont tous bloqués par des lignes de CRS, voire des lignes de camions et grillages comme dans la rue de Metz. Malgré l’ambiance très peu insurrectionnelle, une ou deux personnes pètent des sucettes JCDecaux et envoient des pétards sur les flics. <a href=”https://iaata.info/Trente-ans-apres-la-mort-de-Malik-Oussekine-les-voltigeurs-sont-de-retour-a-1121.html” class=’spip_out’ rel=’external’>Les voltigeurs de la BAC</a> ne nous lâchent pas d’une semelle. L’atmosphère commence à être très tendue.</p> <p>Le SO lycéen est composé de deux lignes qui avancent en se tenant bras dessus bras dessous. Quelques unEs essayent de chasser les casseurs en les dénonçant.</p> <dl class=’spip_document_1272 spip_documents spip_documents_center’> <dt><img src=’http://iaata.info/home/chroot_ml/ml-toulouse/ml-toulouse/public_html/local/cache-vignettes/L500xH375/photo_5-bfe57.jpg?1459946847′ class=’ img-responsive col-xs-14 col-sm-14 col-md-14 col-lg-14′ alt=’Le SO lycéen – 3.1 Mo’ width=’500′ height=’375′ /></dt> <dt class=’crayon document-titre-1272 spip_doc_titre’>Le SO lycéen</dt> </dl> <p>ArrivéEs à Arnaud Bernard, nous tournons à gauche et nous nous engouffrons sur la place. Peine perdue, les rues pour rejoindre le Capitole, où doit commencer la Nuit Debout dans moins d’un quart d’heure, sont totalement bloquées. Petit moment d’hésitation puis nous voilà repartiEs direction les Minimes via l’avenue Honoré Serres. Pour la première fois de la journée on fait résonner un puissant « Tout le monde déteste la police » dans les rues de Toulouse.</p> <dl class=’spip_document_1271 spip_documents spip_documents_center’> <dt><img src=’http://iaata.info/home/chroot_ml/ml-toulouse/ml-toulouse/public_html/local/cache-vignettes/L500xH375/photo6-9075a.jpg?1459946441′ class=’ img-responsive col-xs-14 col-sm-14 col-md-14 col-lg-14′ alt=’Départ de la manif sauvage – 2.3 Mo’ width=’500′ height=’375′ /></dt> <dt class=’crayon document-titre-1271 spip_doc_titre’>Départ de la manif sauvage</dt> </dl> <p>Une ligne de keufs nous attend sur le pont en face. On bifurque dans une petite rue sur la droite (rue Godolin). On passe en mode sauvage. Les poubelles volent. Des jeunes de quartiers, dont certainEs n’ont pas 18 ans, nous ont rejoint, et ils et elles ont le sourire jusqu’aux oreilles. On zigzague dans les petites rues résidentielles du quartier, sous les regards tantôt inquiets tantôt approbateurs des habitants.</p> <dl class=’spip_document_1273 spip_documents spip_documents_center’> <dt><img src=’http://iaata.info/home/chroot_ml/ml-toulouse/ml-toulouse/public_html/local/cache-vignettes/L500xH232/plan_5_avril-0b1ef.png?1459947384′ class=’ img-responsive col-xs-14 col-sm-14 col-md-14 col-lg-14′ alt=’Parcours de la sauvage – 691.6 ko’ width=’500′ height=’232′ /></dt> <dt class=’crayon document-titre-1273 spip_doc_titre’>Parcours de la sauvage</dt> </dl> <p>En moins de deux, nous voilà sur le boulevard Matabiau, sur l’air de « Grève, blocage, manif sauvage ! » On fout un sacré bordel sur la deux voies mais les bleus ne tardent pas à rappliquer par derrière. Evidemment, dans ces conditions personne ne veut traîner, alors on avance au pas de course, malgré les injonctions à ralentir pour rester groupéEs et à l’ingénieux slogan repris par touTEs : « Ils sont 10, on est 200 ! ».</p> <p>Etonnamment, les automobilistes nous réservent un accueil enthousiaste. Beaucoup klaxonnent en soutien, provoquant à chaque fois des acclamations disproportionnées. Il faut dire que l’on commence à être chauds bouillants. Deux motards de la Police Nationale ne vont pas tarder à en faire les frais.