Février 15, 2021
Par Le Monde Libertaire
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Image : Colin Behrens

Les compagnies d’électricité annoncent d’importantes hausses pour un bien essentiel et nécessaire, particulièrement en hiver et surtout avec la dernière vague de froid polaire. Elles veulent par ce biais mettre la pression sur le peuple à un moment où il est difficile de se passer de consommation énergétique, quel qu’en soit le prix demandé. Il s’agit d’un vol en toute légalité, non seulement avec l’aimable autorisation du gouvernement mais même avec sa promotion puisque l’énergie électrique est une affaire juteuse pour beaucoup mais aussi pour l’État qui prend 26% (21% de TVA et %% d’impôt sur l’électricité).
Le Gouvernement de gauche s’en lave les mains au prétexte que cela regarde l’entreprise privée, affichant ainsi son hypocrisie coutumière. Pendant ce temps, la pauvreté énergétique grandit et des cités ouvrières telles que la Cañada Real et beaucoup d’autres où règnent le chômage et le travail précaire rapportant peu d’argent à la maison, accusent le coup de ces grandes compagnies, où siègent des bourgeois, des aristocrates et des politiciens de tout l’hémicycle arrivés grâce aux dites portes de secours.
Contrôler l’énergie, c’est contrôler la population et la soumettre. C’est pourquoi les relations sont, et ont toujours été, si bonnes entre la classe politique, les gouvernements et les grandes entreprises, lesquelles, en outre, gèrent ce marché comme un oligopole où les tarifs sont fixés moyennant des artifices avec pour seul but de grossir les résultats tandis qu’elles ruinent la classe ouvrière et lui mettent de plus en plus la pression.
C’est une honte que les tarifs de l’électricité soit établis à partir du kilowatt le plus cher en production, un système parfait pour que le vol paraisse parfaitement cohérent quand arrive la douloureuse de la facture d’électricité. En plus le butin est divisé en quatre parts car les compagnies productrices sont aussi les distributrices.
Un système très complexe, obscur et alambiqué, conçu dans cette intention, afin d’embrouiller les consommateurs et de las désarmer s’ils voulaient critiquer ou contester, en les maintenant dans l’ignorance. Mais, fort heureusement, la conjoncture et le malaise dans lesquels est plongée la population sont en train de susciter la contestation et même des actions directes contre les intérêts des grandes compagnies, y compris des attaques à leurs biens. Il n’est donc pas étonnant que l’énergie électrique espagnole soit parmi les plus chères en Europe et que les salaires des travailleur.e.s soient parmi les plus précarisés et bas. C’est la formule parfaite pour l’explosion sociale.
L’énergie est un bien essentiel pour les êtres humains et ne peut être entre les mains d’intérêts privés. Cette hausse est la goutte d’eau pour faire déborder une situation insoutenable pour les gens en bas de l’échelle et peut mettre le feu aux poudres d’une révolte de grande ampleur contre le capitalisme et l’État. C’est pourquoi nous croyons qu’il faut allumer cette mèche, appeler à des mouvements de contestation et user de tous les moyens à notre disposition pour faire mal au pouvoir politique et économique qui, au travers de la hausse des tarifs de l’électricité, cherche à condamner la population au froid et à la misère.
Le désordre et le chaos générés par le système étatique-capitaliste est insupportable. Il revient au peuple, à la classe travailleuse, d’en finir avec ce système, en s’emparant des moyens de production (ceux de l’énergie également) pour les gérer de sorte que personne ne manque de rien. Mais pour cela, comme nous l’envisageons toujours, la révolution sociale est nécessaire. Une révolution éliminant un système qui condamne la majorité de la population à la précarité et à la pauvreté tandis qu’un petit nombre profite de la richesse que nous produisons tou.te.s.




Source: Monde-libertaire.fr