Les rendez-vous en Île-de-France

  • Paris : Place de la République à 14h (en direction de Nation)
  • Melun : Devant la Préfecture à 10 à l’appel de la CGTFSU – Solidaires
  • Meaux : Place de l’Europe à 17H30 à l’appel du collectif Meaux Bilisé.es
  • Nemours : Place de la République, à 10h, à l’appel de l’union locale CGT

Communiqués syndicaux

Communiqué intersyndical IDF

Les organisations syndicales régionales CGT, FSU, Solidaires et UNEF se sont réunies le mercredi 26 août 2020.

Elles font le constat d’une situation sociale dramatique dont toutes les conséquences précises ne sont pas encore pleinement mesurables à ce jour.

Le gouvernement a, sans états d’âme, abandonné les « premier.e.s de corvée ». Non seulement le Ségur de la santé n’a annoncé aucun changement ni infléchissement dans la politique de démantèlement du service public de santé, mais il la conforte en poursuivant la gestion libérale, purement comptable, et en dégradant encore un peu plus les conditions de travail. Des miettes pour les salaires, un nombre à minima d’annonces de créations d’emplois (moins de 4 emplois par établissement), quant aux lits promis, les 4000 ne compensent même pas les 4700 supprimés sous le quinquennat Macron … Les organisations régionales CGT, FSU, Solidaires et UNEF réaffirment leur soutien à un véritable plan d’urgence pour l’hôpital public.

Aucun bilan précis n’est encore totalement tiré sur les dégâts sociaux de la politique généralisée du confinement et des mesures de suspensions d’activité. Mais le constat est clair, dès le 17 mars, 1er jour du confinement, ce sont les plus précaires (intérimaires, temps partiels, contrats courts, jobs étudiants…) qui ont été abandonnés. En quelques jours, 500 000 emplois sont supprimés brutalement en France, l’appareil d’État a fait un choix clair, celui de renoncer à son devoir de protection des plus fragiles pour rester fidèle à sa doxa libérale.

En Île de France, l’estimation serait de 300 000 emplois supprimés en 2020.

Depuis, la multiplication des plans sociaux (aviation, automobile, commerce, hôtellerie restauration…) s’est accompagnée de cadeaux au patronat de la part du gouvernement, plus de 500 aides directes différentes, 1, 3 milliards sur la seule Île-de-France sans aucune contrepartie ni engagement ni contrôle. Cette crise risque, si nous ne nous mobilisons pas massivement, de permettre au Medef et au gouvernement d’accélérer leurs contre-réformes destructrices. Ce qui est plus que jamais dans le viseur, ce sont les garanties collectives, les services publics mais aussi la notion même de salariat.

Les organisations syndicales régionales, CGT, FSU, Solidaires et UNEF, dans la continuité des actions du printemps dernier, s’opposent à la surenchère libérale détruisant les conquis sociaux et l’emploi, aggravant les conditions de travail, précarisant davantage les salarié.e.s et créant un frein à l’insertion des jeunes qui aujourd’hui n’accèdent à un emploi stable qu’à l’âge de 28 ans en moyenne.

L’urgence sociale, c’est le développement de l’emploi stable et durable, le recours aux licenciements devant être encadré, resté exceptionnel et interdit dans les entreprises qui font des profits ; en aucun cas il ne doit être une variable d’ajustement pour le maintien des dividendes des actionnaires. Pour

relancer la machine économique, la question de l’augmentation des salaires et des pensions est centrale tout comme la réduction du temps de travail, un autre partage et une autre utilisation des richesses créées par les salarié.e.s.

Les organisations syndicales régionales, CGT, FSU, Solidaires et UNEF réitèrent leurs demandes d’abandon pur et simple de la réforme de l’assurance chômage et du projet de retraite par points. Elles revendiquent une véritable hausse des salaires, une réduction du temps de travail, de meilleures conditions de travail. Elles se prononcent pour un meilleur service public avec plus de moyen et des recrutements de personnels titulaires.

La rentrée s’annonce compliquée, nous ne laisserons pas les débats sans fin sur port du masque ou pas occulter nos revendications. Ces débats doivent rester pilotés par le monde médical et ses chercheurs dans la seule finalité de santé publique. Ce que réclament les organisations c’est la protection des salariés dans les entreprises et services, des enfants et des jeunes dans les établissements scolaires et universités et de l’ensemble de la population. Lorsque les contraintes sanitaires exigent du matériel spécifique, il est clair qu’il doit être gratuit et mis à disposition.