</p> <p>ArrivéEs au Faubourg Bonnefoy, on tourne à gauche pour traverser le pont. Ici, deux keufs isolés semblent ne pas avoir capté qu’on n’en avait pas qu’après la loi travail. Un petit groupe s’approche et leur dispense, à leur manière, une petite session de rattrapage.</p> <p>Un des deux motards tente alors désespérément d’écraser ses assaillants. La foule se précipite en hurlant. Les deux abrutis dégagent à toute vitesse, la queue entre les jambes.</p> <p>Là, on est carrément remontéEs à bloc. Et on se dirige droit vers la gare. <br class=’autobr’ /> Sauf que derrière ça commence à pousser sévère : les baqueux chargent. A partir de là, ça devient sale, en mode chacun sa gueule.</p> <p>ArrivéEs en sprint à la gare, on se mange plein de lacrymo qui arrivent de loin devant : des keufs nous prennent à revers depuis la rue Matabiau, du moins le pont devant la gare. Des gens chutent lourdement sur le trottoir, d’autres font une overdose de lacrymo. C’est la panique générale.</p> <p>On s’engouffre dans la gare. Les écrans publicitaires éclatent les uns après les autres. La BAC nous suit. On descend sur les voies, certainEs en profitent pour faire le plein de cailloux. Derrière, ça a commencé à interpeller. Devant notre complète désorganisation, on décide de se disperser. On s’en va remplir une rame de métro, bloquant les portes afin que les retardataires puissent rentrer. On s’évapore dans le réseau souterrain.</p> <div class=’spip_document row light-style’> <div class=”col-lg-12 col-md-12 col-sm-12 col-xs-14 col-lg-offset-1 col-md-offset-1 col-sm-offset-1″> <a href=’http://iaata.info/Suivi-en-direct-de-la-journee-du-5-avril-a-Toulouse-1117.html’ title=”Suivi en direct de la journée du 5 avril à Toulouse” style=”text-decoration:none;”> <div class=”objet_article” style=”postion:relative; padding-bottom:10px;”> <div class=’spip_son_logo’><img src=’http://iaata.info/home/chroot_ml/ml-toulouse/ml-toulouse/public_html/local/cache-vignettes/L200xH134/arton1117-4eabe-4c989.png?1460149485′ alt=” class=’spip_logos’ width=’200′ height=’134′ /></div> <div class=”spip_son_titre “> <strong style=”font-family: Oswald, helvetica, sans-serif; “>Suivi en direct de la journée du 5 avril à Toulouse</strong> </div> <span class=”time-suggest” style=”position: absolute; left: 20px; bottom:10px; margin-left:0.4em; font-size:0.7em;”> <i class=”icon-calendar”></i> 6 avril </span> <div style=”clear:both;”></div> </div> </a> </div> </div></div> –> http://iaata.info/Pourquoi-je-veux-detruire-la-CGT-1126.html https://iaata.info/Pourquoi-je-veux-detruire-la-CGT-1126.html 2016-04-07T16:40:44Z text/html fr Contre la loi Travail Toulouse <p>Ce texte a circulé lors de la manif du 5 avril. Nous le reproduisons dans son intégralité.</p> <img src=’http://iaata.info/home/chroot_ml/ml-toulouse/ml-toulouse/public_html/local/cache-vignettes/L150xH112/arton1126-bf067.jpg?1460048097′ alt=” class=’spip_logos’ width=’150′ height=’112′ /> <div class=’rss_chapo’><p>Ce texte a circulé lors de la manif du 5 avril. Nous le reproduisons dans son intégralité.</p></div> <div class=’rss_texte’><p>Texte largement inspiré de l’œuvre « <i>Mort aux flics et vive les lasagnes !</i> » de Guy Debord.</p> <p>D’abord, une chose. Je parle de la CGT car c’est vraiment un syndicat que j’aimerais voir pourrir dans la douleur, mais en vrai à peu près partout où je vais écrire CGT, vous pourrez faire comme s’il était écrit CFDT, NPA, UNEF (mention spéciale si tu fais partie de l’UNEF : trou du cul) ou je ne sais quel autre sigle débile qui m’emmerde (ou qui t’emmerde, toi, ta pote, ou ton chien, parce que oui, la SPA c’est pas mes amies non plus).