Rassemblement de soutien aux lanceurs d’alerte en matière de harcèlement sexuel, à l’université, ce jeudi 31 janvier à 9h30 devant le commissariat de police de la Mosson, 500 avenue de Louisville (tramway 1, arrêt Halles de la Paillade) à Montpellier.

Dénoncer l’impunité des agresseurs sexuels n’est pas un délit !

Ce jeudi 31 janvier à 9h30, le SCUM est convoqué au commissariat de la Mosson à la suite d’une plainte pour « diffamation » déposée par la directrice du « Service de la Vie Étudiante » de l’Université Paul Valéry en décembre 2017.

Cette plainte fait suite au dépôt d’une question diverse par les élus du SCUM pour le Conseil des Études et de la Vie Universitaire du 12 décembre 2017, concernant la légalité des propos tenus par celle qui est aussi responsable de la « Mission Égalité » de l’université, dans les colonnes du journal « Midi Libre » du 24 novembre 2017 et du journal « C News Direct Montpellier » du 29 novembre 2017.

Harcèlement sexuel à l’université : Rassemblement contre la répression des lanceurs d’alerte Alors que nous appelions à amplifier la salutaire vague de dénonciation du sexisme ambiant dans la société et à l’université, cette responsable universitaire s’illustrait en suggérant aux victimes d’agression et de harcèlement sexuel de … ne pas porter plainte !

Nous rappelons que c’est la « Mission Égalité », qui est chargée d’accueillir et accompagner les victimes de harcèlement ou d’agression, notamment à caractère sexuelle. Des propos publics de cet acabit tenus par la responsable de ce service, sans aucun démenti public depuis, ne peuvent qu’inquiéter de façon légitime les victimes et leurs soutiens.

Nos élus avaient donc déposé une question diverse lors du Conseil des Études et de la Vie Universitaire (CEVU) du 12 décembre 2017, afin de pointer l’illégalité des propos de cette responsable universitaire, tombant sous le coup l’article 434-1 modifié par la loi n°2016-197 du 14 mars 206 – art.45 (V). En effet, cette loi stipule que « Le fait, pour quiconque ayant connaissance d’un crime dont il est encore possible de prévenir ou de limiter les effets, ou dont les auteurs sont susceptibles de commettre de nouveaux crimes qui pourraient être empêchés, de ne pas en informer les autorités judiciaires ou administratives est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. »

La question diverse avait aussi pour objet de demander si la position défendue par la directrice du Service de la Vie Étudiante dans les médias, l’était en tant que « responsable de la Mission Égalité » ou à titre personnel.

A ces interrogations légitimes, les membres de la direction de l’université ont répondu par l’insulte, l’humiliation et la menace à l’encontre des élus étudiants.

Autre motif d’étonnement, la question diverse à été envoyée, comme la procédure l’exige, au vice-président du CEVU, Philippe Joron, ainsi qu’à Patrick Gilli président de l’université, plus de 48h avant la tenue du conseil, soit le samedi 9 décembre 2017. Or, la plainte de la directrice du Service de la Vie Etudiante date du lundi 11 décembre, soit 24h avant que les élus du SCUM ne lisent officiellement la question diverse.

Ainsi, il semblerait que les membres de la présidence de l’université cités ci-dessus se soient concertés avec cette responsable universitaire avant le CEVU afin de réprimer et intimider, à l’avance, les élus étudiants souhaitant dénoncer la curieuse politique de l’université concernant la prise en charge des victimes de harcèlement sexuel.

Nous appelons à un rassemblement de soutien aux lanceurs d’alertes en matière de harcèlement sexuel, ce jeudi 31 janvier à 9h30 devant le commissariat de police de la Mosson, 500 avenue de Louisville (tramway 1, arrêt Halles de la Paillade) à Montpellier.

Syndicat de Combat Universitaire de Montpellier – S.C.U.M

Membre de la CNT – Solidarité Ouvrière

[email protected]www.combatuniversitaire.wordpress.com