Novembre 26, 2021
Par Paris Luttes
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Suite aux nombreux rassemblements du printemps et de l’état 2020 contre les violences policières (TGI, place de la République…) puis aux mobilisations qui ont suivi contre la loi sécurité globale, @securitetoimeme se retrouve chaque semaine afin d’effectuer une maraude pour observer, surveiller et relever les agissements et interventions de la police auprès des habitant.es notamment des plus jeunes en ligne de mire, qui se font quotidiennement harceler.

Depuis le 19 octobre 2021, les policiers peuvent sanctionner d’une amende les occupants de hall d’immeuble.

Il s’agit d’une expérimentation déployée dans les ressorts des tribunaux de Marseille, Créteil, Foix, Lille, Reims, Rennes et qui sera généralisée au niveau national début 2022.

Une annonce qui se fait en même temps que le déploiement de nouveaux policiers et de nombreuses caméras de vidéo-surveillance dans l’espace public.

Mais ce délit d’occupation « illicite » des halls d’immeubles n’est pas nouveau puisqu’il a été créé par la loi pour la sécurité intérieure de Sarkozy en 2003. La nouveauté réside dans la sanction par l’amende forfaitaire délictuelle.

Politique du chiffre

Ces amendes poursuivent plusieurs objectifs :

  • autonomiser davantage les forces de l’ordre en leur permettant de constater immédiatement le délit par PV électronique, loin des tribunaux déjà complaisants à leur égard.
  • dresser des amendes contre une population racisée
  • intensifier la répression en rendant la procédure plus expéditive en faveur d’une politique du chiffre.

Harcélement et racisme

Sous couvert de lutte contre les trafics de drogue, c’est un véritable harcèlement policier qui se poursuit dans les quartiers populaires avec toujours plus de moyens accordés aux forces de l’ordre.

Toutes ces expérimentations sont précisément testées sur une population ciblée et marginalisée.

Les policiers utilisent ce dispositif pour mettre une pression de plus aux jeunes hommes racisés qui circulent sur la voie publique, afin de les contrôler et de leur confisquer illégalement leurs biens (chaises pliantes, chichas…). Ces personnes doivent ensuite se présenter au commissariat avec une facture pour espérer pouvoir les récupérer.

Ce racket organisé est la continuité de la politique de guerre raciste organisée dans les quartiers

Texte déjà paru sur Surveyance, un post en collab avec Securitetoimême



Source: Paris-luttes.info