Octobre 6, 2021
Par Dijoncter
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Pour la 4e fois cette année, les sages-femmes CFDT de Côte-d’Or seront en grève. Le 7 octobre, en soutien au mouvement de grève national, elles descendront dans la rue pour défendre leur profession. Mais leur colère dépasse de simples revendications personnelles ou locales. Car des conditions de travail des sages-femmes dépendent le bien-être des femmes qu’elles prennent en charge.

Communiqué de la CFDT Santé-Sociaux de Côte-d’Or du 5 octobre 2021 :

Pour le syndicat CFDT Santé-Sociaux de Côte-d’Or, soutenir le rôle des sages-femmes, c’est défendre les droits des femmes. Les sages-femmes sont les professionnelles du suivi physiologique de la femme pendant et en dehors de la grossesse, de la puberté à la ménopause.

Depuis 2009, les sages-femmes prescrivent la contraception.

Depuis 2016, elles peuvent prescrire et pratiquer l’Interruption Volontaire de Grossesse médicamenteuse, œuvrant au quotidien pour garantir l’accès à ce droit. Et bientôt, elles pourront assurer aussi les interruptions volontaires de grossesse instrumentales et prendre en charge les patientes souffrant d’endométriose !

Les récentes annonces du ministre de la Santé pour la profession sont très en deçà des attentes :

  • Une prime de 100€ net, uniquement pour les sages-femmes hospitalières et 80 € net d’augmentation en moyenne sans calendrier de négociation : ce qui est très en dessous des préconisations du rapport de l’IGAS sorti en septembre sur la profession et rien pour le secteur privé
  • Pas d’augmentation des effectifs en maternité actuellement beaucoup trop justes pour garantir la sécurité matérielle et affective autour de la naissance, donc aucune perspective d’amélioration des conditions de travail à l’hôpital et en clinique.
  • Pas de reconnaissance du caractère médical de la profession.

Par conséquent, les sages-femmes CFDT des maternités du CHU et de l’Hôpital privé Dijon Bourgogne seront en grève et rejoindront la manifestation à Paris le 7 octobre 2021, avec les revendications suivantes :

  • Respect du dialogue social avec l’ouverture de négociations sur la profession avec les organisations syndicales représentatives
  • Revalorisation conséquente des rémunérations de l’ensemble des sages-femmes quel que soit le mode d’exercice à la hauteur des compétences et des responsabilités
  • Révision des décrets de périnatalité de 1998 donc plus de moyens humains et matériels pour une meilleure prise en charge des femmes, des couples, des nouveau-nés et pour garantir leur sécurité
  • Reconnaissance des services d’urgence maternité, au même titre que les urgences adultes et pédiatriques
  • Reconnaissance du statut médical de la profession avec accès à l’exercice mixte ville-hôpital
  • Réforme des études dans le cursus maïeutique et la création de postes d’enseignants chercheurs sages-femmes.

Christine PELLETIER

Secrétaire Générale




Source: Dijoncter.info