</p> <p>A la manif du 24 mars les membres de cette foutue orga ont eu les oreilles qui chauffaient sous les insultes. Et comme illes ont visiblement pas apprécié d’avoir des dossards recouverts de jus de clémentine, quelques zozos de ses ranges se sont sentis pousser des ailes et ont distribué deux ou trois torgnoles. Illes ont été bien accueillis et puis, pour la forme, leur camion a mangé un peu aussi parce qu’au royaume de l’anarchie, que tu sois mécanique ou pas, on s’en fout, on prépare déjà le soulèvement des machines. C’est qu’on a de la suite dans les idées chez les totos.</p> <p>« Bah, la CGT, attends, c’est le syndicat le plus puissant de France, ça doit pas être si mal ! » m’a soufflé ma copine Léa. J’lui en veux pas, elle sortait du Communard, quand on est bourré on n’a pas les idées claires.</p> <p>L’astuce intellectuelle là-dedans, c’est que ce monde me file la gerbe (si, si j’ai bien employé l’expression « astuce intellectuelle »). Si j’étais joueuse, je parierais sur le fait qu’à toi aussi. Ouais, m’lever tous les matins, (étudier pour) bosser comme un abruti mais gagner juste de quoi m’acheter des trucs qu’on devrait toutes avoir sans conditions (maison, bougge, eau et sex-toys), voir ma vie qui défile sans que j’ai presqu’aucun contrôle dessus et être obligée de dealer en permanence avec les stratégies de contrôle du gouvernement, ben autant t’le dire, ça m’fait pas rêver. Du coup quoi ? Ben du quoi la loi El Khomri, j’en ai rien à battre. Le travail ça pue, sous toutes ses formes et peu importe ses conditions, et travailler une heure par jour c’est déjà travailler trop. Moi et la bande de gugusses avec qui je traîne, on n’est pas là pour négocier une vie un peu moins dure, un peu plus équitable, un peu plus bio ou avec une météo plus clémente, on est là pour se saisir, maintenant, d’une vie toute entière qui n’attend que nous pour démarrer. Or, la CGT est très exactement destinée à nous en empêcher.</p> <p>Parce que la CGT, dans son fonctionnement, n’a pour seul horizon politique que de négocier avec le gouvernement même qu’elle prétend combattre et qui brise nos vies. La CGT, en tant que structure, reconnaît leur légitimité aux tenants du pouvoir et entend diéser avec elles d’égal à égal. Et la rupture, elle est là : les gouvernements, peu importe leurs programmes, sont systématiquement les ennemis déclarés d’une vie libre, amusante et épanouissante. Quand on veut jouer sur le terrain du pouvoir, on joue sur celui de l’esclavage, de la mort, de la tristesse et du contrôle. C’est d’une autre position qu’il nous faut envisager le combat avec ceux qui nous oppressent au quotidien.</p> <p>Alors si la CGT était simplement un groupe composé de gens politiquement arriérés et de paumées de l’histoire qui faisait sa sauce dans son coin, à la limite, j’me dirais qu’il y aurait bien un jour où la confrontation serait inévitable mais qu’en attendant, j’aurais pas besoin de les mettre dans mon top 10 des choses à démolir (entre Cyril Hanouna et les dessinateurs de comics). Hélas (ou pas) il n’en est rien, la CGT est une force policière active et a une capacité d’infiltration et de manipulation qui n’a pas d’égale. Et il n’est pas nécessaire de passer beaucoup de temps sur Internet pour trouver des dizaines de cas où le SO de ce syndicat de merde a livré des gens à la police, ou d’autres où des membres se sont invitées à des réunions diverses pour faire pression afin que leurs méthodes soient adoptées (lycéens qui avaient accepté de former un SO, vous vous êtes fait bananer mais c’est pas grave, vous pouvez encore dire aux keufs dans vos rangs d’aller se faire voir).</p> <p>On va bien sur me reprocher de m’en prendre à la sacro-sainte unité du mouvement social car il va s’écouler pas mal de temps encore avant qu’on renonce avec joie à cette idée. Ma réponse, si vous le permettez, tient en deux points, l’un sur la table, et l’autre dans ta gueule.</p> <p>Non, c’est pas vrai. Premièrement, le rêve de l’unité a été poursuivi par la quasi-totalité de la philosophie occidentale, voyez vous-même le résultat : colonialisme, christianisme, massacre animal, et j’en passe et des meilleures. Deuxièmement, il n’y a que dans Dragon Ball Z qu’on peut sérieusement songer à s’allier avec une ennemie au moyen de boucles d’oreilles magiques. Problème : dans la réalité, ça n’existe pas et la CGT reste là, un couteau dans la main, prête à le planter dans votre dos dès que vous irez jeter un caillou sur la façade de La Poste. L’histoire l’a prouvé, des milliers d’expériences individuelles peuvent en témoigner, et si on ne réagit pas maintenant pour les dégager à grands coups de pieds dans le cul, l’histoire de ce qu’on est en train de vivre là, maintenant, va se solder par une nouvelle trahison de la part de telle ou telle orga. On ne sauve pas ce qui est déjà mort, et la CGT, sa place, c’est les chiottes sèches ou la poubelle.</p> <p>« <i> Il n’y a pas d’alternative à la guerre sociale, et dans ce combat, je compte fortement sur la CGT pour m’appuyer si besoin est.</i> »<br class=’autobr’ /> François Hollande à l’oreille d’Angela Merkel, concluant ainsi une folle nuit d’amour.</p> <p>« <i>Ni Dieu, ni cégétraîtres </i>. »<br class=’autobr’ /> Friedrich Nietzsche après s’être fait jeter par Lou salomé.</p> <p>Il serait dommage de jeter ce tract sur la voie publique alors que tu pourrais l’utiliser pour mettre le feu à une poubelle mais bon, tu fais ce que tu veux.</p></div> –> http://iaata.info/5-avril-le-Mirail-part-en-manif-1128.html https://iaata.info/5-avril-le-Mirail-part-en-manif-1128.html 2016-04-07T14:16:08Z text/html fr Toulouse Contre la loi Travail <p>Récit du débrayage de la fac et des Beaux-Arts, et de la manifestation qui s’en est suivie.</p> <img src=’http://iaata.info/home/chroot_ml/ml-toulouse/ml-toulouse/public_html/local/cache-vignettes/L150xH85/arton1128-98da1.jpg?1460038589′ alt=” class=’spip_logos’ width=’150′ height=’85’ /> <div class=’rss_chapo’><p>Récit du débrayage de la fac et des Beaux-Arts, et de la manifestation qui s’en est suivie.</p></div> <div class=’rss_texte’><p>(Reçu par mail).</p> <p>Suite à l’Assemblée Générale de l’Université Jean Jaurès du Mirail un peu après 14h, une centaine d’étudiant-e-s commença le débrayage de la fac dans la bonne humeur. Premier objectif : le bâtiment Olympe de Gouges, tout un symbole, regroupant les UFR d’Histoire, d’Art, d’Archéologie d’un côté et de Sciences, Espaces, Sociétés de l’autre. C’était sans compter le zèle du service sécurité de l’Université, fermant aussitôt les portes à notre arrivée et formant un cordon humain. Échec pour cette première tentative.