Depuis des semaines, la colère monte dans les écoles et les établissements contre les mesures ministérielles. Les conditions de travail se dégradent, les statuts sont remis en cause, les salaires restent toujours bloqués. Dans ce contexte, le ministre JM Blanquer, méprisant et autoritariste, poursuit sa politique libérale de casse du service public d’éducation.

Tout nous conduit à l’exigence de plus d’éducation pour tous les jeunes dans un contexte où les inégalités continuent à se creuser et où les réformes menées par le ministre les aggravent.

Or, le Parlement a adopté un budget qui est loin de traduire l’ambition éducative dont notre pays a besoin. En effet, il ne prend pas la mesure de l’augmentation des effectifs, de la situation sanitaire qui impose particulièrement des mesures pour faire baisser les effectifs d’élèves par classe à court et moyen terme et de l’état de fatigue des personnels, épuisés par des années de dégradation des conditions de travail.

Ainsi, face à la situation catastrophique dans laquelle se trouvent écoles et établissements cette année, et plutôt que de recruter les candidats au concours inscrits sur la liste complémentaire, il accentue la précarité avec des CDD de … 3 mois, sans perspective de titularisation ni de stagiairisation !

Dans le budget 2021, la nécessaire revalorisation des personnels ne trouve qu’une traduction minimale avec 400 millions d’euros prévus. C’est très peu pour les personnels, et de fait l’essentiel des mesures proposées pour 2021 ne concerneront qu’une minorité d’entre eux.

Rien n’est proposé pour les AED AESH.

On est très loin de l’augmentation de 20% de la valeur du point d’indice qui serait nécessaire pour compenser le pouvoir d’achat perdu depuis 20 ans !

Le Grenelle du ministre est inacceptable, d’autant plus qu’il vise à modifier en profondeur le fonctionnement de l’école, les missions et les statuts des enseignant-es (loi Rilhac, RH de proximité, formation constellation, modification du concours …).

Comme si cela ne suffisait pas le ministère engage l’évaluation des établissements. qui passe par l’autoévaluation dans un premier temps. Une tentative pour faire peser l’amélioration du service public sur les personnels sans accorder de moyens supplémentaires, comme dans les hôpitaux.

Dans cette situation, L’intersyndicale Educ 31 appelle à être massivement en grève mardi 26 janvier, à se réunir et à participer aux réunions d’information syndicale et assemblées générales prévues d’ici là afin de construire la mobilisation et de faire du 26 janvier une journée de grève massive dans les écoles et pour, dès maintenant, en préparer les suites si le ministre ne répondait pas.

Préparons toutes et tous la grève mardi 26 janvier pour exiger :

  • La création des postes et des classes nécessaires et le recrutement immédiat ainsi que la formation d’enseignants fonctionnaires d’Etat notamment par le recours aux listes complémentaire du concours ! -* Le refus des redéploiements imposés par le biais des PIAL et les créations de postes d’AESH nécessaires.
  • Le recrutement d’AED, d’infirmières, de Psy EN EDO, d’assistantes sociales à la hauteur des besoins.
  • Une augmentation immédiate d’au moins 20% pour les personnels afin de rattraper le pouvoir d’achat perdu depuis 20 ans !
  • Une revalorisation et un statut pour les AESH et les AED qui reconnaissent l’importance de leurs missions indispensables pour l’école.
  • Le retrait de toutes les contre-réformes du ministre Blanquer et l’arrêt de celles qu’il tente d’imposer avec son Grenelle : projet de loi Rilhac sur la direction, formation en constellations, réforme du concours…
  • L’arrêt de la démarche de l’évaluation et d’autoévaluation des établissements et la reconnaissance de la professionnalité et de l’engagement des personnels au service des élèves.
  • La poursuite et le renforcement d’une véritable politique d’éducation prioritaire.



Source: Iaata.info