Dans le cadre d’une nouvelle enquête menée sur le terrain, Amnesty International a constaté avec préoccupation les pratiques des forces de police de Hong Kong, qui emploient sans discrimination des méthodes brutales, notamment lorsqu’elles procèdent à des arrestations lors des manifestations. Cette enquête a également mis au jour des éléments prouvant l’existence de torture et de mauvais traitements en détention.

Après avoir interrogé une vingtaine de personnes arrêtées et recueilli des preuves et des témoignages auprès d’avocats, de professionnels de santé et d’autres, Amnesty International demande la tenue dans les meilleurs délais d’une enquête indépendante sur les violations des droits humains, qui semblent se durcir depuis que les manifestations de masse ont débuté en juin.

« Le monde entier a pu voir la réaction brutale de la police de Hong Kong, filmée et diffusée en direct, pour contrôler la foule dans les rues. En revanche, bien moins visibles sont les très nombreuses violences policières touchant les manifestants qui se sont déroulées à l’abri des regards, a déclaré Nicholas Bequelin, directeur pour l’Asie de l’Est à Amnesty International.

« Les preuves laissent peu de place au doute. Dans une soif évidente de représailles, les forces de sécurité de Hong Kong se sont livrées à une pratique inquiétante qui se traduit par des méthodes illégales et brutales contre les citoyens lors des manifestations – arrestations arbitraires et représailles violentes contre les personnes placées en détention, s’apparentant parfois à de la torture. »

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>> Hong Kong. Arrestations arbitraires, passages à tabac et actes de torture en garde à vue

Article publié le 20 septembre 2019


Article publié le 20 Sep 2019 sur Solidaires.org