Juin 17, 2021
Par Indymedia Lille
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Ce rĂ©cit relate l’histoire du collectif grenoblois de soutien aux Roms et aux migrant-e-s « La Patate Chaude Â» de 2011 Ă  2015. Il a pour objectif de conserver une trace de l’existence et de l’action de celui-ci, mais il se fait Ă©galement l’écho des

questionnements qui l’ont traversĂ©, tant sur sa propre organisation que sur le sens et les Ă©cueils de son action. Il ne s’agit donc pas de cultiver la nostalgie de luttes passĂ©es en les prĂ©sentant comme exemplaires : questionner les Ă©checs du

collectif est peut-ĂȘtre aussi important que de raconter ses rĂ©ussites.

Si toutefois cette histoire a quelque chose Ă  montrer, c’est peut-ĂȘtre que les modes d’action possibles sont lĂ©gion, que le militantisme n’est pas forcĂ© de se cantonner Ă  des manifestations ou Ă  des pĂ©titions et que, mĂȘme sans conduire au

grand soir, certaines actions peuvent parfois produire des effets. On serait ravi-e-s s’il pouvait donner aux personnes qui le liront l’envie de s’engager, alimenter leurs propres rĂ©flexions, voire les inspirer.

Par ailleurs, au-delĂ  des actions menĂ©es par le collectif, ses membres s’accordent gĂ©nĂ©ralement sur l’importance de sa composition et de son fonctionnement. La Patate Chaude Ă©tait constituĂ©e d’individus d’horizons et de convictions trĂšs divers,

qui se sont souvent Ă©tonnamment rencontrĂ©-e-s, enrichi-e-s et complĂ©tĂ©-e-s et plus d’une fois aussi frictionnĂ©-e-s. Son histoire n’est donc pas, ou pas seulement, celle d’un collectif cohĂ©rent et efficace. Elle a Ă©tĂ© Ă©maillĂ©e de ratĂ©s, de tĂątonnements

et de désaccords auxquels il a fallu faire face, et qui sont relatés dans ce récit.

Enfin, il faut prĂ©ciser que ce texte n’est pas un panorama complet de l’action du collectif au cours de ces quatre annĂ©es. La Patate Chaude a en effet Ă©galement organisĂ© de nombreuses actions qui ne sont pas ou peu Ă©voquĂ©es ici : des campagnes de scolarisation en lien avec le RĂ©seau Ă©ducation sans frontiĂšres (RESF) ou l’association l’École ici et maintenant ; des rencontres entre habitant-e-s de camps ou de squats et riverain-e-s ; des actions de pression sur les autoritĂ©s pour qu’elles mettent en place le ramassage des ordures, qu’elles ne coupent pas les fontaines d’eau publique prĂšs des bidonvilles ou qu’elles assument leurs responsabilitĂ©s

en matiĂšre de dĂ©ratisation ; une assistance dans les procĂ©dures judiciaires pour lutter contre les expulsions, former des recours contre les obligations de quitter le territoire, dĂ©poser des dossiers DAHO1 ou engager des rĂ©fĂ©rĂ©s

libertĂ©s pour le relogement ou l’hĂ©bergement ; des rencontres entre militant-e-s et travailleur-euse-s sociaux ; mais aussi des projections de films, des confĂ©rences


La plupart de ces actions sont relatées sur le blog du collectif.





Source: Lille.indymedia.org