Mars 3, 2017
Par Kedistan
90 visites


A l’occasion de la journée des femmes le 8 mars, le cinéma Saint André des Arts à Paris projettera le film de la cinéaste Zaynê Akyol.

Certes, ce n’est pas la première fois que ce film sera projeté à Paris, (après cet été au Festival de Douarnenez), mais si vous ne l’avez pas encore vu, et qui plus est dans ce cinéma, et à l’occasion de la journée des femmes, réservez votre séance.


L’histoire

Des jeunes filles membres du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) défendent leur territoire en luttant contre Daech. Elles parlent de la base de leur engagement, tout en dévoilant une part de leur quotidien.

Elles se prénomment Sozdar, Azer, Rojen. Elles se sont enrôlées au sein du PKK, composé à 40 % de femmes. Dans la vingtaine, elles manient leur armement sans difficulté aucune.


Pour son premier long métrage Gulîstan, terre des roses, la cinéaste montréalaise Zaynê Akyol – elle-même d’origine kurde – est allée à la rencontre de ces jeunes femmes entre les frontière de l’Irak et de la Syrie pour les filmer et mieux faire comprendre leur combat, souvent résumé sommairement par des visions de “femmes amazones” en armes.

De magnifiques images, sans jamais montrer la violence et l’horreur des combats pourtant présents, la réalisatrice fait pénétrer le spectateur dans une réalité quotidienne. Repas pris en commun, enseignement de principes politiques guidés par les notions de féminisme et de liberté, jeux, rires, danses, soin des cheveux, tout y passe.

Zaynê Akyol recueille parfois des confidences troublantes. Comme celles de Rojen, qui regrette de ne pas avoir fait ses adieux à sa mère. Ou celles de la doyenne Sozdar, dont le visage est filmé sobrement en gros plan, qui affirme ne pas craindre la mort. « Mes propos sont peut-être mes dernières paroles pour toi. Ou peut-être pas », affirme-t-elle à la réalisatrice en souriant.

Gulîstan, terre des roses.
Documentaire de Zaynê Akyol. 1h26.

 

Et ne ratez surtout pas cette interview !

CINÉMA INDÉPENDANT FONDÉ EN 1971 PAR ROGER DIAMANTIS ET SITUÉ EN PLEIN COEUR DU QUARTIER LATIN, LE SAINT-ANDRÉ DES ARTS EST UNE VÉRITABLE INSTITUTION PARISIENNE DU CINÉMA D’ART ET D’ESSAI (LABELS : “ART ET ESSAI” & “EUROPA CINEMA”).

Cet article “Gulîstan, terre de roses” le 8 mars à Paris a été publié par KEDISTAN.




Source: