Mercredi 16 septembre, les salariés des divers sites français de Boiron sont appelés à une journée de grève nationale par une intersyndicale CFE-CGC, CFDT et FO. Ils protestent contre un plan de restructuration annoncé en mars 2020 qui prévoit de supprimer 646 emplois (et d’en créer 134) soit une disparition d’environ 25% de l’effectif.

L’entreprise, connue pour fabriquer des médicaments homéopathiques souhaite également fermer un de ses quatre sites de production à Montrichard (Loir-et-Cher) ainsi que 12 établissements de préparation-distribution sur 27 présents en France. Une décision qui n’est pas la bonne selon Alain Cohard de la CFE-CGC. « Nous avons fait faire une expertise indépendante des finances de l’entreprise, le résultat est formel : elles sont saines. Si on veut faire une restructuration, les licenciements ne sont pas la seule issue possible », explique Alain Cohard de la CFE-CGC.

Plutôt qu’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) l’intersyndicale demande un plan de départ volontaire, plus adapté à la situation selon elle. Dans le journal Le Progrès la direction de Boiron justifie le PSE par la fin du remboursement de l’homéopathie en 2021, qui menacerait considérablement son chiffre d’affaire. « Un prétexte », selon Alain Cohard, pour qui « ce plan de licenciement massif est dû avant tout à des mesures purement financières dictées par l’actionnariat. »

Une manifestation ambitionnant de réunir plusieurs centaines de personnes devant le siège social de l’entreprise à Messimy dans la banlieue lyonnaise est prévue le 16 septembre dès le matin.


Article publié le 15 Sep 2020 sur Rapportsdeforce.fr