Manifestement, les moments de “crise” font ressortir le fond des personnes, et le vernis discursif anarchiste s’effondre pour laisser place à une véritable gaucho-fest.

D’un côté, ça fout la rage de voir des groupes dans lesquels on s’organise virer à l’humanisme et au réformisme si rapidement, d’un autre on peut peut être en tirer quelque chose de positif : au moins le rideau est tombé, et on voit les personnes autour de nous sous une lumière un peu plus claire. C’est dans les moments d’urgence, quand nos réactions nous échappent avant même d’avoir pu y réfléchir, qu’elles représentent nos positions les plus instinctives.

Clairement, il y aura un avant et un après de tout cela, il y a des choses qui s’effondrent et qui ne pourront pas être reconstruites. Peut être aura-t-on moins de personnes avec qui s’organiser, moins d’ami.e.s. Et peut être n’est ce pas plus mal.

Mort à la charité et a l’humanisme !

Mort à l’Union Sacrée !

A ce sujet :

https://desruines.noblogs.org/files/2015/01/charite.pdf

bonus : https://www.non-fides.fr/?La-Peur-du-conflit

PS : Ce serait trop long d’expliquer ici en quoi l’humanisme, l’humanitarisme, le réformisme, la charitabilité, l’utilisation des technologies pour s’organiser politiquement, etc etc c’est de la merde. Pis c’est pas comme si c’était des questions qui n’ont jamais été abordées ailleurs. L’idée ici n’est pas de convaincre, mais de visibiliser un contre-point à la saturation de nos espaces théoriques et pratiques par la logique humaniste depuis le début de cette épidémie.


Article publié le 06 Avr 2020 sur Iaata.info