Encore une grève des femmes de chambre dans un hôtel. Une de plus. Depuis plusieurs mois ces grèves se multiplient en région parisienne et ailleurs. Cette fois-ci (depuis le 17 juillet) c’est à l’hôtel IBIS BATIGNOLE (Porte de Clichy) que ça revendique. Toujours pour exiger la fin de la sous-traitance dont usent et abusent les grands groupes hôteliers (comme ici le groupe ACCOR).

Les salarié-e-s de STN (le groupe sous-traitant) demandent donc logiquement à être embauché-e-s directement par l’hôtel IBIS avec reprise de leur ancienneté à STN. Dans la foulée la liste des revendications s’allonge :
• passage à temps complet des temps partiels
• transformation des CDD en CDI
• arrêt des mutations non justifiées
• suppression de la clause de mobilité
• diminution des cadences de travail
• Paiement des jours de grève
Etc.

Mardi 23 juillet un rassemblement a eu lieu à l’appel de la CGT-HPE. Rassemblement conséquent auquel ont répondu divers membres d’organisations diverses ; dans le désordre, outre la CGT, Solidaires, Femmes en lutte 93, FA, UCL, Pôle de renaissance communiste de France, ainsi qu’une sénatrice PCF du Val de Marne… (J’en oublie d’autres). Plusieurs défilés du cortège des grévistes dans le hall et les couloirs de l’hôtel, pour réclamer la fin de la sous-traitance, et dénoncer le viol d’une femme de chambre il y a quelque temps.
Inutile de dire qu’à la dénonciation de l’exploitation capitaliste, s’est ajoutée de manière virulente celle du patriarcat, histoire d’en finir aussi avec le droit de cuissage.
Autant dire aussi que cette grève ne fait que commencer et qu’on peut aller tous les jours exprimer notre soutien aux grévistes :
10 rue Bernard Buffet – 75017 – Paris


Article publié le 23 Juil 2019 sur Monde-libertaire.fr