</p> <dl class=’spip_document_1275 spip_documents spip_documents_center’> <dt><img src=’http://iaata.info/home/chroot_ml/ml-toulouse/ml-toulouse/public_html/local/cache-vignettes/L500xH283/mirail-1-da127.jpg?1460018199′ class=’ img-responsive col-xs-14 col-sm-14 col-md-14 col-lg-14′ alt=’Tentative de rentrer au sein du bâtiment Olympe de Gouges – 113.7 ko’ width=’500′ height=’283′ /></dt> <dt class=’crayon document-titre-1275 spip_doc_titre’>Tentative de rentrer au sein du bâtiment Olympe de Gouges</dt> </dl> <p><span class=’spip_document_1276 spip_documents spip_documents_center’> <img src=’http://iaata.info/home/chroot_ml/ml-toulouse/ml-toulouse/public_html/local/cache-vignettes/L500xH283/mirail-2-2-5aff3.jpg?1460018199′ class=’img-responsive col-xs-14 col-sm-14 col-md-14 col-lg-14′ width=’500′ height=’283′ alt=”” /></span></p> <p>C’est donc le dernier bâtiment encore d’époque de l’Université, dit de Candilis du nom de l’architecte originel, qui fut la cible du joyeux cortège : quelques cours furent ainsi perturbés et invités à nous rejoindre. Le temps passant et devant nous arrêter au lycée des Arènes nous préférions rester groupé-e-s que de se scinder.</p> <p><span class=’spip_document_1277 spip_documents spip_documents_center’> <img src=’http://iaata.info/home/chroot_ml/ml-toulouse/ml-toulouse/public_html/local/cache-vignettes/L500xH283/mirail3-57a41.jpg?1460018200′ class=’img-responsive col-xs-14 col-sm-14 col-md-14 col-lg-14′ width=’500′ height=’283′ alt=”” /></span></p> <p>C’est donc aux alentours de 15h que nous sommes partis direction les Arènes et son lycée. L’entrée se fit en relative douceur et certains élèves nous rejoignirent, d’autres après 16h et la fin des cours. La prochaine étape a été l’école des beaux-arts à Esquirol qui nous attendait les portes ouvertes à 15h40 : une bonne ambiance à première vue mais le nombre d’étudiant-e-s nous rejoignant fut assez faible.</p> <dl class=’spip_document_1278 spip_documents spip_documents_center’> <dt><img src=’http://iaata.info/home/chroot_ml/ml-toulouse/ml-toulouse/public_html/local/cache-vignettes/L500xH283/mirail4-74685.jpg?1460018200′ class=’ img-responsive col-xs-14 col-sm-14 col-md-14 col-lg-14′ alt=’Journée portes-ouvertes aux beaux-arts – 148.6 ko’ width=’500′ height=’283′ /></dt> <dt class=’crayon document-titre-1278 spip_doc_titre’>Journée portes-ouvertes aux beaux-arts</dt> </dl> <p><span class=’spip_document_1279 spip_documents spip_documents_center’> <img src=’http://iaata.info/home/chroot_ml/ml-toulouse/ml-toulouse/public_html/local/cache-vignettes/L500xH283/mirail5-54ce2.jpg?1460018200′ class=’img-responsive col-xs-14 col-sm-14 col-md-14 col-lg-14′ width=’500′ height=’283′ alt=”” /></span></p> <p>Nous étions alors suivi-e-s par des policiers en civil en moto et ce jusqu’au rassemblement de départ avec des intimidations à rester devant eux. C’est tout de même un défilé d’un peu plus de 200 personnes qui envahit le côté droit de la rue de Metz jusqu’au monument aux morts de François Verdier, lieu du début de la manifestation, escorté de près, sur la fin, par les CRS.</p> <dl class=’spip_document_1281 spip_documents spip_documents_center’> <dt><img src=’http://iaata.info/home/chroot_ml/ml-toulouse/ml-toulouse/public_html/local/cache-vignettes/L500xH283/mirail7-16cef.jpg?1460018200′ class=’ img-responsive col-xs-14 col-sm-14 col-md-14 col-lg-14′ alt=’Un cortège surveillé en toute discrétion par les voltigeurs. – 366.2 ko’ width=’500′ height=’283′ /></dt> <dt class=’crayon document-titre-1281 spip_doc_titre’>Un cortège surveillé en toute discrétion par les voltigeurs.