On ne demande pas le futur, on prend le présent.

Voilà, le gouvernement a réussi à nous pondre sa dernière merde, il a trouvé une nouvelle manière de faire la guerre à sa population. Et on peut même pas vraiment dire que ça nous étonne. On n’est pas plus surpris que ce soit un gouvernement de gauche qui propose cette réforme sur le travail. Ce n’est au final qu’une suite logique, l’application d’un programme entamé depuis plusieurs décennies. Pour ne citer que les exemples les plus récents, la loi renseignement, la loi Macron, l’état d’urgence, la déchéance de nationalité, les lois antiterroristes, le projet de réforme pénale, la loi travail : tout cela fait système. C’est une seule entreprise de mise au pas de la population. Pour quels résultats ? Un taux tragique de suicides au travail et le burn-out comme « épanouissement à travers le taf ». Une police toute puissante qui empile les arrestations et les assignations à résidence ; des militaires qui patrouillent dans nos rues – et c’est normal. Faut dire qu’on s’était largement habitué à ce qui était déjà là. La traque aux sans-papiers, une surveillance de plus en plus généralisée, l’installation des idées de l’extrême-droite, un quotidien aliénant, des fins de mois serrées, le moindre « divertissement » payant… On se dit alors que ce n’est pas une loi qui pose problème, c’est toute une société qui est au bout du rouleau. À partir de là, qu’est-ce qu’il peut bien encore nous rester à perdre ?

C’est pour ça que, des fois, ça ressemble à la goutte de trop. Celle qui qui fait que des facs sont occupées et des lycées bloqués. Celle qui entraîne les enragé-e-s à redescendre dans les rues. Celle qui répercute l’écho de travailleurs parlant de grève générale. On entend la rumeur d’un torrent qui cherche à interrompre le cours de ce monde.

Pour y parvenir, nous ne partons pas de rien, nous avons su tirer les leçons des défaites passées. Nous ne voulons pas les répéter. Nous savons qu’un mouvement qui désire, réellement, se donner les moyens de gagner, ne se pose pas la question de la massification comme on l’entend à toutes les sauces, mais celle de la justesse et de la détermination. Chacun sait que ce qui fait reculer un gouvernement, ce n’est pas le nombre de gens dans la rue, mais la puissance dont ils sont porteurs. La seule chose qui fasse reculer un gouvernement, c’est le spectre du soulèvement, la possibilité d’une perte de contrôle totale. Et c’est ce que nous désirons. Il est possible d’aller dans ce sens, ce n’est qu’une question de conviction. Cette conviction qui nous fait dire que nous sommes plein à ne plus vouloir de ce monde et que nous sommes capables d’en élaborer un autre. Un monde où ce n’est pas l’argent qui guide tous nos choix. Une vie où l’espoir d’un boulot de merde n’est pas la seule perspective. Une ville qui n’est pas aux mains de la police et des riches. Un quotidien dans lequel on ne passerait pas notre temps à y chercher un sens. Une existence hostile au pouvoir et à toutes formes de domination.

Mais au fait, il nous en faudra encore beaucoup des raisons pour nous révolter ? Nous avons fait un pas de côté. Il s’y dessine une révolution. Pour nous, ça sera le monde ou rien.

MANIFESTATION LE 31 MARS.

RDV À LA GARE À 10H SOUS LE SQUELETTE.

GRÈVE IRRÉVERSIBLE. BLOQUONS TOUT pour toujours.

« Dans pas longtemps on va tout déglinguer. » à lire avé l’accent marseillais. Fonky Family

Par Renversé,

Source: http://renverse.ch/Grenoble-Loi-Travail-Greve-irreversible-Bloquons-tout-577