Les Unions régionales d’Ile-de-France CGT, FSU, Solidaires et UNEF appellent à une journée de mobilisation et de manifestation le jeudi 17 septembre pour les revendications suivantes :

  • Gratuité des masques et accès aux tests de dépistage dans les universités et entreprises
  • Retrait des aspects liberticides de « l’état d’urgence sanitaire » qui a été prolongé jusqu’au 31 octobre
  • Pour un plan d’urgence pour l’hôpital public
  • Hausse des salaires
  • Réduction du temps de travail
  • Interdiction des licenciements
  • Conditionnaliser et contrôler les aides aux entreprises, fin des exonérations de cotisations sociales.
  • Prolongement des droites des chômeurs et des chômeuses ainsi que le rétablissement des autorisations d’absence (ASA) pour les personnels à risque
  • Abandon de la « réforme » des retraites et de la réforme de l’assurance chômage.

Manifestation unitaire

le Jeudi 17 septembre 2020

14h : place de la République

Tract de Solidaires

Le chômage et la précarité pour les un-es…

Le résultat de la crise Covid ne doit pas faire oublier que la situation actuelle est le fait des

politiques néolibérales et du capitalisme. C’est la multiplication des plans de licenciements, les

accords de performance au détriment des salariées. C’est la précarité pour toutes celles et ceux

qui, en période d’essai ou intérimaires, ont été mis à la porte pendant la période du confinement ou

n’ont pas retrouvé leur emploi après le déconfinement et ce sont encore majoritairement les femmes

qui en pâtiront.

C’est aussi les débuts des catastrophes écologiques de plus en plus visibles, la répression (anti-

syndicale mais aussi policière) qui s’amplifie partout. L’état de la planète et l’intensification des

catastrophes qui font des milliers de victimes sur des territoires qui deviennent invivables sont aussi

les conséquences de la crise systémique du capitalisme.

Et les cadeaux aux entreprises et aux actionnaires qui persistent…

Le plan de relance a annoncé 10 milliards pour les entreprises, une baisse des impôts de

production et des exonérations de cotisations, dont on sait que les recettes manqueront encore

un peu plus aux budgets de l’État et de la Sécu. On sait déjà qui paiera l’addition ! Tandis que les

grandes entreprises continuent de distribuer les dividendes à tout va ! Un plan de relance sans

contreparties sociale et écologique, c’est le retour au monde d’avant. sur l’air du « on fait comme

avant, mais avec une touche de vert ! »

Puisque le gouvernement va reprendre sa réforme des retraites mine de rien en faisant passer

des mesures “d’équilibre financier” dans la prochaine loi de finances de la sécurité sociale, après un

conflit social majeur sur lequel il s’assoit.

Le gouvernement charge la barque en ajoutant une 5e branche perte d’autonomie au sein

de la sécurité sociale, avec financement par une fraction de CSG. c’est à dire par les salarié-es et

retraité-es eux-mêmes (loi du 7 août 2020).

Puisqu’aucune politique n’est menée sur une réelle transformation sociale, écologique et

féministe ! On met les milliards sur des rénovations thermiques, mais sans se poser la moindre

question sur ce qu’on consomme, produit et dans quelles conditions pour les salarié-es et pour la

planète ! Sans parler du durcissement des conditions d’indemnisation des chômeur-euses avec la

nouvelle réforme simplement repoussée au 1er janvier.

Les politiques régressives à l’œuvre dans la fonction publique continuent, alors qu’on sait l’importance

et la nécessité des services publics et des amortisseurs sociaux dans ces périodes de crise pour

l’ensemble de la population,

Les masques ne sont pas gratuits alors qu’ils sont obligatoires désormais dans beaucoup d’espaces

publics et professionnels !

C’est par la grève, par la lutte qu’on peut imposer de réelles alternatives :

  • la réduction du temps de travail à 32h sans perte de salaire permettra de diminuer le chômage, récolter plus de cotisations sociales et une meilleure qualité de vie pour tout le monde !
  • la mise en place de reconversions des emplois dans les secteurs « polluants » vers des emplois compatibles écologiquement, sans perte de revenus pour les salarié-es concemé-es, avec une réorientation de la politique industrielle
  • des services publics développés et élargis, soustraits aux appétits des intérêts privés, avec les moyens humains, matériels nécessaires
  • une réforme des retraites par système de répartition qui améliore véritablement le niveau de vie des retraité-es et leur qualité de vie et garantit la solidarité intergénérationnelle
  • une réforme prévoyant des recettes supplémentaires pour le financement de la perte d’autonomie au sein de la branche maladie en ajoutant une cotisation sur tous les revenus distribués.
  • une réforme de l’assurance chômage qui ne stigmatise pas les chômeur-euses mais leur assure des niveaux de vie décents
  • une augmentation du Smic à 1 700 euros nets, et une augmentation des minima sociaux

    Le 12 septembre, les gilets jaunes ont à nouveau exprimé leur soif de justice sociale et écologique,

    le 17 septembre, en grève et en manifestation par une large convergence de luttes, construisons d’urgence un autre monde !

Article publié le 16 Sep 2020 sur Paris-luttes.info