</dt> </dl><dl class=’spip_document_1283 spip_documents spip_documents_center’> <dt><img src=’http://iaata.info/home/chroot_ml/ml-toulouse/ml-toulouse/public_html/local/cache-vignettes/L500xH283/mirail9-3759f.jpg?1460018200′ class=’ img-responsive col-xs-14 col-sm-14 col-md-14 col-lg-14′ alt=’De 16 à 96 ans dans la rue ! – 140.8 ko’ width=’500′ height=’283′ /></dt> <dt class=’crayon document-titre-1283 spip_doc_titre’>De 16 à 96 ans dans la rue !</dt> </dl><dl class=’spip_document_1282 spip_documents spip_documents_center’> <dt><img src=’http://iaata.info/home/chroot_ml/ml-toulouse/ml-toulouse/public_html/local/cache-vignettes/L500xH283/mirail8-c013d.jpg?1460018200′ class=’ img-responsive col-xs-14 col-sm-14 col-md-14 col-lg-14′ alt=’L’arrivée à François Verdier avec ligne de CRS. – 142.1 ko’ width=’500′ height=’283′ /></dt> <dt class=’crayon document-titre-1282 spip_doc_titre’>L’arrivée à François Verdier avec ligne de CRS.</dt> </dl> <p>Le cortège se mit en branle vers 16h30 en direction d’Arnaud Bernard, mené par des lycéen-ne-s et étudian-te-s confondu-e-s, au son des tambours fait de récupération ou de casseroles, la dernière manifestation ayant vu la destruction d’instruments de musique. Quelques pétards firent danser la BAC et des vitrines publicitaires se brisèrent, la tension était palpable : le cortège d’un peu plus de 1000 personnes était escorté de très près et toutes les rues menant au centre ville étaient bloquées, en souvenir du jeudi d’avant où un groupe de 800 personnes a pu partir direction le Capitole. A l’arrière impossible de s’arrêter pour aller au sanisette, la route étant fermée par des camions grillagés. Beaucoup avaient en tête les incidents de la semaine précédente ainsi que la centaine d’arrestations à Paris le matin même.</p> <dl class=’spip_document_1282 spip_documents spip_documents_center’> <dt><img src=’http://iaata.info/home/chroot_ml/ml-toulouse/ml-toulouse/public_html/local/cache-vignettes/L500xH283/mirail8-c013d.jpg?1460018200′ class=’ img-responsive col-xs-14 col-sm-14 col-md-14 col-lg-14′ alt=’L’arrivée à François Verdier avec ligne de CRS. – 142.1 ko’ width=’500′ height=’283′ /></dt> <dt class=’crayon document-titre-1282 spip_doc_titre’>L’arrivée à François Verdier avec ligne de CRS.</dt> </dl> <p><span class=’spip_document_1284 spip_documents spip_documents_center’> <img src=’http://iaata.info/home/chroot_ml/ml-toulouse/ml-toulouse/public_html/local/cache-vignettes/L500xH283/mirail_91-94ac6.jpg?1460018200′ class=’img-responsive col-xs-14 col-sm-14 col-md-14 col-lg-14′ width=’500′ height=’283′ alt=”” /></span></p> <p>Arrivé-e-s au rond-point d’Arnaud Bernard la foule s’engouffra sur la place et se retrouva coincée par les CRS. Au mégaphone on appela à la dispersion et à la réussite de cette manifestation sans débordement, ainsi qu’au rendez-vous de samedi. Un faible nombre voulu rester sur la place, sans succès, et d’autres partirent occuper le rond-point et continuèrent avec la voie libre en direction du canal du midi, peut-être 400 personnes qui firent demi-tour, à première vue.</p> <p>Nous sommes donc resté-e-s quelques dizaines sur le rond-point d’Arnaud Bernard à regarder les CRS se disperser (pour une fois ?). La plupart des personnes présentes sont parties en direction de Capitole pour la nuit debout, en faisant halte dans un bar ou à une épicerie mais c’est en arrivant à Saint-Sernin au niveau d’une voiture de police et sans tendre l’oreille que nous avons entendu une interpellation au niveau de la médiathèque au talkie de la policière : effarement total, nous croyons que tout le monde était revenu du canal du midi mais c’était sans comp