En France, critiquer le christianisme est souvent de bon ton. Voire progressiste. Par contre, dès que l’on touche à l’islam ou à la religion juive, il en va tout autrement. Les accusations pleuvent, alors, drues. Islamophobie ! Racisme ! Antisémitisme !…

Dans ce paysage bétonné de la critique à géométrie variable du religieux, les libertaires, ces mécréants qui ont le « Ni dieu, Ni maître » tatoué à l’âme, font une fois de plus, une fois encore, désordre. Pour eux, toutes les religions, sans exception aucune, constituent des insultes à l’intelligence qu’il convient de combattre en tant que telles.

Disons-le tout net : ce livre assassine l’idéologie islamique comme jamais encore.

La critique y est sans insulte, mais radicale, totale, implacable, féroce. Elle a la précision du scalpel d’un médecin légiste autopsiant…un cadavre ! Certaines bonnes âmes, de celles, « munichoises », qui tentent depuis toujours de passer entre le mur de la collaboration et l’affichette de la Résistance d’avant la 25e heure, ne manqueront pas de trouver le propos excessif. Que le diable les emporte !

Critiquer l’islam, aujourd’hui, en France, relève du devoir pour tous les esprits libres et pour tous les révolutionnaires. Comme le dit l’auteur, il faut appeler un chameau un chameau, et, donc, ceux qui adhèrent à l’amputation, à la circoncision, à la flagellation, au statut inhumain des femmes…, des obscurantistes religieux fascistes.

Hamid Zanaz est un citoyen du monde né arabe en Algérie. Il a enseigné la philosophie (en arabe) à la faculté d’Alger jusqu’en 1989. Il a quitté l’enseignement pour travailler dans la presse indépendante naissante. Il vit en France depuis 1993. Né en Algérie, Hamid Zanaz se déclare citoyen du monde. Il a enseigné la philosophie à la faculté d’Alger, puis a travaillé dans la presse indépendante. Il vit en France depuis 1993. On lui doit, en arabe, des ouvrages tels que Réponse franche aux obscurantistes, Le Sens et la colère. Une introduction à la philosophie de Cioran, des études sur la censure dans le monde arabe, sur le tabou de la virginité, etc., notamment édités par la Ligue des rationalistes arabes.

Avec L’Impasse islamique, le philosophe ne caresse pas les barbus dans le sens du poil. Le sous-titre, La religion contre la vie, plante bien le décor. Attention, terrain glissant diront les mous du genou… « Le politiquement correct de notre temps transforme en islamophobe quiconque a l’audace de tenir pour juste la pensée des philosophes des Lumières sur les sujets de la religion, de la laïcité, de la démocratie, de la raison et de la philosophie, prévient Michel Onfray dans la préface. D’où le mérite de la parole rare de Hamid Zanaz. Car l’auteur nomme un chat un chat et dit clairement ce que toute intelligence bien faite devrait affirmer haut et clair : l’islam est intrinsèquement incompatible avec les valeurs de l’Occident que sont l’égalité entre les hommes et les femmes, l’égalité entre les croyants et les non-croyants, l’égalité entre les modes de vie sexuels, l’égalité entre les peuples, ce que valide la Déclaration des droits de l’homme à laquelle un musulman ne peut souscrire, non pas conjoncturellement, mais structurellement parce que sa religion ignore la séparation du spirituel et du temporel, qu’elle pose dans le texte même du Coran une inégalité fondamentale entre l’homme et la femme, entre le croyant et le non-croyant, entre le musulman et le non-musulman, entre le fidèle et l’apostat, entre le disciple d’Allah et celui d’un autre Dieu. »

 « Les trois monothéismes font le malheur de l’humanité », assurait Kateb Yacine. Hamid Zanaz éprouve le besoin de disséquer tout particulièrement l’islam. Et il le fait bien parce qu’il le connaît bien. En étudiant mot à mot le Coran, en énumérant des faits survenus en Égypte, en Algérie, au Koweit, en Iran, en Arabie Saoudite, au Nigeria, en Turquie, en Irak, en Indonésie, en Allemagne, en France, etc., l’auteur part en guerre contre l’irrationnel. Il dénonce les pays où les mosquées sont bien plus nombreuses et plus luxueuses que les écoles, où les livres religieux éclipsent toute littérature même quand le prix Nobel s’appelle Naguib Mahfouz. Arthur Schopenhauer ne comparait-il pas les religions à des vers luisants ? « Pour briller, il leur faut de l’obscurité ! »

« Je peux dire – une fois n’est pas coutume – que je suis tout à fait d’accord avec les intégristes. L’islam n’est pas compatible avec la vie moderne », explique avec malice Hamid Zanaz. Par là, le philosophe affiche ses doutes sur les capacités de l’islam à vivre parmi les autres, à s’accorder avec des principes démocratiques. « La mosquée, l’école, la radio, la télévision, les diverses publications et aujourd’hui Internet ne cessent de répéter à des millions de gens qu’ils détiennent la meilleure des religions et qu’ils sont les élus de Dieu. À force de répéter que tout le reste de l’humanité est une erreur de la nature, ces populations finissent par intérioriser et se comporter conformément à ce kit du parfait musulman. L’islamisation de la planète devient un devoir pour chaque musulman et musulmane ! », soutient Hamid Zanaz.

Le philosophe est effrayé par ce lavage des cerveaux. « L’autre, le non-musulman, est considéré comme quelque chose qui ne devrait pas exister », insiste Zanaz qui affirme que l’éducation islamique pousse à la haine. « Hais pour l’amour d’Allah ! » ordonnent des livres de collégiens en Arabie Saoudite. Si les autres religions, les athées, les agnostiques, les laïcs, les artistes, les intellectuels, les humanistes et autres « égarés » sont déclarés ennemis de l’islam, le sort des femmes est aussi, on le sait, épouvantable. L’essai grouille d’exemples irrespirables. « Une fille ne possède que son voile et sa tombe », dit un proverbe saoudien.

 L’Impasse islamique va faire rugir les islamomaniaques. On dira ici ou là que Hamid Zanaz donne des tonnes d’arguments aux racistes qui n’ont pas besoin de lui pour déverser leur fiel. En vérité, il ne fait que se tourner vers les Lumières (ce qui n’est pas le cas des fétides de souche). Une démarche que devraient méditer les « idiots utile » qui pensent naïvement que l’islamisme serait potentiellement « révolutionnaire ». « Compter sur l’islamisme pour abattre le capitalisme, c’est vouloir guérir la peste par le choléra, ricane Zanaz. La théologie islamique est défavorable au développement de la raison, de la responsabilité individuelle, du libre exercice de l’esprit critique. L’islam n’est pas un système adapté à la vie d’aujourd’hui. On ne peut pas être musulman sans rentrer en collision avec le monde. L’islam ne s’accorde jamais au réel. Il travaille pour que le réel s’adapte à lui. »

 Après plusieurs livres qui passent à la moulinette les élucubrations chrétiennes, la collection « Propos mécréants » des éditions libertaires s’enrichit d’un livre qui pulvérise l’obscurantisme islamique. On attend avec impatience un ouvrage qui pourfendra la religion juive. Ici et partout, une seule issue : sortir du religieux. Ni dieu ni maître un point c’est tout, nom de dieu !


Article publié le 19 Juil 2020 sur Monde-nouveau.net