Janvier 16, 2022
Par CRIC Grenoble
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Finalement, Macron ne vient pas à Grenoble pour la cérémonie d’ouverture de « Grenoble capitale verte européenne ». Le maire de Grenoble, déçu, annule les festivités initialement prévues. Hormis ces détails, cette nomination reste inadmissible tant les dirigeant.es politiques européen.nes, nationaux/nationales et locaux/locales sont coalisé.es pour se moquer de nous.

« Grenoble capitale européenne verte » n’est autre qu’une opération de communication en faveur des institutions européennes, des intérêts personnels/carriéristes des dirigeant.es politiques, et au profit du patronat régional. Le sacre de « capitale verte » ne réclame aucun critère objectif ou chiffré, c’est un « concours de beauté » entre 18 villes candidates, et les choix reposent sur des jugements obscurs.



UN BILAN ÉCOLOGIQUE DÉPLORABLE des politiques européennes, nationales et locales

Commission européenne. Libérale, elle privilégie les intérêts des grandes industries productivistes : PAC, élevage industriel, énergies fossiles, transports routiers, maritimes et aériens… Le gaz et le nucléaire pourront désormais bénéficier de financements labellisés « durables ».

Gouvernement. Il soutient les pollueurs : secteurs aérien et automobile, Glyphosate, traités commerciaux toxiques. Il prolonge la durée de vie des centrales à charbon et des centrales nucléaires.

Grenoble. Au-delà des stériles querelles de pouvoir, les dirigeant.es de la Métropole et de la ville défendent la même politique nocive à l’environnement : élargissement de l’A480, bétonisation, développement des centres commerciaux, projet d’un Métro-câble insensé [sauf pour les promoteurs],…

La question sociale est intimement liée à la problématique environnementale

Nul ne conteste l’ONG Oxfam qui démontre que les 1% les plus riches émettent deux fois plus de gaz à effet de serre que la moitié la plus pauvre de la population. La justice sociale est une nécessité !

SOCIAL : l’échec Européen, Français, et Grenoblois

Parlement Européen. Son soutien aux entreprises pratiquant le dumping social et l’évasion fiscale, a gravement augmenté les inégalités. Les politiques d’austérité imposées aux peuples ont provoqué une crise existentielle de l’Union Européenne, la défiance règne et fait le lit des nationalismes.

Gouvernement. Les réformes fiscales en faveur des + riches ont provoqué une perte des recettes, affaiblissant la protection sociale et plombant la santé publique. La réforme du code du travail a massifié la précarité. La dégradation assumée des services public augmente l’exclusion des + démunis.es. La pauvreté s’accroît avec les baisses des allocations sociales.

Ville de Grenoble. Elle ne présente pas un bilan social de progrès. En tant qu’employeur, elle a diminué le droit de grève, et la précarité est massive à la ville (20% des effectifs), surtout dans les services les + féminisés. Pour les citoyen.nes grenoblois.es les plus fragiles, la situation sociale s’est aggravée : la gentrification continue et accentue des problèmes insolubles de l’accessibilité des prix logements sociaux. La fermeture de services publics (médecins scolaires, bibliothèques, antennes mairies…) ont accru l’isolement et l’exclusion. La ville piétonnise les axes routiers des quartiers aisés du centre-ville et augmente le trafic automobile dans les quartiers populaires des périphéries avec l’agrandissement de l’A480. À Grenoble on protège le « bien-vivre » des + riches, et on empoisonne les poumons des pauvres.

Une comédie qui mérite une mobilisation d’ampleur

Ce titre de « capitale verte » est une supercherie, destinée à masquer l’inaction des pouvoirs publics pour la justice sociale et écologique. Les changements nécessaires réclament des mesures radicales de transformation profonde. Pour cela, il faut unir les acteurs du mouvement social.

Luttes sociales et luttes environnementales sont un même combat !

C’est ensemble qu’on gagnera !




Source: Cric-grenoble.info